Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 23:55

En ces temps de célébration ad nauseum de la chute du ci-devant Mur de Berlin, Joseph a décidé de vous narrer une histoire qui décevra les uns sans enchanter les autres…

 

 

« (…) C'est le Vopo qui avait choisi la liberté. Il s'appelait Conrad Schumann. Au musée de Checkpoint Charlie consacré au mur de Berlin et à ses martyrs, on voit la photo qui l'a fait entrer dans l'Histoire. C'était en 1961, juste avant que le mur ne coupe Berlin en deux villes et en deux peuples. Conrad saute les barbelés,  coiffé de son casque de la RDA, et se retrouve à l'Ouest, dans le secteur français. Pendant quinze jours, on le célèbre, on le fête. Et puis on l'oublie. Conrad n'a pu s'adapter à l'Occident, à cette ville alors opulente qui n'était pas faite pour lui. Il mourra quelques années plus tard, alcoolique et clochard. Il avait cru rejoindre ses frères, et il n'avait croisé que des Wessis indifférents (Allemands de l'Ouest). Pauvre Conrad, il aura été le premier des « ostalgiques », ces ressortissants de l'ancienne RDA qui regrettent le communisme. (…) »1

 

 

 « (…) Quand le mur est tombé en novembre 1989, Hans Conrad Schuman tente de revenir chez lui, à Leutewitz. Il découvre que ses amis et le village en général l'ont rejeté, le considérant comme un traître plutôt que comme un héros, lui reprochant son geste de plus de vingt-huit ans auparavant.

 

Par la suite, il se met à déprimer et se pend le 20 juin 1998 dans un verger près d'Ingolstad »2

 

 http://honneur-a-l-armee-rouge.over-blog.com/ ou http://coterue.over-blog.com/article-15009659.html

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Conrad_Schumann

htt


Partager cet article

Repost 0
Published by Joseph - dans politique
commenter cet article

commentaires

thomas 17/12/2014 08:56

Lors de la célébration des 25 ans de la chute du mur de Berlin, invité au Parlement, il s'en est vivement pris aux parlementaires du parti "Die Linke", les accusant d'être les héritiers de la
dictature est-allemande

http://www.fr-online.de/politik/biermann-linke-wolf-biermann-und-der-bundestag,1472596,29007740.html

Joseph 18/12/2014 22:52



On connaît l’animal… 



thomas 20/11/2014 16:51

vous pouvez contester la source ou j'ai tirer ce témoignage mais le pas le témoignage en lui même ?

Joseph 20/11/2014 17:15



Dans ce cas-là mon expression fétiche est « Je le verse au dossier ».


Cela étant dit, il faut distinguer histoire et mémoire même si elles ont partie liée.


En outre les témoignages, sincère ou non, sont multiples.



thomas 20/11/2014 12:44

témoignage d'un personnage important RDA sur les raisons construction du mur de berlin : werner Eberlein (interprète d'Ulbritch) quand ont a posé les barbelés l'argument principale était avait été
préservé! Ce n'était pas une question de difficulté intérieur. Ulbritch a passé sous silence les problèmes économiques.On a toujours parler de la barrière anti-fasciste. C'est ainsi qu'on la
décrivait officiellement .

source : La guerre froide - 09 de 24 - Le Mur 1958-1963 2/3

Joseph 20/11/2014 16:25



Evidemment, comme pour l’autre épisode du « Roman des Vainqueurs », je considère que le fait de citer cette source  revient à ouvrir une fenêtre donnant sur l’historiographie bourgeoise dominante…



thomas 12/11/2014 06:25

le documentaire n'a peut être pas l'orientation politique que vous souhaite mais ce sont bien des personnages de RDA dont Conrad qui il témoigne .

Joseph 12/11/2014 12:49



C'est par courtoisie que j'ai publié votre commentaire contenant le lien vers le documentaire. Je ne pouvais pas vous demander une précision
puis la jeter à la poubelle une fois que vous me l’aviez donnée !



thomas 10/11/2014 16:39

source : http://www.dailymotion.com/video/x29fqa_la-guerre-froide-09-de-24-le-mur-19_news : 2 minute

Joseph 11/11/2014 14:57



Je vous remercie de m’avoir indiqué la source de cette information.


Je n’ai pas eu le temps ni le courage de regarder ce documentaire dans son entièreté.
Mais les premières minutes que je me suis astreint à visionner me laisse à penser que ce film relaie l’historiographie bourgeoise actuelle. Les lecteurs de ce site comprendront que je ne
recommande pas ce documentaire.


