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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 21:43

Petits et grands, amis et camarades, à vos crayons !

Redonnez ses couleurs au Sandmännchen (le Marchand de sable de la télévision de la RDA). N'oubliez pas le rouge !

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Published by Joseph - dans culture
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commentaires

thomas 30/01/2015 08:23

concurence à la ostalgie la Westalgie : y comprit chez ceux de l'est comme Sahra Wagenknecht :
Sentiment aussi bien partagé par l'«Ouest» que l'«Est», la nostalgie du bon vieux temps de la vieille RFA ne se limite à un simple «c'était mieux avant». Même la gauche radicale se met à regretter
le bon vieux temps du capitalisme rhénan.

On connaissait l’Ostalgie, ce néologisme allemand désignant la nostalgie pour l’Est, mise en scène sous une forme humoristique dans le film Good Bye Lenin. On connaissait moins la «Westalgie», la
nostalgie pour l’Ouest c’est-à-dire pour la vieille République fédérale d’Allemagne. Elle refait surface à l’occasion du 25e anniversaire de la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989. Dans son
livre Das neue Deutschland («La Nouvelle Allemagne»), l’auteur Klaus Schroeder estime même que la Westalgie est plus répandue que l’Ostalgie.
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Un sondage effectué à Berlin semble lui donner raison. 34% des anciens habitants de Berlin-Est se considèrent encore comme des Berlinois de l’Est alors que 41% des habitants de la partie ouest de
la capitale se déclarent Berlinois de l’Ouest plutôt que Berlinois tout court. Dans l’ensemble, un Allemand de l’Ouest sur deux pense que la meilleure période se situe avant 1990, soit avant la
réunification.
Ostalgie et Westalgie ont un fond commun qui n’est pas propre aux Allemands, la tendance à penser que «c’était mieux avant». Mais la nostalgie du bon vieux temps de la vieille RFA ne se limite pas
à ce lieu commun.
Il faisait bon vivre, protégés par le roi Deutsche Mark
Elle repose sur un sentiment largement partagé parmi les Allemands de l’Ouest. La «République de Bonn», cette petite ville au bord du Rhin célébrée par John Le Carré au temps de la guerre froide,
est devenue synonyme de miracle économique, de paix, de tranquillité, de prospérité et de respect international que les Allemands de l’Ouest avaient su s’attirer en tournant le dos à l’héritage du
nazisme.


