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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 13:13

 

On a pas tout mangé à Noël !

Voici ce qui reste pour le réveillon du Nouvel An…

Alors, bon appétit !

 

 

 

Source de l’affiche Konsum : http://mhlhausen-geschichteundmehr.blogspot.com/2010/12/71-weihnachtszeiten-2.html

 

Cf. article sur le commerce en RDA : http://uneallemagnesocialiste.over-blog.fr/article-le-commerce-de-detail-50652994.html

 

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 16:00

Je profite de la « trêve des confiseurs » pour vous offrir ces deux illustrations bien de saison.

Bonne fêtes à tous !


Frohe Weinachten!

Gutes Jahr!

 

Buona fine e buon principio !

 

 

Monts Zittau.

 

Fichtelberg.

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 17:15

 

Christa Wolf et Walter Ulbricht le 7 octobre 1964. L'écrivain obtint ce jour-là le

Prix national de la République démocratique allemande. 

 

Ces derniers jours, nombre de publicistes et de commentateurs, patentés ou non, en arriveraient presque à décerner à titre posthume à l’écrivain Christa Wolf le diplôme de « dissidente » ! Pour eux, on ne peut pas être à la fois un grand écrivain et une communiste fidèle, douter et croire en même temps. Cette dualité n’échappe pourtant pas à mon curé de campagne.

Si Christa Wolf fut parfois critique à l’égard du régime, elle défendait le socialisme et dans une large mesure ceux qui le « mettaient en musique ».

De 1963 à 1967 elle fut membre suppléante du comité central du SED et, à partir de 1974, membre de l'Académie des arts de la RDA 1. Selon les sources, son départ du comité central était soit une démission, soit une exclusion. Les deux interprétations me semblent valables et ont le même effet ! En revanche, les causes du départ de l’écrivain, connue pour ses avis parfois « hétérodoxes », ne me paraissent pas aussi évidentes que pour certains…

En 1976, elle recevait un « blâme sévère » de la direction du SED en raison de son soutien public à Wolf Biermann.

Le 26 novembre 1989, elle soutenait l'appel « Für unser Land » (« Pour notre pays ») [la RDA] et « contre le bradage de nos valeurs matérielles et morales ». Cet appel affirmait qu’il était encore possible de construire une alternative socialiste à la RFA en se référant aux idéaux antifascistes et humanistes 2.

Dans Auf dem Weg nach, Adieu aux fantômes, paru en 1994, elle critiquait vivement la façon dont s'était faite la réunification : « Beaucoup de gens qui vivaient en RDA se sont sentis bafoués, humiliés, exclus, on ne les pas reconnus. C'est sûrement ce qui m'a fait le plus mal » 3

 

Sources :

1. « Von 1963 bis 1967 war sie Kandidatin des ZK der SED und seit 1974 Mitglied der Akademie der Künste der DDR. », http://de.wikipedia.org/wiki/Christa_Wolf#Politisches_Leben_und_Literaturstreit ;

2. http://www.ddr89.de/ddr89/texte/land.html ;

3. http://www.lemonde.fr/carnet/article/2011/12/01/christa-wolf-ecrivain-de-l-ex-rda-laisse-une-uvre-marquee-par-le-doute-et-l-espoir_1612135_3382.html.

 

 

Après ces quelques mises au point, l’article paru dans l’Humanité ne me semble pas inintéressant. Et surtout je n’ai pas eu trop de mal à l’écrire !

 

J’ajouterais à la liste donnée par l’Huma la nouvelle traduction de Der geteilte Himmel parue récemment chez Stock sous le titre Le ciel divisé.

 

« Christa Wolf, la plus grande romancière est-allemande est morte

Elle est morte jeudi à l'âge de 82 ans des suites d'une longue maladie. Une des figures incontournable de la littérature allemande, mais aussi de l’engagement politique s’est éteinte.

Il n’y a pas si longtemps, elle fêtait son quatre-vingtième anniversaire à l’académie de Berlin des Beaux Arts, c’était l’occasion pour l’Humanité de lui rendre à hommage, en compagnie d’écrivains, politiques et universitaires du monde entier qui considèrent Christa Wolf non seulement comme [un grand écrivain], mais aussi comme une maître à penser. François Mathieu écrivait alors plein d’espoir à son sujet : « On vient de fêter le quatre-vingtième anniversaire d'un grand auteur de langue allemande. Le jury Nobel, qui attribua récemment son prix à Günter Grass et Elfriede Jelinek, pourrait en raison d'une vie et d'une œuvre, miroir de tous nos combats, lui attribuer son prix 2009. » (…)

