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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 17:18

De nos jours, et il faut l’avouer depuis trop longtemps, pour les adeptes de la pensée libérale, qu’elle soit sociale ou non, il est de bon ton de renvoyer la RDA et les autres pays socialistes chez les « totalitaires ». Ainsi, Hitler et le Duce sont donc priés d’accueillir à bras ouverts leurs frères, Gramsci et Honecker, en enfer !

Cette « analyse » du « phénomène totalitaire » que l’on nous sert à toutes les sauces médiatiques est aussi ridicule qu’ignominieuse. Elle est mille fois démentie par l’histoire. Pour cet article on se contentera de deux fois !

Des personnalités peu suspectes de collectivisme, Churchill et de Gaulle, ont reconnu que le rôle fondamental de l’Union soviétique, de son peuple, de son armée, qui ont fait pencher la balance du bon côté et qui ont sauvé « leurs » démocraties.1

C’est donc ce « jury » réactionnaire haut-de-gamme qui a refusé de décerner le brevet de « totalitaire » à l’URSS et à son premier dirigeant…


 

Alors que l’Etat «  qui répand et défend la Liberté dans le monde » (comprenez les Etats-Unis d’Amérique) utilisait la CIA pour faciliter (c’est un euphémisme) le coup d’Etat du 11 septembre 1973 qui amena au pouvoir le très libéral Pinochet, à l’appel de leurs dirigeants « totalitaire », plusieurs centaines de milliers de « totalitaires » se rassemblaient devant l’université Humboldt à Berlin pour soutenir les Chiliens qui ne semblaient pas apprécier tous les bienfaits de ce rétablissement de l’« ordre » qui leur permettait de réintégrer le « monde libre. » D'autres manifestations auront lieu comme à Dresde le 4 novembre (photo Bundesarchiv).

La RDA n’étant pas à moitié « totalitaire » se permit d’accueillir, de loger, de former et d’employer plusieurs milliers de ces ingrats qui crachaient sur la Liberté !


 

Certains se souviendront de ces gestes de solidarité. « [Pour éviter l’extradition] Erich Honecker se réfugie le 12 décembre 1991 à l’ambassade du Chili où il trouve assistance pour avoir accueilli lui-même quelques 6 000 Chiliens en RDA après le coup d’Etat du général Pinochet en 1973. Il est néanmoins reconduit à Berlin le 29 juillet 1992, accusé de meurtres - les victimes du mur de Berlin- et emprisonné. Son procès, commencé le 12 novembre, est interrompu le 13 janvier 1993 pour raison médicale. Erich Honecker, qui souffre d’un cancer du foie, part pour le Chili en compagnie de son épouse pour y rejoindre leur fille. Un millier de communistes chiliens chanteront l’Internationale le 31 mai 1994 autour de son cercueil rendant ainsi un dernier hommage à celui qui n’aura jamais  renié ses convictions. » 2

 

 

1 Winston Churchill, premier ministre britannique : « (…) C'est l'armée russe qui a brisé la machine de guerre allemande (…).-Le général Charles de Gaulle : « Les Français savent ce qu'a fait la Russie soviétique et ils savent que c'est elle qui a joué le rôle principal dans leur libération ! »

2 http://www.rfi.fr/contenu/20091102-erich-honecker-le-dernier-communiste-allemand

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commentaires

thomas 08/06/2013 16:13

marchais fait voyage Moscou 10 janvier 1980. il vient chercher accord avec brejnev pour obtenir une autonomie par rapport au soviétique; témoignage de son secrétaire ( Bernard Vasseur) ; la ligne
de marchais pas de modèle soviétique. nous voulons un socialisme à la française" histoire du communisme roger martelli : pour lui (marchais) le modèle soviétique n'existe plus cela ne marche
plus"

Bernard Vasseur

"pour la première fois Brejnev va reconnaître que il peut y avoir divergence entre les 2 parties et que le partie communiste peut être communiste sans répéter la messe du grand frère soviétique"

Joseph 21/06/2013 13:15



Je n’étais pas caché sous la table à l’époque, mes amis de la Stasi ne m’avaient pas refourgué un micro-espion démodé. Je me contenterai donc d’un résumé de l’entretien de Georges Marchais disponible sur le site discours. Vie publique.


INTERVIEW EN DIRECT DE MOSCOU DE M. GEORGES MARCHAIS, SECRETAIRE GENERAL DU PCF, A TF1 LE 11 JANVIER 1980 (PARUE DANS "L'HUMANITE" DU 22 JANVIER
1980), SUR LA POSITION DU PCF A PROPOS DE L'INTERVENTION SOVIETIQUE EN AFGHANISTAN ET LES RELATIONS ENTRE LE PCF ET L'URSS


Personnalité, fonction : MARCHAIS Georges, DUHAMEL Patrice, MOUROUSI
Yves.


FRANCE. PCF SECRETAIRE GENERAL


Circonstances : VOYAGE A MOSCOU D'UNE DELEGATION DU PCF DU 7 AU 12
JANVIER 1980


RESUME : COMPTE-RENDU DES SUJETS ABORDES LORS DES ENTRETIENS A MOSCOU ENTRE LA DELEGATION DU PCF ET LA DELEGATION SOVIETIQUE ( SITUATION
INTERNATIONALE, COOPERATION ENTRE LE PCF ET LE PCUS, EUROCOMMUNISME ), LE COMMUNIQUE COMMUN NE FAISANT PAS MENTION DE L'AFGHANISTAN : EXISTENCE DE DIVERGENCES ENTRE LE PCF ET LE PCUS MAIS AUSSI
D'OBJECTIFS COMMUNS (DESARMEMENT ET POSITION DU PCF PAR-RAPPORT A L'INTERVENTION SOVIETIQUE EN AFGHANISTAN : NECESSITE DE LIER LE PROBLEME DE L'AFGHANISTAN ET LA SITUATION INTERNATIONALE
CARACTERISEE PAR LA CONTRE-OFFENSIVE DE L'IMPERIALISME (M. MARCHAIS FAIT REFERENCE A UN FILM DE LA CHAINE AMERICAINE CBS DEMONTRANT L'EXISTENCE DE BASES AMERICAINES AU PAKISTAN) ; JUSTIFICATION
DE L'INTERVENTION SOVIETIQUE FAITE A LA DEMANDE DU GOUVERNEMENT AFGHAN CONFORMEMENT AU TRAITE LIANT LES DEUX PAYS ET EN-RAISON D'UNE INTERVENTION EXTERIEURE (CE QUI N'ETAIT PAS LE CAS LORS DE
L'INTERVENTION SOVIETIQUE EN TCHECOSLOVAQUIE QUE LE PCF CONTINUE DE CONDAMNER) ; RAPPEL DES PRINCIPES DU PCF : SOUVERAINETE DES NATIONS, INDEPENDANCE ET NON INGERENCE. SELON M. MARCHAIS, M.
BREJNEV A AFFIRME, D'UNE PART, QUE L'URSS RETIRERAIT SES TROUPES DES QUE POSSIBLE ET D'AUTRE PART, QUE L'ANNULATION DES DECISIONS DE L'OTAN D'IMPLANTER DE NOUVEAUX MISSILES NUCLEAIRES EN EUROPE
PERMETTRAIT L'OUVERTURE DE NEGOCIATIONS.
- A PROPOS DES RELATIONS ENTRE LE PCF ET LE PS, CRITIQUE DE L'ATTITUDE DU PS QUI A REFUSE LES PROPOSITIONS DU PCF DE DECIDER, DANS LES CONSEILS MUNICIPAUX D'UNION DE LA GAUCHE, DES MESURES CONTRE
L'AUGMENTATION DU PRIX DU FUEL ET QUI NIE L'EXISTENCE DU SOCIALISME EN URSS APRES AVOIR AFFIRME L'INVERSE EN 1975.


