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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 17:12

Lu sur la toile :

« La CDU demande l’interdiction des symboles de la RDA

21 mai 2013

Le chef du groupe parlementaire des Chrétiens-démocrates et de l’Union chrétienne-sociale souhaite interdire les symboles de la RDA, rapporte le Berliner Morgenpost.

Volker Kauder veut éviter une nouvelle "provocation" comme le défilé d’anciens membres de l’armée populaire nationale (NVA, l’armée de la RDA) le 9 mai à Berlin. Des hommes armés, portant des uniformes de la Stasi et de la NVA, s’étaient postés avec des drapeaux de la RDA devant le monument aux victimes soviétiques de la Seconde Guerre mondiale du parc de Treptow.

La proposition de Kauder est soutenue par les libéraux, partenaires de la coalition gouvernementale. Le vice-président du groupe parlementaire des libéraux Martin Lindner, souhaite également proposer un projet de loi interdisant légalement les symboles du SED. »

Voici une proposition, ô combien démocratique, présentée par des « chrétiens » et des « libéraux »…

Je vous présente la « scène du crime » :

 

 

 

Source de l’article : http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/3793291-la-cdu-demande-l-interdiction-des-symboles-de-la-rda

Source de la photo : http://ct.tvnva.de/

 

 

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 17:00

Cette jolie Wartburg immatriculée en Pologne a avalé les kilomètres tout en traversant sans encombre les années. A nous d’en faire autant !

Vous l’avez compris, Joseph prend quelques jours de congés pour puiser de nouvelles forces.

A bientôt.

 

Joseph

 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 13:00

LE SPD, FOSSOYEUR DE LA REVOLUTION

 

Au risque de me répéter, j’affirme qu’on ne peut pas expliquer l’attitude du KPD durant l’entre-deux-guerres seulement par les instructions venues de la « patrie du socialisme ». La répression sanglante de la révolution de 1919, organisée par les sociaux-démocrates, qui marquera durablement les esprits, est à l’origine la méfiance des communistes envers leurs « camarades » socialistes.

Même un historien bourgeois, dans un livre qui n’a pas pour objet cette période1, fait allusion au rôle peu glorieux de la social-démocratie allemande. « A la fin de 1918, le SPD apparaît aussi plus soucieux d’ordre que de bouleversement. » On trouve en 1919 « un collège de commissaires du peuple (…) dans lequel Noske, un autre social-démocrate, exerce les fonctions de commissaire de la Défense. Le spartakisme est vite vaincu. Ses deux principaux chef, Karl Liebknecht, fils d’un des fondateurs du SPD, et Rosa Luxemburg sont arrêtés et assassinés le 15 janvier 1919. La victoire a été remportée, les meurtres ont été perpétrés par des unités militaires d’élite dont les cadres n’étaient pas seulement antirévolutionnaires, mais profondément antidémocrates et antilibéraux. »

Au passage, Alfred Grosser estimait qu’en Allemagne de l’Ouest, depuis cette époque, les révolutionnaires étaient considérés comme des barbares tandis qu’en France « même dans les manuels d’histoire des écoles catholiques, le bilan de la révolution de 1789 [étaient] présenté en termes positifs ».

Evidemment, Gilbert Badia a nettement plus de sympathie pour les spartakistes et leurs alliés. Là où Grosser jette le voile pudique de l’hypocrisie bourgeoise, Badia se fait un devoir d’avancer des chiffres et de donner des précisions sur ces fameuses « unités d’élite » chargées par les sociaux-démocrates de liquider la révolution.2

« [Noske] refuse par ailleurs toute médiation si bien que, selon ses propres chiffres, 1 200 ouvriers berlinois seraient tombés au cours de ces journées [mars 1919] sous les balles des troupes de Lüttwitz ».

« [Dans la capitale de la Bavière], l’armée rouge se battit vaillamment du 1er au 3 mai [1919] à un contre deux. Plus de 100 ouvriers furent tués au combat. »  « Dans Munich, où l’état de siège avait été proclamé, les massacres organisés par les troupes gouvernementales occupant la ville, continuèrent jusqu’au 8 mai [1919] (plus de 500 morts]. »

Berlin, 1919. Chars d’assaut anglais employés contre les révolutionnaires.

