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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 13:23


Légende de la photo : « Le ministre de la République fédérale pour les tâches particulières, Egon Bahr (à gauche) et le secrétaire d'Etat de la RDA Michael Kohl après la signature du "contrat sur les bases des relations entre la République fédérale d'Allemagne et la République démocratique allemande" dans la maison du conseil des ministres de la RDA à Berlin-Est. En signant ce traité les deux Etats allemands s'engagent à entretenir des relations de bon voisinage et à refuser la violence. En dépit du souhait de la direction de RDA, la République fédérale ne reconnaît pas cette dernière en droit international. » (Source : Bundesarchiv)

En dépit de ses contorsions diplomatiques l'Allemagne de l'Ouest ne pouvait plus nier l'existence de son "petit frère" oriental et se devait d'officialiser ses relations avec celui-ci...

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commentaires

thomas 29/07/2013 22:42

ens Reich l’un des membres fondateurs de Neues Forum, le plus important mouvement de citoyens de l’automne 1989 .

" L’opposition est-allemande a beaucoup souffert de l’existence de l’autre Allemagne. Les gens politiquement les plus actifs disparaissaient toujours après quelque temps, expulsés vers l’Ouest. La
pression était telle que le risque d’être chassé, plus ou moins volontairement, était permanent. Cela a rendu très difficile la construction d’un mouvement. Une autre différence, par exemple avec
la Pologne, est que nos voisins ont d’emblée théorisé le caractère public de leurs actions, disant par exemple qu’une pétition ou un appel sans noms et adresses ne valait rien. Comme tout le monde
agissait de cette façon, ouvertement, ils ont réussi à développer une sorte de société civile au sein du système du parti unique. Comme on disait à l’époque, « ils » ne peuvent quand même pas
arrêter toute la nation."

Joseph 02/09/2013 12:52



Je me place du point de vue d’une certaine opposition au régime en place en RDA


La réunification a autant gêné Neues forum –et les mouvements appartenant à cette sensibilité– que l’existence des deux Allemagne
quand on considère leur évolution après l’absorption de la RDA.



thomas 24/07/2013 22:36

donc une explication pourquoi la dissidence en RDa peux dévlopper : le régime les expulsaient !

Joseph 26/07/2013 12:45



C’est une explication bien trop simple pour être vraie.


 


Certes, il est indéniable que les deux Etats allemands ont procédé à ces échanges parce qu’ils pensaient y trouver leur compte.
Toutefois, on notera, par exemple, que les opposants, réels ou supposés, une fois installés en RFA, n’ont guère fait preuve de solidarité avec
leurs « frères d’infortune » demeurés en RDA…



thomas 11/07/2013 15:40

accord peux connut entre les 2 état :rachat de prisonnier poltiique de la RDA par la RFA :
intermédiaire est le cabinet avocat de berlin-est Wolfgang vogel (34 000 cas) :
a l'origine négociation 20 000 euros par personnes, ensuite monté a 40 000 euros (académicien coûter plus chers qu'un ouvirer non qualifier) : arrivé enfin
cet avocat a permit par le regroupement familiale la passage de 250 milles personnes.

Joseph 20/07/2013 16:37



A défaut d’avoir la version du gouvernement de la RDA ou l’opinion d’un chercheur favorable au régime socialiste, j’ai trouvé ce texte qui traite avec précision
de ces échanges.