Source : http://discours.vie-publique.fr/notices/803100175.html



thomas 05/06/2013 14:38

vous saviez le commandant geveras discours alger 1965 accusait l'URSS d'exploiter (comme les USA) le sud :
Guevara a estimé ce que l’hémisphère nord, mené par les Etats-Unis dans l’Ouest et l’URSS dans l’Est, exploite l’hémisphère sud. Les pays socialistes ont le devoir moral d’arrêter leur complicité
tacite avec les pays de l’Ouest exploiteurs »

Moscou n’entendait pas laisser le « commandante » la critiquer ainsi.
Le Che, soupçonné de « trotskisme » ou de « maoïsme » par Moscou, embarrasse Castro.

http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2010/06/08/2105580_che-guevara-en-algerie-pelerinage-a-la-mecque-des-revolutions.html

Joseph 08/06/2013 16:54



Il est vrai que l’on sait aujourd’hui
que la pensée du Che est devenue hétérodoxe au fil des années ; cela ne l''empêchait pas d'être solidaire de ces compagnons de combat.


 


A ce sujet, je trouve l’anecdote qui suit plaisante.


« Le 7 novembre 1960, le Che a été invité à une parade sur la place Rouge. Puisqu'il était hôte du
ministère du Commerce extérieur, il se tenait dans les tribunes de granit près du Mausolée. J'étais à côté de lui. Tout à coup, un employé de l'appareil du Comité central du PCUS (Parti
communiste de l'URSS) nous a fait savoir, en haletant, que Nikita Khrouchtchev invitait Che Guevara à monter sur la tribune du Mausolée. Le Che a refusé, en estimant que celle-ci était destinée
aux chefs de gouvernement ou aux leaders des partis frères. L'envoyé est parti, mais est revenu en transmettant cette fois l'ordre de monter à la tribune du Mausolée. Che Guevara a obéi, mais il
n'était pas d'accord. » 1


Cette scène vient
relativiser la portée réelle des écrits inédits récemment publiés en français et qui ont fait l’objet d’un article dans le journal L’Humanité.


« De 1957 à 1967, la pensée du Che a beaucoup évolué,
en perpétuel mouvement, en remise en question permanente. Dans la Sierra, il considérait que "l’avenir de l’humanité se trouvait de l’autre côté du rideau de fer ". Il prend rapidement conscience que
« le système socialiste est réellement en
crise » (p. 394). Il attribue les faiblesses de l’URSS au fait
qu’elle tente d’imiter les pays capitalistes, et, de façon surprenante, à Lénine et à la NEP des années 1920. » 2


 


http://fr.rian.ru/analysis/20071009/83145563.html


 


http://www.humanite.fr/monde/textes-inedits-et-visionnaires-du-che-508932



thomas 03/06/2013 17:09

cella prouve surtout que sans l'argent de moscou, ces pays "socialistes" ne tenait guère débout .

Joseph 04/06/2013 11:39



On l’a constaté avec la disparition du régime socialiste à Cuba en 1991 !



thomas 02/06/2013 21:38

indice relation avec l'URSS :
D'après l'ex-agent du KGB, Vasili Mitrokhin, le président Allende était en contact régulier avec l'union soviétique par le biais de Svyatoslav Kuznetsov du KGB. La personne qui assurait les
rencontres était Miria Contreras Bell, la secrétaire personnelle et maitresse favorite d'Allende. En octobre 1971, Allende reçoit 30 000 dollars sur ordre du politburo, ainsi que deux œuvres d'art
qu'il a demandé. En décembre, le politburo propose un transfert de 60 000 dollars à Allende pour la corruption des politiques et militaires, Allende devant être poussé à durcir son autorité (source
: Mitrokhin Archive, volume II : The KGB and the World par l'historien Christopher Andrew et l'ex-agent du KGB, Vasili Mitrokhin ; Extraits publiés sans l'article « How 'weak' Allende was left out
in the cold by the KGB » [archive], The Times, 19 septembre 2005)

Allende voyage à Moscou en décembre sans obtenir une aide tangible. L'hésitation de Brejnev à heurter la susceptibilité du président Nixon explique aussi ce modeste engagement (source : Olivier
Duhmel op. cit. p.133)

Joseph 04/06/2013 11:37



Conclusion : il faut toujours écouter les conseils avisés.



thomas 02/06/2013 18:40

faut pas oublier que l'économie cubaine ne se maintenait en place que grace a l'URSS.
les cubain qu'un mes proches a recnotnré en voyage dans leurs pays regrette époque URSS qui apportait argent au pays.

d'ailleur c'est aussi l'uen des raison pouruqoi l'URSS a abandonné allende, elle dépensait déja beaucoup d'argent pour un seul pays. elle ne voulait pas soutenir un régime qui était a 2 doight de
s'effondrer

Joseph 02/06/2013 18:53



En effet, contrairement aux Etats-Unis
d'Amérique qui pillaient le reste du monde (et qui continuent à le faire) –et contrairement aux délires des tenants du « social-impérialisme » – l'aide de l'Union soviétique aux pays
socialistes, aux alliés et à tous les Etats « amis » plombait son économie. Et elle avait déjà la course aux armements à financer.



thomas 02/06/2013 18:35

oui vos dire confirme bien le témoiniage de l'agent KGB.
mais alleande a refuser de'utilise les arme par ce que il resté un démocrate (contrairement au russe en 17 ou a cuba en 58-59)

Joseph 02/06/2013 18:48



Allende a été aussi naïf -ou
« honnête »-  que courageux !



thomas 01/06/2013 19:29

pour revenir au chilie. tu sais quand Salvador Allende est allez cherche soutient chez les russe une aide économique ( quand son pays était en crise (a cause grêve camion transport payé par la
CIA). ils ont réfuse . témoignage d'un agent KGB en Amérique latine(nicolai leaonov) : "nous étions arrivé a une conclusion ! ce régime allait bientôt être renversé parce que il tentait par des
moyen démocratiques, sans utilisé les armes, de briser la résistance de plus grande force d’opposition."