Voici à présent quelques détails sur ces joyeux lurons qui composaient les « unités d’élite ». « Ne restent dans les casernes que des aventuriers, des officiers et des soldats qui ne tiennent pas à revenir à la vie civile (Hitler par exemple), quelques troupes souvent très jeunes (…) ». « Les officiers réactionnaires, encouragés par le gouvernement central, soutenus par leurs chefs hiérarchiques, vont alors constituer les premiers "corps francs" : troupes de mercenaires qui joueront un rôle capital dans l’écrasement de la révolution. »

« Les troupes des généraux von Lüttwitz et Maercker, encadrés souvent par des cadets et des junkers, se livrèrent alors à un véritable massacre. Les nids de résistance seront réduits les uns après les autres au canon et même au lance-flammes. Pas de prisonniers. » »[En mars], Noske laisse carte blanche aux forces de Lüttwitz qui, quelques mois plus tard, va tenter de renverser la République. »

Exécutions sommaires en mars 1919

Sources :

1.     L’Allemagne de notre temps, Alfred GROSSER, librairie Arthème Fayard, 1970, pp. 28-29.

2.     Histoire de l’Allemagne contemporaine, tome 1, dir. Gilbert BADIA, Messidor-Editions sociales, 1987, pp. 48, 63 et 66.

Source des illustrations :

 

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 13:27

Plus fondamentalement, le régime était basé sur la dictature du prolétariat, c’est-à-dire que les grandes décisions, même erronées ou discutables, s’appuyaient sur les besoins du peuple et ne relevaient pas des desiderata d’une oligarchie (l’élite du pays, la nomenklatura était très loin d’en constituer une).

Pour revenir au système électoral, Il ne faut pas s’arrêter au jour du scrutin proprement dit qui ressemble plus à une cérémonie civique, et il faut le dire à un acte d’allégeance au régime. Ce qui se passe en amont est important ainsi des possibilités d’expression existent lors des réunions pré-électorales qui donnent « des sueurs froides à plus d’un candidat. »4 Plus précisément « le caractère démocratique des élections se manifeste déjà lors de l’établissement des listes de candidats. Les partis et organisations populaires réunis au sein du Front national de l’Allemagne démocratique dressent des listes communes pour les élections à la Chambre du peuple et aux représentations populaires locales. Au cours de conférences d’électeurs, de réunions dans les entreprises et les coopératives, dans les institutions et les quartiers, les candidats qui sont issus de toutes les couches de la population sont présentés, rendent compte de leurs activités et avancent des propositions sur leur travail futur. Les électeurs jugent les futurs députés, adoptent des mandats électoraux, leur posent des questions et refusent les candidatures qui ne sont pas recevables. Ce sont donc les électeurs qui décident des candidatures qui représenteront leurs intérêts. »6

Quel que soit le pays, son régime est aussi tributaire de la situation géopolitique et des choix idéologiques.

De ce point de vue, il ne faut pas considérer l’absence de séparation comme une tare, elle était même revendiquée et expliquée par les intéressés : « Par suite du caractère de l’Etat socialiste, de l’unité politique et morale du peuple, on trouve une interpénétration entre les pouvoirs législatif, exécutif et judicaire. L’objectif du pouvoir est la construction du socialisme dans l’intérêt de tous les citoyens. »6. En revanche la bourgeoisie se sert de la « séparation des pouvoirs » pour masquer sa mainmise sur le pouvoir.

La RDA avait rejoint le camp socialiste et était très lié à son allié soviétique, dans le même temps elle était sur la « ligne de front » face au bloc capitaliste et à un de ses plus puissants représentants la RFA. Cette implication, cette contrainte géopolitique a malheureusement conduit les autorités est-allemandes à rendre très difficiles les remises en cause des grandes orientations découlant de cette imbrication. On peut cependant regretter que les dirigeants aient parfois élargi outrageusement le périmètre des décisions stratégiques. On remarquera que dans les pays européens capitalistes, il était -et il est- aussi quasiment impossible de sortir réellement de ce régime économique et de sa « branche militaire », l’alliance atlantique…

Enfin, les citoyens est-allemands faisaient vivre la démocratie socialiste de différentes manières.