Cette position de principe peut sembler rigide mais je m’assouplirai le jour où j’aurais
les moyens de tourner des documentaires de la fenêtre patriote et internationaliste !



thomas 10/11/2014 15:40

témoignage de Conrad Schumann lors premier jour du mur de Berlin : " les gens nous insultaient. Nous faisions simplement notre devoir mais ont nous crié de tous les cotés. Les berlinois de l'ouest
criaient après nous tous comme les manifestant de l'est; Nous étions coincé en plein milieux. Il y avait les barbelées, nous les garde et il avaient les berlinois de l'est de de l'ouest. Pour un
jeune c'était terrible"

Joseph 10/11/2014 16:30



Pour compléter cet extrait du témoignage de Conrad Schumann, il serait judicieux d'indiquer la source.


Je vous remercie.


Joseph


 



thomas 10/11/2014 07:41

ce que vous montrer est un tract der propagande :http://uneallemagnesocialiste.over-blog.fr/pages/LE_MUR_EXPLIQUE_PAR_LES_RESPONSABLES_DE_LA_RDA-1899144.html .
Les éventuelles sabotage de la CIA n'ont jamais été la cause principale de la construction du mur. pour cella je laisse le témoignage d'un responsable soviétique : Valentin Falin (conseiller de
Nikita Khrouchtchev) "Ulbricht a informé notre ambassadeur qu'ils en avaient assez des promesses que nous leurs avions fait de signer un traité de paix et de leur donner le contrôle. Des promesse
fait en 1958,59,60 et de nouveau en 1961. Ulbricht a dit que toutes ces promesses n'avaient fait qu'encourager l'exode de la population. ou nous agissions ou nous sassions d'en parler ."

Joseph 10/11/2014 12:32



Effectivement, il n’y a pas que les sabotages classiques de la CIA dans la vie ! Il y a également la spéculation monétaire et la contrebande…


 


Je reprends quelques éléments du plaidoyer pro-domo des autorités de la RDA qui expliquent les raisons qui ont
contraint l’Etat à édifier le Mur :


-         réforme monétaire séparée appliquée en Allemagne de l'Ouest et à Berlin-Ouest ;


-          transformation par la RFA d’une frontière zonale en frontière d'Etat ;


-          Cette frontière d’Etat est devenue une ligne de front entre les deux blocs ;


-          ébauchage massif des employés qualifiés incités par des méthodes raffinées indignes à aller travailler à l’Ouest.



thomas 09/11/2014 18:59

le mur de Berlin a surtout été un aveu de faiblesse !

Joseph 09/11/2014 19:59



Je renvoie mes courageux lecteurs à :


- l’article à l’adresse suivante : http://uneallemagnesocialiste.over-blog.fr/article-34143505.html ;


- la page située à l’adresse ci-après : http://uneallemagnesocialiste.over-blog.fr/pages/LE_MUR_EXPLIQUE_PAR_LES_RESPONSABLES_DE_LA_RDA-1899144.html
.


 


Les internautes verront comment la CIA encourageait la RDA à « avouer sa faiblesse » en consultant la page située là : http://uneallemagnesocialiste.over-blog.fr/pages/LE_MUR_EXPLIQUE_PAR_LES_RESPONSABLES_DE_LA_RDA-1899144.html
.


Pour revenir à Conrad Schumann, j’ai trouvé un petit film de son saut. L’ambiguïté
réside dans le fait lui-meme, dans son origine, dans ses conséquences, mais aussi dans les moyens qui ont été mis en œuvre le capter…


Adresse de la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=SMV7phB_4nA


 



bc


L’aspect technique de cet épisode a été analysé dans un site spécialisé.


 


La photographie du saut de Conrad Schumann à la télévision


par Katharina Niemeyer (Université Paris II-Panthéon-Assas / IFP)


VIDEO :
http://www.ina.fr/video/CAB99045448/ja2-20h-emission-du-09-11-1999-video.html


Time-Code : 12 :15


Le 9 novembre 1999, lors du 10e anniversaire de la chute du mur de Berlin, la chaîne
France 2 montre lors d’un reportage une image immobile du soldat est-allemand. Ce dernier a en effet essayé de fuir l’Est (figure 1). Il s’agit d’une photographie prise le 15 août 1961 et le
garde-frontière s’appelle Conrad Schumann. France 2 ne mentionne ni son nom, ni la date de la photographie. Le commentaire qui se greffe sur l’image ne dit rien non plus sur le contexte de cette
dernière : « Ce soldat est-allemand qui franchit le mur, son dispositif effroyable avec fils de fer barbelés et grillages électronique […] »[1]. France 2 montre ensuite une personne assise devant
un écran de télévision sur lequel le téléspectateur peut apercevoir la scène intégrale sous forme d’une image en mouvement ; Schumann exécute le saut (figure 2).