Joseph 02/06/2013 15:53



Voici un extrait d’un texte publié en 2008 sur le site Le Guichet
du Savoir.


L’intervention des Etats-Unis dans la politique du Chili est aujourd’hui justifiée par les relations
entretenues à l’époque par Salvator Allende et les pays communistes. En effet, Nixon et Kissinger s’inquiétaient de l’amitié d’Allende pour Castro et des relations diplomatiques que le Chili établit avec des pays communistes, comme la RDA en 1971.


Salvador Allende se revendiquait lui même franc-maçon et marxiste. Dans sa jeunesse
il a lu les œuvres de tous les grands auteurs révolutionnaires : Marx, Engels, mais aussi Lénine, Trotsky et Bakounine. Pourtant son intérêt pour le marxisme ne peut résumer la politique sociale
qu’il a mené au cours de son mandat.

« Salvador Allende ne dissimule pas ses convictions marxistes et franc-maçonnes. Il entend mettre en œuvre une « voie chilienne au socialisme »,
basé sur une "révolution au sein des institutions bourgeoises". Il s'agit d'"orienter le pays vers une nouvelle société plus humaine, dans lesquelles les buts ultimes sont la rationalisation de
l'activité économique, la socialisation progressive des moyens de production et le dépassement de la division de classes". »


Extrait du dossier « Chili: la fin
d'Allende »


Les différents ouvrages historiques sur les relations internationales à cette époque
insistent surtout sur les relations privilégiées entre le Chili et Cuba. Dans les biographies de Salvator Allende il est souvent question des
relations amicales qu’il entretenait avec Fidel Castro et même avec Che Guevara.


Mais nous disposons de très peu d’indices en ce qui concerne
d’éventuel relations avec l’URSS. 


« Les rapports avec Cuba sont rétablis dès 1970, puis, dans les années
suivantes, avec les pays communistes non encore reconnus par le Chili, tels que la RDA, l’Albanie, la Chine Populaire, le Vietnam du Nord, la Corée du Nord. Les relations avec l’URSS demeurent
limitées, aucune relation n’étant nouée sur le plan militaire, et l’aide économique reçue restant faible. »


In Système politique et parti socialiste au Chili, par
Marie-Noëlle SARGET.


 


Bien sûr, c’est Joseph qui a modifié la police de caractère pour souligner certains
passages.


Source : http://www.guichetdusavoir.org/viewtopic.php?t=31203


 


 


En quelque sorte, Cuba était l’interlocuteur privilégié du Chili d’Allende.


«  (…) avec Cuba sont rétablies dès 1970, puis dans les années suivantes, avec
les pays communistes non encore reconnus par le Chili, tels que la RDA, l’Albanie, la Chine populaire, le Vietnam du Nord, la Corée du Nord. Les relations avec l’URSS demeurent limitées, aucune
relation n’étant nouée sur le plan militaire, et l’aide économique reçue restant faible (23). Le pays socialiste privilégié par le Chili est Cuba, ceci s’expliquant pour une large part par
l’influence cubaine sur le PS, mais aussi sur d’autres partis de la gauche et par le prestige de la révolution cubaine dans l’ensemble de la jeunesse chilienne depuis les années 60. Fidel Castro
effectue un voyage de trois semaines au Chili en novembre-décembre 71, parcourant tout le pays, et Allende se rend à Cuba l’année suivante. Si l’aide cubaine –en particulier en nature : en
sucre– reste faible, à la mesure des moyens de l’île, elle est largement appréciée pour sa valeur symbolique de soutien à l’expérience chilienne. (…)


(23) Le montant des crédits à long terme accordés au Chili entre septembre 1970 et
juin 1973 par l’ensemble des pays socialistes est de 386 millions de dollars. En ce qui concerne les crédits à court terme, les chiffres sont de 121 m. de $ pour l’URSS, 25,5 pour la Chine
populaire, et de 9,5 pour les autres pays socialistes »


Système politique et Parti socialiste
au Chili : un essai d'analyse systémique, Marie-Noëlle Sarget


Source :
http://books.google.fr/books?id=GOBElVCy_kYC&pg=PA386&lpg=PA386&dq=avec+Cuba+sont+r%C3%A9tablies+d%C3%A8s+1970&source=bl&ots=PcJPR5nCZZ&sig=4PWoI7kxKKeH6uZM-YBszMr-tMU&hl=fr&sa=X&ei=iU2rUa6WEenV0QW1toGwDg&ved=0CC8Q6AEwAA#v=onepage&q=avec%20Cuba%20sont%20r%C3%A9tablies%20d%C3%A8s%201970&f=false


 


 


Même les bourricots de la célèbre encyclopédie en ligne nuance le tableau :


« (…) Au printemps 1973, l'URSS renonce à effectuer une aide financière de 30 millions de dollars, estimant que cela ne
servirait à rien. Pour le KGB, l'erreur d'Allende est de ne pas vouloir employer la force contre ses adversaires et de ne pas prendre le contrôle total de l'Etat8. Allende
de son côté ne prête pas toute son attention aux informations du KGB de sorte que le 11 septembre, il n'est pas préparé tandis que les communistes, également informés par le KGB, appellent
immédiatement les ouvriers au soulèvement8  (…)


8.
Mitrokhin
Archive, volume
II : The KGB and the World par l'historien Christopher Andrew et l'ex-agent du KGB, Vasili Mitrokhin ; Extraits publiés sans
l'article « How 'weak' Allende was left out in the cold by the KGB » [archive], The Times, 19 septembre
2005. »


 


Source : : http://fr.wikipedia.org/wiki/Coup_d'%C3%89tat_du_11_septembre_1973_au_Chili



thomas 01/06/2013 14:47

je regrette mois aussi que se soit modèle vie américain un trop implante mais le problème ce qu'est les sodlat américian qui ont délivre le sol français pas les russes

Joseph 01/06/2013 15:51



Alors on cherche à « sauver le soldat Ryan »…


Les soldats étasuniens qui sont tombés pour vaincre l’hydre nazie ont tout mon respect.
Mais, d’un point de vue historique, c’est le « brave soldat Popov » qui a payé le plus pour nous libérer du joug germano-fasciste. Le tournant de la guerre se situe à Stalingrad et non
sur les plages de Normandie.