Beaucoup de domaines d’activité étaient démocratisés dans le sens que l’Etat veillait à ce que tous les citoyens aient accès à l’éducation, à la culture, au sport, etc. Dans ces domaines, la massification s’accompagnait d’une grande exigence quant à la qualité des activités proposées.

Membres de la commission permanente du charbon et de

l'énergie du district de Leipzig.

On notera que les citoyens n’étaient pas seulement représentés dans les assemblées politiques mais également dans des organismes ou des institutions relevant de la gestion des affaires publiques. « 400 000 hommes, femmes et jeunes gens [participaient] au travail des commissions permanentes populaires locales ; 49 000 citoyens [étaient] assesseurs, dont 42 % de femmes ; 190 000 citoyens [participaient] au travail de 21 000 commissions de conflit et 55 000 au travail de commissions d’arbitrage.

Les requêtes orales ou écrites que chaque citoyen [avait] la possibilité d’adresser à tout organisme, à toute institution publique et à toute entreprise socialiste [constituaient] une forme importante d’expression de la volonté des citoyens. »7

 

On ne doit pas oublier d’autres lieux où pouvaient s’exprimer la démocratie :

- les collectifs de production et les brigades de travail (qui amène certains auteurs à se poser des questions existentielles : « (…) dans cette interaction complexe entre le pouvoir politique et les individus ou les groupes sociaux vaut-il mieux parler de "limites de la dictature" ou de "dictature des limites" ? »8 ;

Un collectif de travail discute des normes.

Une réunion d'un collectif d'émulation socialiste.

- de la FDJ au BEK (Bund der Evangelischen Kirchen in der DDR - Fédération des Églises évangéliques de la RDA) en passant par les différentes amicales consacrées à l’environnement : toutes ces nombreuses associations ou regroupements de personnes ont aussi participé à la vitalité de la RDA, avec comme dynamique cette interaction, cette contradiction entre la volonté des autorités de faire adhérer les citoyens au projet collectif et les revendications personnelles, collectives, communautaires des individus.

 

Sources :

4.    L’histoire de l’Allemagne contemporaine, tome 2, Gilbert Badia (dir.), Messidor-éditions sociales, 1987, p. 598.

5.    La République démocratique allemande, 300 questions, 300 réponses, ouvr. coll., éd. Zeit im bild, 1968, pp. 64-65.

6.      La République démocratique allemande, 300 questions, 300 réponses, ouvr. coll., éd. Zeit im bild, 1968, p.53. 

7.       En ce qui concerne la pratique de la pétition individuelle ou collective (Eingaben), je renvoie le lecteur à l’amusante introduction de la thèse de doctorat de Jay Rowel intitulée « L’Etat totalitaire en action, les politiques du logement en RDA (1945-1989) ».   www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=GEN_039_0027

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25 décembre 2012 2 25 /12 /décembre /2012 17:21

Joyeux Noël et bonne année !

 

Source : http://www.fotocommunity.de/pc/pc/display/23253096

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 13:09

Je vais tenter de dégonfler une des baudruches préférées des adversaires du socialisme : l’absence de démocratie en RDA.

Il faut, dans un premier temps, cerner ce qu’entendent ces publicistes par « démocratie ». Bien souvent, dans le cas qui nous intéresse, la « démocratie » est réduite au système électoral et plus précisément aux modalités d’élection des assemblées politiques locales et nationales.

Les deux principales critiques du régime socialiste sont dans une certaine mesure fondées : la proportion invariable d’élus dans les assemblées, l’impossibilité pour les citoyens de remettre en cause les décisions stratégiques.

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Des députés de la commission de l’ordre et de la sécurité de la  Chambre du peuple visitent une cité nouvelle de Berlin

La répartition des sièges a longtemps été la suivante : 25 % au SED, 30 % aux organisations de masse (dont 10 % pour les syndicats) et 45 % aux partis bourgeois.1

Elu à l’assemblée populaire d’arrondissement rencontre des élus municipaux.