 Auteur qu’on a connue très tôt en France. Dès son premier ouvrage, Le Ciel partagé, un roman d'amour avec pour fond la division de l'Allemagne, est publié en RDA en 1963 et paraît l'année suivante aux Éditeurs français réunis. Par la suite, ses romans ont été très vite traduits et édité en France. Née en Prusse Orientale en 1929, Christa Wolf fuit en 1945 avec sa famille devant l'Armée rouge dans le Mecklembourg. De nombreux thèmes hérités de cette période, comme la guerre, la captivité, la perte du pays natal, de la confiance et du sens de la vie, les illusions, la peur de la mort, seront au cœur de ses romans.  Après des études de germanistique, Christa Wolf travaille dans l'édition. Communiste convaincue, elle s'oppose néanmoins à la soumission de l'art et de la culture au pouvoir politique. Son opposition lui vaut la perte de son siège au comité central du Parti socialiste unifié, et sa mise sous surveillance par la sécurité - d'État. C’est alors qu’elle « revisite » le romantisme allemand et nombre de ses œuvres et vies d'écrivains. Jusqu’à proposer un dialogue entre deux des plus grands suicidés de la littérature romantique allemande.

En 1990, elle publie Ce qui reste où elle révélait ses accointances avec la STASI en tant que «collaboratrice non officielle» de 1959 à 1962, soulevant une vague d'indignation dans les médias. Un peu après, elle s’en est expliquée dans une conférence terriblement émouvante : Ils ne m'auront pas, article publié dans l’Humanité en 1996.

(…)

Bibliographie sélective

- Correspondance entre Christa Wolf et Franz Fühmann (1968-1984). Monsieur, nous nous retrouverons, Aufbau-Verlag, Berlin, octobre 1995.

- Ce qui reste, roman traduit par Ghislain Riccardi, Alinéa, 1990.

- Cassandre, roman traduit par Alain Lance et Renate Lance-Otterbein.

- Christa T., roman traduit par Marie-Simone Rollin, Seuil, 1972.

- Le Ciel partagé, roman traduit par Bernard Robert, Editeurs français réunis, 1964.

- Trame d'enfance, roman traduit par Ghislain Riccardi, Alinéa, 1971.

- Aucun lieu, nulle part, traduit par Alain Lance et Renate Lance-Otterbein, Alinéa, 1985.

 

                                                                                      

                                                                                 Jean-Claude LEBRUN

Source : http://www.humanite.fr/culture/christa-wolf-la-plus-grande-romanciere-est-allemande-est-morte-485087 »

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 15:30

En janvier 1998, les représentants de la TLG (Treuhandliegenschaftsgesellschaft, société fiduciaire immobilière), lors d’une réunion organisée par le cercle des amis du mémorial Ernst Thälmann,  déclarait que le site serait préservé.

En 2002, à l’occasion d’une vente aux enchères, Gerd Gröger acquit ce lieu.

Fin mai 2003, il fit changer pendant la nuit toutes les serrures.

Un peu plus tard l’endroit fut inscrit dans la liste des monuments et mis sous protection.

Malgré cela, ce triste personnage, fit démolir le lieu commémoratif en mai 2010.

Depuis lors, le cercle des amis réclame ses biens et la reconstruction du mémorial ainsi que la condamnation de Gerd Gröger.

Une exposition itinérante a parcouru l’Allemagne afin d’informer et pour obtenir des soutiens.

 

 

Des manifestations régulières ont lieu sur le site. La dernière s’est déroulée le 16 avril 2011 à l’occasion du 125e anniversaire de la naissance d’Ernst Thälmann.

 

Ces actions n’ont pas qu’un objectif partisan, elles répondent à un devoir moral.

 

Merci aux "Freundeskreis "Ernst-Thälmann-Gedenkstätte" e. V., Ziegenhals"

Site : http://www.etg-ziegenhals.de/Aktuelles.html

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 12:47

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Il m’est impossible d’ignorer la sortie d’Un Français à Weimar de Paul LAVEAU (éd. Le Temps des Cerises, 2011).

Tout d’abord, je salue la constance du professeur. De La RDA au quotidien (Editions sociales, 1985) à son dernier ouvrage, il fait montre de la même subtilité dans son approche, plutôt empreinte de mansuétude, de l’Etat disparu. Je vous laisse juger sur pièces.

« [Les lecteurs de ce livre] seront plus à même, s’ils y sont confrontés, d’apprécier autant l’humour que l’arrière-plan de plaisanteries comme celle-ci, dont ne se prive pas les habitants de la RDA, et qui traduisent d’une certaine façon leurs préoccupations réelles : "qu’est-ce que le socialisme ? — C’est quand tout le monde (en) a assez !" » (Extrait de l’introduction de La RDA au quotidien, 1985).