 


De Gaulle était aussi réactionnaire qu’intelligent, il connaissait bien les rapports de force et les mérites de chacun : il s’est imposé face à Giraud, créature des Etats-Unis, puis, à
la Libération, il a refusé la monnaie « française » imprimée par l’oncle Sam ; en revanche cela ne gênait pas plus que ça que des communistes soient présents dans le
gouvernement !



thomas 30/05/2013 14:47

témoinaige de pierre juquin sur Jean Kanapa : il a était sanctionné un moment donné et il a été envoyer comme correspondant de l'humanité a Moscou (un peux avant 68); il est là-bas (il est un
intellectuel , philosophe)il rencontre une partie intelligentsia moscovite, la plus brillante (souvent juifs) qui lui expliquent ce qui ce passe et la grand différence entre Kanapa et la plupart
d'entreux nous c'est qui croit ce qu'on lui dit et il croie ce qui voit. i la une démarche d'expérimentateur scientifique ; il dit c'est la bazare ici il y a des chose qui ne vont pas etc... Il a
prit sa plume et il a écrit personnellement (confidentiellement) a waldeck rochet voila ce que je vois. autre phénomène waldeck rochet a crut ce qu'il racontait; c'est une des chose qui nous amené
a remettre en cause le modèle soviétique progressivement mais cela été très difficile très longt, très douloureux et ont c'est battut contre une partie des cadres communiste qui avait été élevé
dans l'idée l'Union soviétique a toujours raison.

Joseph 31/05/2013 13:16



Ah le modèle soviétique !


J’ai dans ma collection de matériel de propagande, un dépliant dans lequel le Parti se faisait, dans les années 1960, le défenseur
des artisans et des petits commerçants. Depuis bien longtemps, le PCF défend également les exploitations agricoles familiales et a un journal consacré au monde paysan, La Terre. On est loin de la nationalisation tous azimuts ou de la collectivisation des terres telles qu’elles ont été pratiquées en URSS.


Pendant longtemps, les responsables du Parti sont, d’une part, fidèles aux premier Etat socialiste, et d’autre part, tiennent
compte des réalités nationales ; la France n’est pas l’URSS de 1917 : elle n’a pas le même système politique (c’est une république et non monarchie), elle n’a pas la même structure
économique (la France dispose d’une industrie puissante), elle n’a pas les mêmes structures sociales, etc.


Pendant qu’à l’initiative de certains milieux, on vouait aux gémonies le « modèle soviétique » on laissait la France
adopter, petit à petit, le « modèle américain ». Et sur ce dernier point les gaullistes et les communistes avaient (ont ?) souvent des analyses convergentes.


Je serais d’avis que l’on cesse de débattre sur ce sujet, dans cette série de commentaires, car nous sommes très loin de l’article
sur le soutien de la RDA aux opposants au coup d’Etat de Pinochet...



thomas 30/05/2013 14:30

autre témoiniage a propos dictature prolétariat : pierre juquin :
Dans votre livre, vous racontez la tentative de Maurice Thorez à la fin 1946 d’émanciper le parti de la tutelle soviétique. Etait-ce réalisable ?

Oui, on possède le transcript d’une discussion confidentielle, à huis clos, de Maurice Thorez et de Benoît Frachon, dans laquelle M. Thorez dit que la « dictature du prolétariat », si elle a bien
marché à Russie, ne fonctionnerait pas en France : il convient donc de faire autrement. Mais son message ne passe pas. L’Union soviétique est contre, Jdanov est furieux, le PCF finit par rentrer
dans le rang.

Thorez avait tracé une belle perspective, mais d’un autre côté je ne suis pas certain que les Etats-Unis l’auraient laissé faire. Le rapport de force était-il suffisamment favorable pour une voie
pacifique continuant 1793 ? Je n’en suis pas sûr. Mais dans tous les cas, cela a raté.

A partir de quelle période faites-vous remonter le déclin du Parti communiste ?

Lorsqu’il se fait chasser du gouvernement fin 1947, car il est alors renvoyé à l’opposition perpétuelle, à sa fonction tribunitienne. On en veut bien pour cela, mais pas pour autre chose. C’est
terrible, mais le PC s’enfermera lui-même dans ce rôle en participant à la guerre froide et en s’inscrivant complètement dans la ligne de Moscou.

Les difficultés apparaissent dès l’entrée dans la guerre froide. Le PCF devait apparaître comme une force non nationale, mais internationale, et affiliée à Moscou. C’est d’ailleurs de Gaulle qui
invente le terme : ce sont des « séparatistes ». C’est très fort, car cela implique que tout le monde est contre eux, ou qu’ils sont contre tout le monde.

En 1958, on assiste au premier grand décrochage électoral : moins de 5% des votes. Mais dès 1948, le Parti communiste avait déjà perdu la moitié de ses adhérents. Ils passent de moins d’un million
à 500 000. Ces journaux commencent à avoir des difficultés, beaucoup sont supprimés. C’est déjà le début du déclin...

Le Parti communiste français aurait-il pu rompre avec Moscou ?

A mon avis oui, il fallait le faire. Mais si l’on prend l’exemple du parti communiste italien qui s’est largement émancipé de la tutelle soviétique, y compris financièrement avec Toliatti d’une
part, puis théoriquement avec Enrico Berlinguer, qu’est ce qu’il en reste ? Rien. Cela veut dire qu’un autre phénomène a cheminé durant tout le siècle : la décomposition du communisme historique
tel qu’il s’est constitué en Union soviétique.

Il ne faut pas oublier qu’entre 1989 et 1990, l’ensemble du monde communiste s’effondre de lui-même sans qu’un coup de canon soit tiré, à cause de ses contradictions, de ses erreurs, de ses fautes,
voire de ses crimes. L’idée du communisme est balayée du monde, et l’idée même de révolution est discréditée durant un certain temps.

L’eurocommunisme fut un échec. Mais aurait-il pu déboucher sur autre chose ?

Oui, je pense que c’est le dernier coche existant que nous avons loupé. Je ne suis pas sûr que cela aurait donné des miracles. C’était déjà bien tard mais il fallait le tenter.

Malheureusement, un grand nombre de partis communistes n’étaient pas prêts. Il y avait des contradictions internes à l’eurocommunisme. Cela a mûri trop vite, cela ne venait pas d’assez loin. Nous
n’avons pas eu le temps de le penser. Il y a eu des divergences entre les partis dues à leurs situations, à leur histoire. C’est quand même une très belle occasion ratée.

http://www.rue89.com/2010/09/24/pierre-juquin-lidee-communiste-nest-pas-morte-168074

Joseph 31/05/2013 13:18



Bien sûr, je ne peux pas cautionner l’idée d’un « échec » du communisme. Il s’agit pour moi d’une défaite du camp
socialiste tel qu’il a existé. De même, l’auteur « oublie » les causes externes de cette défaite sur le plan mondial et des actuelles difficultés du mouvement communistes en France. La
Guerre froide, la « sainte alliance du capital » contre le communisme, les changements dans la société affectant les diverses couches sociales ainsi que les bouleversements au niveau de
la production, des échanges et de la consommation ne semblent pas avoir effleuré notre ami Juquin. Enfin, l’exemple du PCI est mal choisi : ce parti n’existe plus et il n’y a plus un seul
communiste à la Chambre des députés et au Sénat en Italie !