Il était souvent impossible de remettre en cause les grandes orientations politiques nationales bien que le système ne soit pas fermé : par exemple, le projet de Constitution en 1968 donna lieu à 750 000 réunions réunissant 11 millions de citoyens aboutissant, entre autres, à deux modifications touchant des principes (liberté religieuse, interdiction d’extrader un citoyen de la RDA)2. En outre, comme nous le verrons plus loin la démocratie socialiste n’était pas réduite aux élections aux assemblées politiques

Une mécanicienne, députée, rencontre des apprentis.

 Le régime est-allemand était réellement démocratique dans le sens où les élus étaient issus du peuple ; en 1985, Paul Laveau notait que « parmi les 206 000 élus à tous les niveaux, 50,4 % [était] des ouvriers, 22,7 % des agriculteurs et 21,5 % des employés [et que] la proportion moyenne des femmes [était] de 37,7 %. ».3

Plus fondamentalement, le régime était basé sur la dictature du prolétariat, c’est-à-dire que les grandes décisions, même erronées ou discutables, s’appuyaient sur les besoins du peuple et ne relevaient pas des desiderata d’une oligarchie (l’élite du pays, la nomenklatura était très loin d’en constituer une).

 

Sources :

1.    L’Allemagne de notre temps, Alfred Grosser, Fayard, 1978, p. 507.

2.    L’Allemagne de notre temps, Alfred Grosser, Fayard, 1978, p. 500

3.    La RDA au quotidien, Paul Laveau, Messidor-éditions sociales, 1985, p. 252.

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 12:16

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J’ai profité de quelques nuits calmes dans mon Poitou pour lire. Ce faisant je n’ai pas perdu mon temps. Dans la montagne de livres, j’ai jeté mon dévolu sur L’honneur perdu de Katharina BlumDie verlorene Ehre der Katharina Blum oder Wie Gewalt entstehen und wohin sie führen kann– paru en 1974. Sa lecture est, comme on le dit plaisamment, édifiante.

L’auteur de ce roman, Heinrich Böll, reçut le prix Nobel de littérature et son œuvre fut adaptée pour le cinéma. Sur un site destiné aux enseignants, il est écrit « On ne peut donc faire l'impasse sur ce contexte pour le moins pesant dans l'écriture du roman et celle du film : une première piste  d'analyse peut prendre tout simplement le film comme témoignage d'un moment de l'histoire allemande - et du cinéma allemand, voire européen. ». L’œuvre, sans être la réalité, est considérée comme un témoignage valide et c’est à ce titre que je vais l’employer.

 

Le livre a pour cible principale la « presse de caniveau », il permet aussi au lecteur de constater à quel point les autorités de la RFA avait persuadé de nombreux citoyens ouest-allemands de la dangerosité du communisme, voire de son caractère proprement démoniaque ! null

En RDA, la propagande attaquait, parfois violemment, le camp d’en face, avec une efficacité relative. En revanche, à l’Ouest, la haine du « rouge » était largement partagée. En voici un exemple tiré du livre. « (…) le passé de Mme Woltersheim n’était guère plus vierge que celui de Mme Blorna. Née à Kuir en 1930, Else Woltersheim était fille naturelle d’une ouvrière, laquelle vivait encore. Mais où ? En RDA et ce nullement par contrainte mais au contraire de son plein gré ; à plusieurs reprises en effet, d’abord en 1945, puis en 1952 et enfin en 1961 peu avant l’édification du mur, on lui avait offert de revenir à Kuir, son pays natal où elle possédait une petite maison et un arpent de terre. Mais elle l’avait toujours refusé et chaque fois catégoriquement. ». Etonnant, non ?