Cette vision un peu idyllique du passé explique en partie la popularité permanente de l’ancien chancelier Helmut Schmidt, qui aura 96 ans le 23 décembre. Un des derniers survivants (avec Helmut
Kohl) parmi les dirigeants de l’ancienne RFA, il personnifie cette époque où il n’y avait pas de crise de l’euro, et même pas d’euro, pas d’Agenda 2010 et ses remises en cause de l’Etat providence
avec les lois Hartz, pas d’intervention de la Bundeswehr à l’extérieur avec ses victimes allemandes et étrangères… Une Allemagne paisible où il faisait bon vivre sous la protection du roi Deutsche
Mark.
Un nouveau parti s'est créé sur ces thèmes, l’AfD, Alternative für Deutschland. Il a raté de peu son entrée au Bundestag aux élections de 2013 mais, depuis, il a engrangé les succès aux scrutins
régionaux comme aux élections européennes. Et pas seulement à l’Ouest. Les anciens Allemands de l’Est, aussi, sont atteints de Westalgie. Déjà du temps de la division du pays, ils aspiraient au
niveau de vie de leurs compatriotes de l’Ouest. Ils le connaissaient grâce à la télévision ouest-allemande qu’ils regardaient assidûment.
Au lendemain de la réunification, ils ont certes été bousculés dans leurs habitudes et après les premiers moments d’euphorie, certains ont succombé à l’Ostalgie. Ils regrettaient la stabilité de
l’emploi, les services sociaux pour les enfants et les femmes, etc. Aujourd’hui encore, ils défendent contre ceux qui voudraient condamner sans appel la RDA comme un «Etat de non-droit» et un mode
de vie sous le communisme qui n’était pas seulement fait de soumission et de répression.
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Pourtant, c’est bien la vieille RFA, celle d’avant la chute du Mur, qui reste la référence. Paradoxalement, même les héritiers des communistes est-allemands se laissent aller à cette idéalisation
de l’Allemagne de l’Ouest, qu’ils ont dénoncée pendant quarante ans comme un nid d’impérialistes et de revanchards.
Même la gauche radicale est élogieuse
Sahra Wagenknecht, une des dirigeantes du parti de la gauche radicale, Die Linke, qui regroupe d’anciens membres du parti unique est-allemand et des transfuges du Parti social-démocrate de l’Ouest,
a écrit un éloge de Ludwig Erhard, baptisé dans les années 1950 «le père du miracle économique». Ce ministre des Finances puis chancelier fédéral était à l’époque voué aux gémonies par les chefs
communistes de Berlin-Est. Rétrospectivement, il apparaît aux yeux de la vice-présidente de Die Linke comme le héraut d’un capitalisme civilisé par opposition au néolibéralisme qui a déferlé sur
l’Allemagne et l’Europe avec la mondialisation. Tenant de l’ordolibéralisme apparu avec l’école de Fribourg dans les années 1930, Erhard a théorisé dans son livre La Prospérité pour tous (1957)
l’économie sociale de marché, dite aussi «capitalisme rhénan».
Le «capitalisme rhénan» fondé sur le partenariat entre employeurs et syndicats de salariés était jadis condamné par la gauche radicale comme une trahison du prolétariat. Mis à mal par la vague
néolibérale, il a laissé un souvenir édulcoré qui alimente, même chez ses plus farouches détracteurs, une nouvelle forme de Westalgie.
Daniel Vernet
http://www.slate.fr/story/94231/allemagne-westalgie

Joseph 04/02/2015 22:30



C’est intéressant.


Le capitalisme rhénan, qui est une des sources de cette « Westalgie », servait
de contrepoids au socialisme des cousins de l’Est, qui a de son côté engendré l’« Ostalgie.


 


Depuis la défaite du socialisme réel, ce capitalisme a beaucoup perdu de sa superbe et
s’est largement rapproché du modèle anglo-saxon…



thomas 25/10/2014 12:49

un reportage 10 ans après la chute du mur de Berlin :

https://www.youtube.com/watch?v=usIBPVngFD8

2 constat : critique et déceptions réunification; pas de retour en arrière

Joseph 08/11/2014 11:38



A mon avis, dans ce reportage, les journalistes de France 3 ont fait un effort, ils ont une vision critique mais nuancée de la RDA. Ce petit
film peut donc être regardé avec toutes les précautions d’usage. Je vous remercie de m’avoir signalé son existence.


Comme bien souvent, les journalistes ont montré les côtés tristes de l’Allemagne de l’Est ; ils n’ont pas vu un seul centre-ville rénové
avec ses rues piétonnes, ils n’ont pas filmé les parcs naturels qui regroupaient en 1980, selon les informations officielles, 1 % du territoire national* (cf. ma lettre d’information
ayant pour titre « Ostalgique, naturellement ! »)…


Dans leur reportage, aucun membre se revendiquant du l’ex-SED ou du PDS n’a été interrogé.


Enfin, je regrette qu’une fois de plus ils aient plutôt insisté sur la « Liberté », terme ambigu qui a plusieurs acceptions. J’en
dégagerai deux –j’invite chacun d’entre vous à se livrer à ce genre d’exercice– : la Liberté correspondant aux libertés de chacun et à celles de la Nation d’une part, la Liberté
correspondant aux droits formels qui ont pignon sur rue dans les démocraties bourgeoises.


Bien cordialement.


Joseph


 


 


*brochure éditée en 1980 par Verlag Zeit im Bild intitulée Protection de l’environnement.



thomas 21/10/2014 12:02

ce que je n'ai pas aimé dans ce documentaire : http://www.cinearchives.org/Films-447-317-0-0.html
c'est la partie ou l'enseignante a dit que les soldats allemands durant la seconde guerre mondiale étaient tous des fascistes ! hors beaucoup ne se sont battues que pour faire leurs devoirs

Joseph 21/10/2014 12:45



En premier lieu, l’enseignante s’adresse à des enfants de 6 ans et, sans verser dans le simplisme, elle est obligée d’ignorer de nombreuses
subtilités. Et elle a un message important à faire passer.