thomas 24/05/2013 16:11

elle voulait dire en parlant de socialisme a la française d'uen voie démocratique par rapport celle des russes . laisse aprole l'un communiste qui a fait abandonner le therme dictature du
prolétariat :
théoricien du « socialisme à la française » dont la conséquence directe fut l'abandon de la notion de dictature du prolétariat par le PCF au congrès de 1976

article intitulé Le passé n’a pas réponse à tout, paru en octobre 1976 dans l’hebdomadaire du Parti communiste français France Nouvelle, Jean Kanapa s’efforce de réfuter les arguments de ceux qui
considèrent toujours la dictature du prolétariat comme un moyen nécessaire pour détruire le pouvoir de la bourgeoisie, donc nécessaire à la révolution ; l’un de ses arguments est celui-ci :

Si l’on considère que pour instaurer le socialisme en France, il faudra recourir à la dictature du prolétariat, il faut préciser qu’on considère nécessaire entre autres d’interdire les partis
d’opposition, d’établir la censure, de retirer à une fraction de la population les libertés d’expression, d’association et de manifestation, etc... Et il faut dire aux travailleurs, au peuple
français : « Voilà une des conséquences de ce que les communistes vous proposent ». Car la dictature du prolétariat, quelle qu’en soit la forme, c’est notamment cela.
http://amidelegalite.free.fr/spip.php?article167

Joseph 25/05/2013 14:46



Je vois que tu as de bonnes lectures !


C’est dommage que tu n’aies pas lu le passage suivant dans l’article cité :
« Gracchus Babeuf montrait alors que la démocratie n’est rien d’autre que
« la dictature de l’immense classe des travailleurs » et s’attachait à la recherche des voies et moyens par lesquels cette classe pourrait établir sa
dictature, c’est-à-dire fonder la démocratie. »



thomas 22/05/2013 16:37

Georges Marchais « bilan globalement positif en URSS » oui il a dit au congrès de 79 hors je te rappelle que en 76 le partie avait renoncé à l a dictature du prolétariat "C’est la voie démocratique
et révolutionnaire que nous proposons à notre peuple pour aller au socialisme tenant compte des conditions de notre époque en faveur des forces de progrès, de liberté, de paix". (L'Humanité, 20
janvier 1976).

XXIIIe congrès, le PCF abandonne la référence au Marxisme-Léninisme, ce qui se traduit notamment par la disparition du Centre d'études et de recherches marxistes (CERM) et son remplacement par
l'Institut de recherches marxistes, qui sera lui-même remplacé en 1995 par l'association Espaces Marx, ainsi que par une condamnation du stalinisme.

Joseph 23/05/2013 10:11



1/ Concernant Joseph Staline, j’estime que l’on a beaucoup trop chargé son
acte d’accusation. Et notre ami Nikita a raconté un bon nombre de fadaises pour calomnier le petit père des peuples et
ses soutiens.


2/ Des camarades ont été ébranlés par ce témoignage dis-tu. C’était, comment
dire, le but de la manœuvre. Et si certains ont été ébranlés dans leurs convictions d’autres ne l’ont pas été.


Il est arrivé que ces « témoins », stipendiés ou non, disent des
choses justes, cela ne valide pas pour autant leurs approximations, leurs exagérations ou leurs inventions.


3/ Le camarade Georges Marchais explique lui-même l’abandon de l’expression
« dictature du prolétariat » dans la citation que tu as choisie : «  (…) nous proposons à notre peuple pour aller au socialisme tenant
compte des conditions de notre époque (…) ». A mon avis, il s’agissait surtout d’abandonner une expression :


- qui pouvait sembler datée ;


- qui faisait l'objet de controverses, y compris au sein du Parti ;


- qui était associée à l’URSS qui commençait avoir vraiment mauvaise
presse ;


- à faire concurrence au PS sur le terrain de la démocratie.


Cela dit, je n’ai, à l’heure actuelle, rien contre la dictature du
prolétariat dans la mesure où :


-         elle s’oppose à la dictature du capital qui utilise la démocratie bourgeoise pour
masquer sa véritable nature ;


-         elle signifie la prise du pouvoir par le monde du travail, ce qui équivaut à la
démocratie du plus grand nombre, de l'immense majorité du peuple ;


-         elle ne sert pas de façade à un régime autoritaire même paternaliste (sauf dans le
cas où une crise grave surgirait).


 



thomas 21/05/2013 17:48

tu dit que son temoiniage seul ne suffit pas. pourtant sache que plusieurs ont été les communsites français de l'époque dont le seul témoinaige de cette femme a permit d'ebranlé leurs certitudes !

thomas 21/05/2013 17:45

qu'elle preuve a tu besoin pour confirmer les dire de cette communément allemande ?

thomas 21/05/2013 17:43

vous savez ce qu'avez dit certain menbre commitez que thorez a dit que le presse en parlait (a propos du rapprot de Khrouchtchev) : le presse ne pare que des fautes et pas des mérites du camarade
staline. et un membre du commité le remercie ditde ce qui a dit car pour lui les révélation des crimes staline dans la presse bourgeoise a été le plus grand coupt de ma vie; et ci ce que tu dit
aurait été vrai ma vie n'aurait pas plus de sens.

thomas 15/05/2013 23:46

si c'est par ses accord que la communsite allemande a été livrée en 40 au nazi et a finit dans les camps !

Joseph 16/05/2013 10:24



Peut-être que je pèche par ignorance, mais ton affirmation me semble relever de l’auto
persuasion !



thomas 10/05/2013 15:51

PROTOCOLE CONFIDENTIEL DU 28 SEPTEMBRE 1939

Le gouvernement de l’URSS ne mettra pas d’obstacles au désir éventuel de nationaux allemands, ou d’autres personnes d’origine allemande, résidant dans sa sphère d’influence, d’émigrer vers
l’Allemagne ou vers la sphère d’influence allemande.

Il est d’accord pour que ces déplacements soient organisés par des agents du gouvernement du Reich en collaboration avec les autorités locales compétentes, et pour que les droits de propriété des
émigrants soient sauvegardés.

Une obligation correspondante incombe au gouvernement du Reich en ce qui concerne les personnes d’origine ukrainienne ou biélorusse résidant dans sa sphère d’influence.

Pour le gouvernement du Reich allemand : von Ribbentrop

Pour le gouvernement de l’URSS : V. Molotov

http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=756

Page 82-83
Nouvelle concession de Staline: «la Russie fournira à l'Allemagne une quantité de pétrole correspondant à la production annuelle de la région de Borislav-Drohobycz, que Ribbentrop aurait voulu
annexer, c'est-à-dire le total appréciable de 300'000 tonnes (N.-S.R. page 109).