Une étrange et secrète utilisation du médium DM


On ne possède qu'un nombre restreint de recherches el de documents sur un type tout à fait particulier de relations qu'ont entretenues les
deux sœurs  allemandes et adversaires, pendant près de trois décennies, plus précisément de 1963 à 1989, par le canal du médium Deutsche Mark (DM). Par exemple, Alfred Grosser
n'évoque qu'au détour d'une phrase la question des : « rachats coûteux, encore que le montant total payé depuis 1961 pour une trentaine de milliers de libérations ne puisse être connu
avec certitude ». Pourquoi « ignorer » les informations, diffusées en 1976 par Radio France puis par Antenne 2, d'un journaliste, Michel Meyer, qui les développe aussi dans un
livre ? Est-ce parce que le commerce dont il s'agit ici est d'une nature particulière ? La négociation et l’achat de la liberté de personnes, emprisonnées pour des motifs politiques en
RDA, par les gouvernements successifs de la RFA, qu'ils soient CDU ou SPD, ne sont pas à répandre à tout vent. Selon M. Meyer, l'affaire aurait pris corps en 1963 dans le bureau
hambourgeois de l'homme fort de la presse ouest-allemande : Axel Springer, dont l'empire lui sert à mener un incessant combat contre le communisme, au nom d’une « Allemagne réunifiée
dans la liberté ». Le magnat, au cours d’une rencontre avec le ministre des Affaires allemandes, Rainer Barzel, lui communique une étrange information fournie par un avocat de
Berlin‑Ouest, Jürgen Stange. Selon ce dernier, il existerait un moyen de faire libérer, contre des Deutsche Mark, des milliers de prisonniers politiques incarcérés à l'Est. Averti, le
chancelier Konrad Adenauer donne à son ministre l'ordre de poursuivre l'exploration de cette piste. Ne sont mis dans la confidence que quelques rares hauts fonctionnaires de la chancellerie
dont Ludwig Rehlinger qui aura pour tâche future la mise en application de ce marché. Cette structure verticale n'évoluera que fort peu en 27 ans d'existence : chancelier, ministre
des Affaires allemandes ou d’un autre domaine, deux ou trois fonctionnaires et l’avocat Jürgen Stange, le seul homme qui ne changera pas car il constituera l’unique contact physique avec la RDA,
un Etat sans existence à l'époque aux yeux de la RFA. Avec qui et comment communiquera-t-il de l'autre côté du Mur ? Un autre avocat, Wolfgang Vogel, sera son seul intermédiaire à l'Est.
Exercer une telle mission dans un pays socialiste impose de remplir une première condition sine qua non : bénéficier d'une confiance quasi-absolue de la direction du Parti au plus
haut niveau. W. Vogel est un intimes des Honecker, déjà à l’époque n°2 du SED. L'avocat berlinois est aussi, au début de la Deutsche Aktion, appellation commune chez les deux
protagonistes, un conseiller écouté d'Hilde Benjamin, ministre de la Justice jusqu'en 1967, et travaille en bonne intelligence avec Josef Streit, procureur général de la RDA depuis 1962. Il
entretient encore de solides relations amicales avec « Mischa », Markus WoIf, chef des services secrets au MfS, formé par le KGB, grâce auxquelles il participe à la
phase finale des négociations pour l'échange réalisé en 1962 à Berlin de deux espions célèbres, l'américain Gary Powers, le pilote de l’U2 abattu au-dessus de l’Oural le 1er mai 1960,
et le « soviétique » Rudolph Abel, lieutenant du KGB arrêté à New-York en août 1957, en réalité citoyen est-allemand. Si Vogel n'est à l'époque que l'avocat d'un obscur étudiant
américain, Frederic Pryor, arrêté à Berlin-Est et inclus dans l'échange, il est dès lors connu des milieux occidentaux et reconnu par eux comme un interlocuteur « sérieux ».


Comment s'organise la communication entre les différents protagonistes ? Toujours selon les informations publiées par M. Meyer, entre
autre dans une interview des deux avocats réalisée à Berlin-Ouest en décembre 1976.


« Dès qu’une famille, à l'Ouest, apprend l'arrestation en RDA d'un de ses proches, elle s'adresse, par le canal de son député, au
ministère des Affaires allemandes qui deviendra celui des Relations interallemandes après la signature du Traité fondamental, le 21 décembre 1972, sans que ce dernier n’affecte ces
échanges. Chaque cas est répertorié, et par l'intermédiaire de Jürgen Stange, Berlin-Est est tenu informé des « souhaits de libération » de la RFA. C'est l'avocat berlinois en personne
qui vient généralement prendre livraison des listes ouest-allemandes dans le bureau du ministre, De la même manière, il soumet les « propositions » de la RDA, notamment celles
concernant la récupération de ses espions arrêtés par le BND. »


Il ne reste alors qu'à fixer les prix et les modalités de paiement pour acheter la liberté d'hommes, de femmes, parfois même de jeunes
enfants. Le marché se conclut en fonction de multiples critères d'évaluation qui entrent en ligne de compte. Le premier concerne les faits reprochés et les dommages causé â la RDA. Les tentatives
de fuites, l’usage de faux papiers, la détérioration des installations frontalières, murs, grillages, mines, etc. sont considérés comme des actes particulièrement graves. Le deuxième relève du
niveau d'instruction reçu. L'Etat-Parti considère qu'il doit se faire rembourser des frais de formation qu'il a en totalité pris en charge et dont la RFA va profiter. Ainsi « l'État ouvrier
et paysan »« brade »-t-il à 30 000 DM chaque individu des deux classes qu'il incarne. Les instituteurs, dans ce honteux marché, valent davantage, environ 50 000
DM, mais moins que les ingénieurs dont le prix fluctue selon la spécialité. Les records sont atteints par les professeurs d'université et les médecins : entre 120 000 et
160 000 DM. Ces prix feront l'objet d'une renégociation en 1975 pour « cause d'inflation », et atteindre un tarif moyen par individu de 70 000 DM
environ.