 A plusieurs reprises, elle parle de « devoir » ou d’« obligation » pour les soldats servant sous le régime nazi. On
peut donc en conclure –et les élèves peuvent en conclure– que les combattants ne commettaient pas ces actes de gaieté de cœur.


 Il y a peut-être un problème de traduction car elle évoque les soldats utilisés par le fascisme. Si ce n’est pas le cas, effectivement,
l’expression « soldats fascistes » n’est pas adéquate.



thomas 19/10/2014 07:13

oui j'ai remarqué dans de nombreux documentaire j'ai remarqué de nombreux point commun entre les parties communiste (surtout ceux des pays de l'est ) avec ... l'église catholique: opposition de
rapport avant le mariage, homophobie, respect de la hiérarchie,famille traditionnelle ...

thomas 18/10/2014 23:12

Les « peer groups » dans l’espace public en RDA : de la stigmatisation à la reconnaissance ? (1960- 1980)

http://www.histoire-politique.fr/index.php?numero=07&rub=dossier&item=73

Joseph 19/10/2014 00:09



Cet article n'est certes pas rédigé par un laudateur du régime socialiste mais il contient quelques notations intéressantes et évite l'habituel
manichéisme.


En lisant ce texte on se dit aussi que les problèmes posés par la jeunesse « impatiente » et « incontrôlable » sont loin
d'être propre à la RDA. Toutes nos sociétés autoritaires patriarcales ont connu ce genre de conflits.


Depuis quelques dizaines d'années les sociétés bourgeoises « post-démocratiques » occidentales, prenant modèle sur leur
« vaisseau-amiral », les Etats-Unis d’Amérique, ont récupéré une grande partie de cette énergie juvénile grâce à diverses stratégies élaborées par les tenants du « capitalisme de
la séduction » : « jeunisme », « subversion officielle », refus apparent de la hiérarchie...


Eh, dites donc, il est un peu réac' Joseph le stalinien !


 


 



thomas 18/10/2014 11:19

voici un documentaire RDA fait en 1975 par le journaliste l'Humanitée :

http://www.cinearchives.org/Films-447-317-0-0.html

Joseph 18/10/2014 21:10



C’est un choix plus que judicieux.


 


Ce film, que j’avais déjà vu, montre les mérites du pays et, en filigrane, certains de ces travers.


 


 


Pour ce qui est l'aspect « provincial » de la RDA, on aime ou n'aime pas...





Ce documentaire militant mérite d'être diffusé, je m'en
charge.


 



thomas 30/09/2014 14:55

un épisode : https://www.youtube.com/watch?v=BImPLv1Y1Ig

Joseph 30/09/2014 16:13



Merci.



thomas 30/09/2014 14:53

ce petit marchand de sable n'est plus subversif pour l’occident que le Rock 'n' roll ne l'a été pour les pays communistes. c'est en le censurant qui le deviendrait !

Tania 30/09/2014 01:35

Oh, le petit marchand de sable ! Merci Joseph pour ce beau souvenir d'enfance ! Tu sais, j'ai grandi à la frontière allemande, RFA à l'époque, et pourtant ce petit personnage nous était très
familier... Avec le recul, je me demande comment c'est possible... Chez mes grands-parents alsaciens, nous regardions la télé allemande, mais ce programme était-il également diffusé sur les chaînes
de la RFA (ZDF et ARD, devenue Das Erste)? Sans doute, car je me souviens que le petit marchand de sable passait le soir, avant d'aller au lit ! Il y a si longtemps que je n'avait pas pensé à lui,
merci !

Joseph 30/09/2014 12:30



Je suis content d'avoir entrouvert ne fenêtre sur l'enfance.


Cela me ferait le même effet si je tombais sur « Nounours » ou « La maison de Toutou »...


Et puis cela change de Gilbert Badia !


 



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