 





 





 


Figure 1 (Source : INA, Paris)


 


Figure 2 (Source : INA, Paris)


 


France 2, 9-11-1999, journal télévisé de 20h00/
http://www.ina.fr/video/CAB99045448/ja2-20h-emission-du-09-11-1999-video.html


 


Comment


 


Le manque d’information par rapport à cette scène, sa source et provenance, laisse ainsi
son histoire en suspens et pourtant, cette image a marqué les mémoires collectives. En cherchant ‘Conrad Schumann’ dans un moteur de recherche sur internet, on tombe sur un référencement
d’environ 30 200 sujets liés (vidéos, photos, textes). Sur une page web consacrée à l’histoire du mur, les auteurs soulignent l’importance du saut de Conrad Schumann. Une plaque commémorative lui
a été consacrée[1]. Cette image, également visibles sur les chaînes françaises le 9 et 10 novembre 1989, n’est jamais expliquée de façon détaillée. Dans le meilleur des cas, elle est attribuée à
la construction du mur, le jour du 13 août 1961, mais on ne mentionne jamais son auteur : Peter Leibing. Cependant, le téléspectateur pourrait se demander quand et où elle a été prise. Un autre
aspect est celui de ‘l’effacement partiel’ d’un des photographes qui immortalise le moment. Sur la première image du reportage (figure 1) il est partiellement visible et donc cadré par un autre
photographe.


 


Notre analyse


 


Sur l’écran de la télévision (figure 2), le photographe visible auparavant est
maintenant invisible. Ici c’est donc la caméra de la télévision qui efface l’existence de ce dernier. Mais ce n’est pas la scène filmée (Sender Freies Berlin)[2] qui a été honorée : Leibing a
reçu le Overseas Press Club Best Photograph Award pour cette photographie.[3] Cela montre que la télévision peut certes capturer le moment sous forme de mouvement, mais elle ne peut pas
immortaliser un moment de la même manière qu’un appareil photo. Ici, le fameux punctum de R. Barthes, l’a emporté :


 


« Je sais maintenant que qu’il existe un autre punctum […] que le . Ce
nouveau punctum, qui n’est plus de forme, mais d’intensité, c’est le Temps, c’est l’emphase déchirante du noème (« ça a été »), sa représentation pure. » [4]


 


En effet, sur cette photo il y a le « cela sera et cela a été »[5]. Capturée juste au
moment où Conrad Schumann n’est ni derrière, ni devant les barbelés, mais exactement au-dessus ; visant l’avenir (cela sera) en pointant le pied vers l’avant, cette image est la coalescence
immobile, presque fossilisée, entre le passé et l’avenir. Aujourd’hui, cette image est de l’ordre du ça a été, tout en gardant sa force initiale. Dans son reportage, France 2 présente par la
suite des artistes du mur qui se battent, en 1999, pour la sauvegarde de leur œuvre. Une partie du mur a été peinte durant les années de la guerre froide ; les artistes n’avaient pas le droit de
le faire, ils prenaient donc des risques énormes en approchant le mur. La chaîne donne la parole à ceux qui sont contre la destruction de certains vestiges du mur encore existants ; il s’agit «
d’une autre guerre froide […] entre les artistes du mur et les hommes politiques allemands qui veulent tout détruire »[6]. Dans ce sens, France 2 ridiculise presque l’image du garde-frontière qui
fuit l’est en 1961 :


 


« Ce soldat est-allemand qui franchit le mur, son dispositif effroyable avec fils de fer
barbelés et grillages électronique, voilà ce qui en reste, une double ligne de pavé qui longe le caniveau sur sept kilomètres. » [7]


 


Certes, il est difficile de juger et de répondre à la question de savoir si certaines
parties du mur doivent rester ou non, mais l’image de Conrad Schumann est ici uniquement utilisée pour introduire la controverse entre hommes politiques et artistes. La symbolique de l’image
n’est pas mise en contexte avec l’actualité et l’importance majeure du saut de Schumann n’est même pas mentionnée ; les barbelés de 1961 n’ont pas de véritable lien avec les propos des artistes.
Cette image du passé remplit ici une pure fonction illustrative ; un souvenir non expliqué qui décore un reportage sur un fait d’actualité.


 


[1] URL : http://www.berlin.de/mauer/gedenkstaetten/berliner_mauer/index.fr.php
(dernière consultation: 3-10-2013).


[2] Traduction : La chaîne libre de Berlin,


URL : http://www.rbb-online.de/_/fernsehen/beitrag_jsp/key=7685292/print=yes.html
(dernière consultation: 5-5-2010).