Page 84
A l'accord du 28 septembre s'ajoutent:
a) une déclaration commune publique en faveur du rétablissement d ela paix, en partant bien entendu du fait accompli du partage germano-soviétique de la Pologne (N.-S.R. page 108)
b) un engagement des deux pays à établir un programme économique commun de grande envergure: «aux termes duquel l'URSS fournira à l'Allemagne des matières premières que l'Allemagne compensera de
son côté par des livraisons industrielles s'étendant sur une longue période». (N.-S.R. page 108-9)
c) une convention confidentielle par laquelle la Russie s'engage à faciliter les échanges de marchandises entre l'Allemagne, la Roumanie, l'Iran, l'Afghanistan et l'Extrême-Orient, en permettant
l'utilisation des propres chemins de fer (N.-S.R. page 109)
d) un protocole confidentiel sur l'échange des ressortissants allemands et soviétiques des territoires respectivement occupés (N.-S.R. page 106)
e) un protocole secret par lequel les deux gouvernements s'accordent pour agir en commun contre toute agitation dans les territoires polonais: «Les deux parties ne tolèrent dans leurs territoires
aucune agitation polonaise affectant les territoires de l'autre partie. Elles supprimeront dans leur territoire tout commencement d'une telle agitation et se tiendront au courant réciproquement des
mesures appropriées à cet effet. (N.-S.R. page 107)

http://www.fonjallaz.net/Communisme/N2/pacte-hitler-staline/rel-All-Urss/tasca.html

Joseph 13/05/2013 12:46



Je connaissais grosso modo ces dispositions. Je te remercie d’avoir effectué cette petite compilation qui enrichit mon site. Le protocole secret
du 28 septembre 1939 est également présent dans Wikisource (http://fr.wikisource.org/wiki/Pacte_Molotov-Ribbentrop) et dans le site de l’université de Yale (http://avalon.law.yale.edu/20th_century/conproto.asp).


De façon générale, ces différentes clauses peuvent paraître choquantes si on ne les replace pas dans leur contexte.
Et c’est un exercice fort difficile. Il est essentiel de tenir compte de l’évolution des politiques menées par les différences puissances, les alliances, les trahisons, l’ensemble du jeu
diplomatique ainsi que le potentiel démographique, économique et militaire de chaque Etat.  Par ailleurs, les divers accords prévus dans ces textes ne prévoient pas l’« échange
d’opposants » décrit par Margarete Buber-Neumann.



thomas 01/05/2013 21:58

vous vouliez des preuves j'ai toruves . protocole secrét du pacte germano-soviétique :
Le traité comportait également plusieurs protocoles restés longtemps secrets. Ces protocoles délimitaient les sphères d'influences de l'Allemagne nazie et de l'URSS dans les pays situés entre eux
(Scandinavie, pays Baltes, Pologne, Roumanie...). La ligne d'un éventuel partage de la Pologne, si réorganisation territoriale il devait y avoir, étaient également spécifiée. Ce partage eut
effectivement lieu après que l'Allemagne nazie eut envahi la Pologne le 1er septembre 1939, suivie par l'URSS le 17 septembre. La ligne de partage suivait à peu près le tracé de la ligne Curzon,
qui aurait dû séparer la Pologne de la Russie après la guerre russo-polonaise de 1920.
Par ce traité, la Gestapo s'engageait aussi à livrer au NKVD les réfugiés russes présents sur le territoire allemand et réclamés par l'URSS, en échange de quoi l'URSS livrait à l'Allemagne de
nombreux réfugiés antifascistes allemands et autrichiens réfugiés en Union soviétique (ce fut le cas de Margarete Buber-Neumann et du fondateur du Parti communiste d'Autriche, Franz Koritschoner).

Joseph 10/05/2013 12:48



Je vois que l'on sait lire et copier Wikipédia. En soit ce n’est pas
grave. Tout le monde y a recourt, y compris Joseph, mais dans ce cas cela me semblerait plus judicieux de le spécifier.


Revenons au fond de l’affaire. On notera que l'affirmation contenue dans le dernier paragraphe de ce passage consacré au Pacte
germano-soviétique ne renvoie pas à une source. A ma connaissance, je dis bien « à ma connaissance », il n'y en a pas.


 



thomas 01/05/2013 21:48

vous avez fait des recherches dans les archives russes ?

Joseph 10/05/2013 12:41



Personnellement, non. Mais ma deuxième vie j'y songerai...



thomas 01/05/2013 21:47

donc celons vous elle aurait menti.

alors question comment elle a fait pour passer des goulag au camps nazi?

thomas 01/05/2013 21:41

elle a témoinié, elle a raconté son histoire lors du procès de procès de kravchenko;
plusieur communiste qui peuvent en témoinié encore aujourd’hui :
Dominique desanti; edgar morin.

n'oubliez que cette femme n'est pas n'importe qui mais la veuf du chef partie communiste allemand a cet époque

thomas 23/04/2013 17:00

témoinaige d'une personne qui a connut l'enfer des 2 système : Margarete Buber-Neumann
Dans les années 1920, Margarete, née Thüring, adhéra au Parti communiste d'Allemagne puis épousa Rafael Buber, un communiste, fils du philosophe juif Martin Buber. Le couple eut deux filles puis
divorça en 1929. Margarete épousa alors Heinz Neumann, un des leaders du parti. À l'arrivée des nazis au pouvoir, celui-ci se réfugia à Moscou avec Margarete. Mais en avril 1937, il fut victime des
Grandes Purges staliniennes et disparut à tout jamais. Margarete Buber-Neumann resta seule jusqu'en juin 1938 avant d'être à son tour arrêtée par le NKVD.
Lors d'un simulacre de procès, elle fut accusée d'activités contre-révolutionnaires et condamnée à cinq années d'emprisonnement dans un camp de travail. Elle fut alors déportée à Karaganda, au
Kazakhstan, où elle passa deux années dans des conditions atroces. En 1940, Staline décida de livrer à Hitler les communistes allemands qui s'étaient réfugiés en Union soviétique et Margarete
Buber-Neumann, après deux années de goulag, fut transférée. Alors que les Soviétiques lui avaient dit qu'elle serait extradée vers la Suède, elle est remise à la Gestapo sur le pont de
Brest-Litovsk1. Les Allemands l'internèrent au camp de concentration de Ravensbrück. Elle y passa cinq années et se lia d'amitié avec l'ethnologue française Germaine Tillion et avec la journaliste
tchèque Milena Jesenská (qui avait entretenu une correspondance amoureuse avec Franz Kafka, et mourut d'épuisement en 1944 - Margarete écrivit une remarquable biographie afin de lui rendre
hommage).
En avril 1945, devant l'avancée de l'Armée rouge, la direction du camp décida de libérer un grand nombre de détenues. Margarete Buber-Neumann se lança à pied dans un périple dangereux à travers
l'Allemagne pour échapper aux Soviétiques et rejoindre sa famille à Thierstein en Bavière.