Un premier échange de huit prisonniers se réalise en 1963 contre le paiement cash de 360 000 DM sous l'autorité de
Rainer Barzel qui quitte peu après le ministère des Affaires allemandes. Erich Mende, vice‑chancelier, prend alors en charge jusqu'en 1966, cet étrange commerce interallemand où lui
succéderont les sociaux-démocrates Herbert Wehner et Egon Francke en 1969. E. Mende stabilisera les procédures d'échanges entre les deux Allemagnes en instituant un autre système
de règlement qui voit le jour en réponse à la deuxième proposition que fait connaître Berlin-Est portant sur la libération de 650 détenus contre des espions arrêtés par les services
occidentaux et, surtout contre des Deutsche Mark, 40 000 à 50 000 DM par tête. Réticent à verser en devises près de 32 millions de DM, le
vice‑chancelier est soutenu par le chancelier Ludwig Erhard qui tient à ce que soit trouvée une formule permettant aux habitants de RDA de bénéficier de quelques retombées de ce commerce. Bonn
propose alors que le paiement soit effectué en marchandises et produits choisis par l’autre partie. Contre des tonnes de beurre, de café, de cacao, de chocolat, d’oranges, de bananes, de citrons
mais aussi de blé, de froment, d’huiles, de médicaments ou d’appareils ménagers, 650 personnes recouvrent la liberté. Au fil des ans, les dirigeants de RFA disposeront par ce biais d’une
information de première main sur les besoins et les manques de la RDA. Si cette solution satisfait les deux parties, elle offre le défaut principal d’une trop grande visibilité, surtout pour le
gouvernement de Bonn. Comment en effet peut-il justifier la livraison de quantités importantes de denrées alimentaires à un Etat qui n’a, à ses yeux, aucune existence réelle ? Pour rendre le
marché moins apparent tout en lui conservant son caractère humanitaire, un relais intermédiaire, faisant office de paravent, est créé. Les Eglises catholiques et surtout protestantes joueront ce
rôle.


« Depuis 1964, les sommes correspondant à la valeur des prisonniers libérés par le ministère de la Justice de la RDA sont versées par
le gouvernement de la RFA sur un compte bancaire spécial ouvert par les Eglises. Les fonds gouvernementaux proviennent du ministère des Relations interallemandes où ils figurent dans le budget
sous les rubriques « Formation et éducation » et « Mesures relatives aux relations interallemandes et à la zone frontalière ». Seule une commission parlementaire, tenue au
secret, a un droit de regard sur l’utilisation de ces moyens financiers. »


Si l’on extrapole les données des treize premières années de ces « échanges » dès 1976 et confirmées, entre autres, après
l’ouverture des archives du SED, par Hartmut Zwahr en 1994, force est de constater l’ampleur de ce « commerce ». De 1963 à 1975 la RFA a déboursé 761 millions de
DM pour la libération d’environ 10 500 prisonniers politiques. Pour les treize années suivantes, de 1976 à 1988 [le flot migratoire par le canal des ambassades de RFA
installées dans certains pays socialistes européens à partir de juillet rendant impossible, et d’ailleurs inutile, toute comptabilité pour 1989] il est légitime de penser que la RDA a encaissé
pour la « vente » de 19 297 opposants politiques, au moins 1,5 milliards de DM, compte tenu des corrections tarifaires dus à l’inflation. Les deux parties justifient
la pérennité de ces échanges par des arguments idéologiques et géopolitiques évidemment opposés. Les « vendeurs » prétendent opérer au nom d’une « normalité » de
« dédommagements des attaques menées par l’adversaire de classe pour freiner la construction du socialisme ».Les « acheteurs » couvrent leur action de « motifs
humanitaires » et se réjouissent de pouvoir prendre l’autre côté « en flagrant délit d’atteintes aux droits de l’Homme ».


Officiellement tenue secrète, l’existence de cette porte de sortie pour l’Ouest est rapidement devenue un secret de polichinelle en RDA.
Les candidats au départ ont vite appris l’existence d’un moyen moins périlleux que le franchissement clandestin du Mur, plus rapide que l’attente de l’âge de la retraite : accepter de passer
quelques mois, au pire un an ou deux en prison et prendre comme avocat, l’indispensable Wolfgang Vogel. Maintien d’un espoir pour ceux qui veulent quitter la « patrie allemande et
socialiste » ? Assurément ! Moyen aussi de se débarrasser, avec profit, d’opposants politiques, et empêcher l’émergence de mouvements structurés de dissidence.


 


Source :
Communication et violence symbolique: Une autre
approche de la société est-allemande, Roger
Delbarre, Editions L'Harmattan, 2006.



thomas 09/07/2013 19:04

ce traité permit : l'inviolabilité des frontières communes et le respect de l'intégrité territoriale, la renonciation réciproque à représenter l'autre État sur le plan international et, enfin, un
échange de représentation permanente

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  • : Bienvenue sur une "ALLEMAGNE SOCIALISTE". Bonjour ! Ce bloc-notes virtuel fait par un Français a pour but de donner une autre image de cette autre Allemagne. Il s'appelle "Une Allemagne socialiste" car il traitera essentiellement de la République démocratique allemande (RDA) mais aussi parce que Joseph espère que ses voisins d'outre-Rhin construiront une Allemagne socialiste... --- Benvenuto su "UNE ALLEMAGNE SOCIALISTE" ("UNA GERMANIA SOCIALISTA").Buongiorno !
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