 

En Allemagne de l’Ouest il était facile de devenir communiste, même si on ne l’était pas. Mais laissons l’héroïne principale décrire ce processus. « (…) j’ai pensé à mon père qui passait son temps à rouspéter et à vitupérer contre tout, l’Etat, l’Eglise, les autorités, les fonctionnaires, les officiers et que sais-je encore, mais qui, dès qu’il avait affaire à l’un d’eux, se jetait à plat ventre et c’est tout juste s’il n’en pleurnichait pas d’obséquiosité (…) Et bien entendu j’ai pensé aussi au curé qui à l’école m’appelait toujours “notre petite rouge” ; je ne comprenais pas ce qu’il entendait par là et toute la classe s’esclaffait parce qu’alors je devenais rouge pour de bon. ». Il faut ajouter que son pauvre bougre de père avait eu le malheur d’affirmer dans un bistrot de village que « le socialisme [n’était] certainement pas ce qu’il y [avait] de pire ». Point besoin de Stasi, s’occupant de la « vie des autres » pour être marqué au fer… rouge !

 

Enfin, la dernière citation me semble liée à ce climat d’anticommunisme violent et permanent. La voici : « Il s’agit en vérité d’un aveu spontané de Konrad Beiters qui en cette occasion a reconnu être un ancien nazi, seule qualité qui lui vaille probablement de n’avoir attitré l’attention de personne. »

 

Cet anticommunisme, à la fois institutionnel et viscéral ainsi que cette attitude « compréhensive » envers les nazis ont cimenté la RFA qui, depuis la fin des années 1990, est parvenue à asseoir, petit à petit, « l’hégémonie douce » de la nouvelle Grande Allemagne…

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 12:22

Pour le plaisir, j’ai ouvert plusieurs manuels scolaires parus entre 1955 et 1990. Les textes rédigés par des universitaires distingués ou des professeurs permettent, aujourd’hui, de répondre aux affirmations purement idéologiques.

Pour cet article, je vais utiliser quelques extraits de L’Europe et l’Union soviétique, cours de géographie, classe de quatrième, édité chez Delagrave.


 

 

 Affirmation idéologique fantaisiste : On peut comparer les deux Etats allemands car ils appartiennent à la même zone géographique.

Dans le manuel on peut lire :

 « • Les conditions naturelles : elles sont encore plus médiocres qu'à l'Ouest.

    • La plaine glaciaire du Nord couvre les 2/3 de la superficie de la République Démocratique. C'est la région la plus désolée de l'Allemagne (…). Malgré un travail séculaire, l'agriculture reste pauvre. Il n'y a ni mines, ni industries, sauf autour de Berlin qui doit ses usines à sa fonction de capitale.

   • La zone hercynienne, au Sud, prolonge celle de l'Ouest avec les mêmes caractères.

 - [Les massifs] (…) nourrissent un élevage médiocre, mais renferment des minerais qui sont à l'origine de l'industrie.

 - Seules les plaines et bassins de la Saxe, de la Thuringe et de la Börde (…) portent de riches cultures. Elles offrent en abondance le lignite et la potasse. » (pp. 152-153)

 


 

 

Affirmation idéologique très partisane : la collectivisation des terres a été le principal handicap de l’agriculture.

Ce qu’écrivent les auteurs de l'ouvrage :

 « L'héritage du passé: des régions moins développées que celles de l'Ouest.

  • Les progrès agricoles ont été freinés par le régime de la propriété. L'aristocratie des Junkers détenait, dans la plaine surtout, d'immenses domaines, cultivés par des ouvriers agricoles, mécanisés, mais qui ne recevaient pas d'améliorations foncières. L'agriculture est maintenant collectivisée. » (p. 153)

« L'agriculture : un demi-échec.

   • La réforme agraire a transformé la propriété agricole. Dans un premier temps, les grands domaines ont été confisqués, morcelés et distribués aux ouvriers agricoles, aux paysans pauvres et aux refugiés. Dans un second temps, on a groupé ces propriétés en coopératives - complétées par des stations de machines - malgré les résistances des paysans. » (…)

« • La production est insuffisante. Bien qu'elle soit en progrès, elle n'atteint pas son niveau d'avant la guerre. Le ravitaillement reste difficile et certaines denrées sont encore rationnées. Cela tient à la pauvreté des sols, au système coopératif trop rigide, à l'insuffisance de la main-d’œuvre et du matériel, mais aussi à la résistance des paysans. » (p. 155)


 

 

Affirmation idéologique infondée : Les deux parties de l’Allemagne étaient détruites par la guerre, seul le secteur occidental a su opérer un redressement rapide. Les Allemands ont d’ailleurs « voté avec leurs pieds » en passant de l’Est à l’Ouest.