Joseph 25/04/2013 12:31



« En 1940, Staline décida de livrer à Hitler les communistes allemands qui s'étaient
réfugiés en Union soviétique ». A ma connaissance, il n’y a qu’une seule source, le récit
a posteriori de Margarete Buber-Neumann, qui décrit cette opération. Les archives des pays concernés, y compris soviétiques, ne confirment pas ce témoignage. Dans ces conditions,
il est évidemment impossible d’utiliser le récit de cette personne comme élément de débat.



thomas 23/04/2013 16:56

je ne parle pas seulement pour le partie ; je parle aussi pour les militants .

témoiniage : DOMINIQUE DESANTI

« Pourquoi j'ai été stalinienne » :
Quant à Kravchenko, j'ai lu son livre en anglais dès sa parution: il était pour moi un traître. En revanche, lors de son procès, un témoignage m'a bouleversé: celui de Margarete Buber-Neumann. Et
elle, je l'ai crue... Mais, pour moi, ce cas isolé ne remettait pas en cause l'ensemble du système. Je ne croyais néanmoins déjà plus à l'URSS comme à un pays radieux, idéal. ...


aut ajouter qu'en tant que journaliste, intellectuelle, j'étais un porte_voix du Parti et, au_delà, des masses, du sens de l'histoire: nous avions forcément raison. Et puis, bien sûr, il y avait
chez nous un engagement sincère. Pour nous, être communiste, c'était lutter pour l'égalité de tous les travailleurs. C'est là que se situe la différence essentielle avec le fascisme qui, lui, est
fondé sur l'inégalité ;;;;

Avec le «rapport secret» de Khrouchtchev en 1956, nous nous sommes aperçus que tout ce que nous prenions pour des erreurs judiciaires, des règlements de comptes constituait un système. J'étais dès
lors décidée à partir. Mais la rupture était difficile. La passion politique ressemble à une passion amoureuse: on préfère ne pas voir, ne pas savoir, plutôt que d'être déçu. Finalement, c'est
l'intervention des chars soviétiques en Hongrie en 1956 qui m'a définitivement éloignée du Parti.


http://demystification-clouseau.blogspot.fr/2008/10/blog-post_4352.html

Joseph 24/04/2013 12:43



« Pour nous, être communiste, c'était lutter pour l'égalité de tous les travailleurs. C'est là que se situe la différence
essentielle avec le fascisme qui, lui, est fondé sur l'inégalité »


Une pierre pour le jardin des tenants de la thèse du « totalitarisme »…


 


 


En fait, des déviations, des erreurs, voire des crimes existent dans tous les systèmes. C’est à chaque individu, à chaque
organisation, de juger si ces travers condamnent le système qui les aurait engendrés ou si ce dernier est profitable pour l’homme. Aujourd’hui, l’idéologie dominante et l’historiographie
officielle déclarent coupables les régimes socialistes et même l’idée du socialisme en mettant en avant ces diverses fautes ou tares, petites et grandes, réelles ou imaginaires. Je ne participe
pas à ce grand mouvement qui ne me semble plus relever de la manipulation idéologique que de la recherche historique. En revanche, je fais partie de ceux qui pensent que le bilan du socialisme
réel est globalement positif comme l’avait affirmé notre camarade Georges Marchais.


Cette différence d’appréciation est le point de désaccord principal entre Thomas et Joseph.



thomas 21/04/2013 13:23

question rationalisme j'ai des doute. a l'époque les relation entre le urss et mes parties communiste monde c'était relation d'amour. il voyait les communiste ( j'a trouvé témoignage de communiste
a l'époque et qui le sont encor aujourd'hui) comme le paradis sur terre. et ils fermai les yeux sur ce qui pouvait détruire cette idée, cette espoir. celle avait un caractére religieux. des membre
partie quand ils allaient en URSS ils embrassait le sole

Joseph 21/04/2013 15:52



Encore une fois, il y a une relation dialectique entre l’utilisation d’une doctrine
issue du rationalisme et du matérialisme, le marxisme et plus particulièrement le marxisme-léninisme, et le fait que les partis communistes avaient parfois tendance à ressembler à des
Eglises : importance de la foi, explication du « sens » de l’histoire, institution d’une liturgie et d’un « clergé », etc.



Jef 20/04/2013 14:37

Dans les années 1930, Hans Kohn, futur analyste érudit du nationalisme européen, récuse l'assimilation du fascisme et du communisme, il condense dans une phrase ce qu'il estime être leur opposition
irréductible : "la dictature du fascisme est charismatique, nationaliste et permanente ; celle du communisme est rationnelle, universaliste et transitoire". C'est bien le contraire que l'on
apprends depuis 1995 dans les manuels d'Histoire en France malgré que Hans Kohn soit un grand intellectuel occidental, le meilleur dans le domaine de l'analyse du totalitarisme internationalement
reconnu dans les cercles universtaires... Je comprends les limites du résonnement de l'ami Thomas.

Joseph 20/04/2013 16:12



Bien vu !



thomas 14/04/2013 23:19

témoiniage célébre communiste allemande : Margarete Buber-Neumann veuf de Heinz Neumann
elle témoigna à Paris lors du célèbre procès Kravtchenko et son récit, qui établit un parallèle entre les camps soviétiques et les camps nazis, représenta un des temps forts du procès. C'était la
première fois qu'un témoin incontestable dévoilait l'existence des camps de déportés politiques en URSS.

Selon le philosophe Tzvetan Todorov, « Margarete Buber-Neumann nous apparaît comme le témoin exemplaire du mal qui a dominé la vie politique de l'Europe, le totalitarisme [...] On sort de la
lecture de ses livres un peu plus confiant dans les ressources de l'espèce humaine. »

Ouvrages de Margarete Buber-Neumann traduits en français:
Prisonnière de Staline et d'Hitler - Volume 1. Déportée en Sibérie, Paris, Seuil, 1949. (ISBN 978-2020101561, 2-02-063902-5 et 2-02-002062-9)
Prisonnière de Staline et d'Hitler - Volume 2. Déportée à Ravensbrück, Paris, Seuil, 1988. (ISBN 978-2020251563, 2-02-025156-6 et 2-02-010183-1)

Thomas 10/04/2013 21:17

Trotsky fut l’auteur du célèbre parallèle entre le totalitarisme des régimes de Staline et d’Hitler

http://fr.scribd.com/doc/80895225/Controverses-Cahier-Thematique-Octobre-17

Joseph 12/04/2013 12:38



J’ai déjà répondu sur cette notion de « totalitarisme » qui me semble parfois être un dogme… totalitaire !