[3] URL : http://www.abendblatt.de/daten/2008/11/04/965272.html (dernière consultation:
5-5-2010).


[4] Roland Barthes, La chambre claire, Paris : Gallimard, 1980, p. 148.


[5] Ibid., p. 150.


[6] France 2, journal télévisé de 20h00, 9-11-1999.


[7] Idem.


 


Source :
http://www.decryptimages.net/index.php/12-15-ans/615-la-photographie-du-saut-de-conrad-schumann-a-la-television#_ftn1



thomas 09/11/2014 12:37

qui peut s'enchanter de la mort d'un Homme ?

Joseph 09/11/2014 12:59



Dans ce cas précis, il n’y a rien de réjouissant.



thomas 09/11/2014 11:10

témoignage d'un ancien soldat est-allemand Hagen koch : "A 15h40 exactement le sergent-chef Conrad Schuman, membre de la police populaire, saute par-dessus ces barbelées. Alors pourquoi saute-t-il
cet homme ? Il est témoin de scène horrible dans la Bernauer Strasse. Des gens qui sautent par-dessus la fenêtre et s’écrase sur la chaussé. "

Joseph 09/11/2014 12:55



Voici une autre version de ce geste et de ses suites.


« Hans Conrad Schumann est l'un des transfuges les plus célèbres de l'Allemagne de
l'Est.


En été 1961, Schumann sert comme soldat (volontaire) à Berlin-Est, en RDA. Le 15 août
1961, il est en poste pour surveiller la frontière, au troisième jour de la construction du mur de Berlin. À cette étape de construction, le mur n'est encore qu'une barrière de fils de fer
barbelé. Une petite fille en vacances chez ses grands-parents à Berlin-Est demande à rejoindre ses parents de l'autre côté des barbelés. Il doit l'empêcher de traverser, la mort dans l'âme. Cet
incident lui fait comprendre qu'un régime qui en arrive là peut être capable du pire. Alors, en cette journée du 15 août, malgré la peur d'être abattu par ses collègues, il choisit son camp et
saute par-dessus les barbelés pour rejoindre le secteur français.


À cet instant précis, un jeune photographe, Peter Leibing, équipé d'un appareil
est-allemand Exakta, qui guette depuis plus d'une heure le soldat Schumann - dont le malaise devient de plus en plus perceptible - prend un cliché historique de son évasion.


Quelques heures plus tard, la photographie paraît dans le journal populaire
Bild, avant de faire le tour du monde et de devenir l'une des plus célèbres images de la Guerre froide.


Par la suite, Conrad Schumann s'installe à Ingolstadt au nord de la Bavière et travaille
dans la firme automobile Audi. Quand le mur tombe en novembre 1989, Hans Conrad Schumann tente de revenir chez lui, à Leutewitz. Il découvre que ses amis et le village en général l'ont rejeté, le
considérant comme un traître plutôt que comme un héros, lui reprochant son geste de plus de vingt-huit ans auparavant. Par la suite, il se met à déprimer et se pend le 20 juin 1998 dans un verger
près d'Ingolstadt.


En 2009, pour célébrer les vingt ans de la chute du mur, une sculpture représentant
Schumann sautant les barbelés a été érigée à Berlin. »


Source : http://www.graphiste-webdesigner.fr/abecedaire/p.html


 


Il existe de nombreuses autres versions et une multitude d’interprétations. La vérité,
s’il y en a une, a été enterrée avec cet homme !


Ma conclusion est que l’existence du Mur fut un mal nécessaire. Ce mur, comme tous les
murs ou barrières de cette nature, avait plusieurs fonctions qui variaient selon les époques et les lieux : il pouvait marquer simplement une frontière, il pouvait servir de filtre, il
pouvait être fermé hermétiquement, etc.


 


Cette histoire ambiguë et multiple est une illustration de la complexité et des
incertitudes dans la narration historique, surtout quand celle-ci est écrite par un historien aussi amateur que partisan !



Présentation

  • : Le blog de Joseph
  • Le blog de Joseph
  • : Bienvenue sur une "ALLEMAGNE SOCIALISTE". Bonjour ! Ce bloc-notes virtuel fait par un Français a pour but de donner une autre image de cette autre Allemagne. Il s'appelle "Une Allemagne socialiste" car il traitera essentiellement de la République démocratique allemande (RDA) mais aussi parce que Joseph espère que ses voisins d'outre-Rhin construiront une Allemagne socialiste... --- Benvenuto su "UNE ALLEMAGNE SOCIALISTE" ("UNA GERMANIA SOCIALISTA").Buongiorno !
  • Contact

Recherche

Liens