Ce qui est écrit dans le manuel :

« • Le pays a été bouleversé par la guerre. Les bombardements ont anéanti des villes entières (Dresde, Berlin). La moitié du matériel industriel a été enlevé par les Russes au titre des réparations, et le reste exploité par des sociétés soviétiques. La population a perdu 3 millions d'habitants refugiés à l'Ouest; mais elle a reçu 4 millions de personnes expulsées des provinces cédées à l'Est et qu'il a fallu assimiler. Enfin la coupure avec la Silésie, devenue polonaise, et la Ruhr qui a cessé ses envois, a désorganisé l'économie.

  • Le nouvel Etat s'efforce de vivre sur ses propres ressources. II a pris modèle sur l'économie soviétique : des plans successifs, de deux ans, puis de sept ans, fixent les objectifs à atteindre. Une économie nouvelle en est sortie. » (p. 154)


 

Bien sûr, j’ai choisi les passages en toute subjectivité…

Cela étant, même un génie du coup de ciseaux n’arriverait pas à faire coïncider les descriptions et les analyse des auteurs du manuel avec les « arguments » du « prêt-à penser » !

 

 

Source : L’Europe et l’Union soviétique, cours de géographie (classe de quatrième) publié sous la direction d’A. J.-C. BERTRAND, inspecteur d’académie et de Rober KIENAST, agrégé de l’université, par H. JEANBLANC, agrégé de l’université, E. VERDIER, professeur de géographie, librairie Delagrave, Paris, 1955.

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 12:33

Ma route a croisé celles d’artistes qui, lors d’un spectacle à mi-chemin entre le théâtre et le cirque, posent les bonnes questions sur la chute du Mur. J’ai même l’impression qu’à travers elles, les spectateurs peuvent trouver des réponses sensées ou du moins celles que je considère comme telles…

 

Je vous invite à vous rendre sur le site de la compagnie Escale qui vous donnera un aperçu du spectacle :

http://www.escaletheatregestuel.net/spectacle/spectacles-au-repertoire/122-est-ou-ouest-proces-d-intention

 

La compagnie sera bientôt dans la capitale :

- du 27 au 30 septembre : Cirque électrique - La dalle aux chapiteaux (Paris 20e) – jeudi 27 au samedi 29 à 21 heures, dimanche à 16 heures ;

 

-         du 5 au 23 décembre : la Cartoucherie - théâtre de l'Epée de Bois (Paris 12e) - du mardi au samedi à 21 heures, le dimanche à 18 heures, relâche le lundi.

 

Bonne rentrée…

Et joyeuse agit-prop !

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 12:21

C’est l’été. Si, si, on me l’a dit.

Quelles que soient les humeurs du temps, je vous invite au voyage. Réel ou virtuel.

 

 Halle-Neuestadt, Gottwald-strasse. Vous remarquerez la grisaille des immeubles délabrés…

 

 

 

Autoroute Leipzig-Dresdre. Le manque de transports en commun oblige tous les Allemands de l’Est à utiliser leur Trabant polluante…

 

Je vais séjourner quelques semaines dans ma Heimat d’outre-Loire.

 

A bientôt.

 

Joseph

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  • : Bienvenue sur une "ALLEMAGNE SOCIALISTE". Bonjour ! Ce bloc-notes virtuel fait par un Français a pour but de donner une autre image de cette autre Allemagne. Il s'appelle "Une Allemagne socialiste" car il traitera essentiellement de la République démocratique allemande (RDA) mais aussi parce que Joseph espère que ses voisins d'outre-Rhin construiront une Allemagne socialiste... --- Benvenuto su "UNE ALLEMAGNE SOCIALISTE" ("UNA GERMANIA SOCIALISTA").Buongiorno !
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