Thomas 17/01/2013 15:38

une femme a été symbole des similitude des 2 régimes : Margarete Buber-Neumann femme du communiste allemand Heinz Neumann Neumann, en 37 le couple fuit l’Allemagne pour union soviétique de 38-40
camps de goulag (elle ne reverra jamais son mari)camp kazakh de Karaganda. en 1940 l'union soviétique livre les réfugiées politique allemands sur so nsol . elle se retrouve de 1940-45 camp de
concentration pour femmes de Ravensbrück. ou elle fuira l'avancé troupe russe.
livre témoignage : Déportée en Sibérie, Prisonnière de Staline et de Hitler, t. 1 Déportée à Ravensbrück, Prisonnière de Staline et de Hitler, t. 2

Thomas 15/01/2013 16:25

il faut pas oublier que l'URSS avant entrée en conflit avec l'allemagne , elle l'a aidée avec le pacte de non-agression, avec sa participation de l'invasion de la pologne, avec la livraison de
matière première contre des arme a l'allemmagne. il ne faut pas oublier que l'URSS a envhait les pays baltes (annexions), une partie de la finlande (guerre d'hiver 1939-1940) ainsi qu'une partie de
la roumanie

thomas 28/12/2012 21:59

oui mais c'est churchille premier qui a dénoncé la création du rideau de fer.
c'est pas parceque la Russie a permit de vaincre l'alleamgne nazi qu'elle nétait pas un régime totalitaire.

mais je suis d'accord avec vous pour dénoncer le coupt d'état de 1973 qui a été soutenu par la CIa et qui a crée un régime monstrueux

Joseph 29/12/2012 17:10



1/ « Totalitarisme »


D’après le site Larousse la définition du totalitarisme est la suivante :
« Système politique dans lequel l'État, au nom d'une idéologie, exerce une mainmise sur la
totalité des activités individuelles. ».


On remarquera que l’on parle d’une
idéologie –d’un système d’idées–. A mon avis, cela induit une grande diversité ; la définition ne limite pas le totalitarisme à deux idéologies…


Je pense que cette
« mainmise » de l’Etat peut être directe ou indirecte, acceptée ou subie et qu’elle peut être multiforme.


En outre, les techniques actuelles
permettent :


De rendre extrêmement performant les
moyens d’information de l’Etat et de ses relais ;


de connaître beaucoup de choses sur les
« activités individuelles ».


On comprendra que je ne suis pas un
adepte de la thèse du totalitarisme mettant sur un pied d’égalité les maîtres du racisme et du génocide stipendiés par le grand capital et les révolutionnaires qui mirent à bas la « prison
des peuples » (la Russie tsariste).


On comprendra aussi que la société
technicienne et cosmopolite (sans racine) dans laquelle nous vivons ne m’enchante guère.


 


2/ « Rideau de fer »


« L’expression « rideau
de fer », utilisée pour la première fois par l’écrivain russe V. Rozanov dans son livre Apocalypse de notre temps (1918), puis par la politicienne britannique Ethel Snowden dans son livre Through Bolshevik Russia (1920), fut popularisée par Winston Churchill qui, invité par Truman au collège Westminster de Fulton (Missouri),
prononce le 5 mars 1946 un discours qui inaugure la guerre froide. » (http://mimmoc.revues.org/438).


Je pense que les questions posées dans
l’extrait suivant me semblent pertinentes. « Leader du Parti conservateur, Churchill a été Premier ministre du Royaume-Uni pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1945. À ce poste,
il a animé l’effort de guerre britannique et a galvanisé le moral de la population.


Dans ce discours, intitulé
« le nerf de la paix » (par allusion renversée à l’expression « le nerf de la guerre »), il affirme l’importance de sauvegarder la paix qui vient d’être gagnée. Mais aussi, de
manière apparemment paradoxale, il exprime des propos agressifs à l’encontre de l’une des trois puissances alliées : l’URSS. Alors qu’un an auparavant, en février 1945 à Yalta, il avait,
avec Roosevelt, dialogué en bonne entente avec Staline et posé sur une célèbre photo dans une attitude débonnaire aux côtés de ce dernier, il change désormais d’attitude à l’égard de
l’URSS.


Affirmant mettre en garde
l’Occident contre ce qu’il présente contre un danger d’expansionnisme de l’URSS, il introduit dans ce discours l’expression « rideau de fer ». C’est alors une expression métaphorique,
puisque le rideau de fer n’existait à cette époque pas encore concrètement. En inventant et en employant cette expression, en affirmant l’idée d’un danger venu de l’Est, Churchill ne
contribue-t-il pas à installer un climat de tension entre les deux Grands, climat qui conduira l’année suivante au déclenchement de la guerre froide ? Dans quelle mesure ce discours
reflète-t-il avec une conscience aiguë les prémices de l’imminente séparation bipolaire de l’Europe et du monde, mais aussi, en anticipant, contribue-t-il lui-même à susciter cette division, à
provoquer la rupture de la Grande Alliance ? »
(http://www.editions-ellipses.fr/PDF/9782729860400_extrait.pdf)



Tchapaiev 11/12/2009 02:23


Cher Honecker,tout ça à cause de Gorbatchev,aujourdhui beaucoups d'allemands regrettent la RDA,et meme des non allemands d'ailleurs,dont je fais parti.
Maintenant on aimerait pouvoir choisir,entre l'Est et l'Ouest,la RDA pourrait jouer ce role alternatif en europe,qui dit qu'il n'y aurait des demandeurs d'asile faisant la queue à la frontiére
Est-allemande,tournant le dos au capitalisme,préférant ainsi une vie plus saine ,avec plus de temps pour les activités culturelles ,la réflexion,le changement radical du "métro,boulot,dodo"
Je me prend à rever parfois,que la RDA existe encore de nos jour,je me l'imagine en 2009,avec un dirigeant actuel,qui dirait simplement:"vous voyez ,nous avions raisons" en désignant l'europe de
l'Ouest.


Joseph 11/12/2009 12:27



Effectivement, le poids de la géopolitique, et disons le sans guillemets, le lâchage de l’Union soviétique, n’ont laissé aucune chance à la RDA.
Celle-ci n’a pas pu utiliser son potentiel qui lui permettait de développer un « socialisme démocratique ».


La période de transition entre la fin du régime socialiste et la restauration du capitalisme a parfois permis d’esquisser ce que pourrait être
ce socialisme. En clair, durant ces quelques mois, dans certains domaines, on bénéficiait à la fois des droits démocratiques socialistes et d’une grande liberté d’expression.


La Presse a connu ce trop court « printemps des idées ». En plus du système de subventions propre à l’Allemagne de l’Est, les
lecteurs-citoyens purent enfin s’exprimer plus franchement. A mon avis, c’était, pour le régime et pour le peuple, la meilleure des choses qui pouvait arriver. Et là, comme l’écrit notre ami
Tchapaiev, il y aurait eu la queue pour émigrer en RDA !


Malheureusement, le socialisme et la RDA ayant été balayés, les subventions ont disparu, les grands groupes ouest-allemands ont pu faire main
basse sur ce secteur. L’espoir d’un « Etat des ouvriers et des paysans » plus démocratique a sombré…


pour l’instant !



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  • : Bienvenue sur une "ALLEMAGNE SOCIALISTE". Bonjour ! Ce bloc-notes virtuel fait par un Français a pour but de donner une autre image de cette autre Allemagne. Il s'appelle "Une Allemagne socialiste" car il traitera essentiellement de la République démocratique allemande (RDA) mais aussi parce que Joseph espère que ses voisins d'outre-Rhin construiront une Allemagne socialiste... --- Benvenuto su "UNE ALLEMAGNE SOCIALISTE" ("UNA GERMANIA SOCIALISTA").Buongiorno !
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