« L’ouvrage Von Leipzig nach Deutschland, publié en 1991, qui analyse pas à pas l’évolution d’octobre 1989 à octobre 1990, résume les étapes de cette année particulière en quatre mots : "Aufbruch — Hoffnung — Rausch — Verbitterung" (Nouvel élan — espoir — ivresse — amertume). Cette courbe a été parcourue par bon nombre de personnes. Comment pouvait-on, un exemple parmi d’autres mauvaises surprises, imaginer à Weimar que le descendant des souverains locaux, le grand-duc Michael, allait en profiter pour réclamer la propriété de manuscrits et de tableaux ? Comment penser en défilant derrière la banderole déclarant "Wir sind das Volk" (C’est nous le peuple) que l’unification se ferait sans référendum ? » (Extrait de la conclusion d’Un Français à Weimar, 2011).

Ensuite, je suis redevable à l’auteur car je lui ai « emprunté » des informations pour rédiger nombre d’articles qui m’ont permis de construire ce site.

Enfin, cet ouvrage, écrit par un homme qui a vécu durant certaines périodes comme un citoyen de la RDA, était plus que nécessaire. Il constitue une véritable « mine » pour tous ceux qui n’acceptent pas et combattent le « lynchage historique » du premier Etat allemand socialiste.

Il est dommage qu’il n’ait pas été possible d’insérer des photos, des dessins, des cartes qui auraient facilité la lecture et la compréhension de l’ouvrage. Une petite chronologie et la liste des abréviations courantes auraient également été les bienvenues

A mon avis, l’auteur a tendance à surestimer le poids de la direction du pays. Celle-ci s’est parfois trompée et a parfois trompé autrui. Mais ces errements ne pesaient pas lourds. Les dirigeants est-allemands gouvernaient certes le pays mais n’avait aucune prise sur l’issue de la Guerre froide.

Néanmoins, ces quelques réserves sont vite oubliées tant cet ouvrage passionnant est riche d’enseignements.

 

 

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 12:30

J'emprunte ce récit au journal Solidarité de classe.

« ZIEGENHALS, 7 FEVRIER 1933 : DERNIERE SESSION (CLANDESTINE) DU COMITE CENTRAL DU PARTI COMMUNISTE ALLEMAND (KPD)

Extraits du livre Ernst Thälmann De Zeno Zimmerling (RDA, 1974) Traduction: Christian Marry

« Mesdames, Messieurs, suivez-moi s'il vous plait ! ». D'un geste, Artur Lange invite les 15 à 20 hommes qui viennent d'arriver l'un après l'autre, à le suivre. Artur Lange est mécanicien, mais l'amour des étoiles, auquel il a donné d'innombrables heures de loisirs, a fait de lui un astronome. Aujourd'hui, 7 février 1933 après-midi, il est, comme souvent, de service à l'observatoire de Treptow à Berlin, ce qui signifie qu'il fait partager ses connaissances du monde des étoiles aux visiteurs intéressés. Et ça, Artur Lange sait très bien le faire. Aussi commence-t-il tout de suite à parler. Son exposé, il l'interrompt de temps en temps par les remarques « Svp veuillez me suivre » et « Svp montez l'escalier », jusqu'à ce qu'il ait mené le groupe de visiteurs sur le toit de l'observatoire.

Alors soudain tout change. Lange arrête de parler des étoiles, car il y a des choses plus importantes. Plus qu'un astronome enthousiaste Artur Lange est communiste, et les visiteurs sont des membres du Comité central, des secrétaires régionaux et des rédacteurs du KPD. Ils ne restent pas longtemps sur le toit. Hermann Dünow, collaborateur du CC du KPD, les informe qu'un car les attend devant la maison pour les conduire a. une session illégale du CC. « Vous êtes un groupe de sportifs et vous allez à une rencontre de votre club dans la Maison des Sports de Ziegenhals, près de Niederlehne, au bord du lac de Zeuthen... » (...).

Pendant que les cars traversent la région, une voiture venant d'un autre coin de Berlin, de Charlottenburg, se dirige vers le même endroit. Ernst Thälmann est assis à l'arrière et repense encore une fois à son discours. II dit a. son chauffeur : « Pendant longtemps, nous, communistes, n'allons plus pouvoir nous déplacer librement en Allemagne. Les nazis vont frapper. Mais personne ne réussira à nous exterminer ».

Trois routes conduisent à Ziegenhals. Ce 7 février, elles sont surveillées par des communistes. La séance du CC est sécurisée (...). Un camarade au grenier, un « pêcheur à la ligne » au bord de l'eau, quelques « buveurs de bière » au restaurant situe avant le lieu de la réunion, et enfin le bateau « Charlotte » - autant de précautions pour protéger la session à laquelle participent environ 40 camarades.

Walter Ulbricht, membre du secrétariat du CC, dirige la réunion. Ernst Thälmann expose la situation. Ce discours montre plus que tout autre Thälmann comme un marxiste-léniniste mûr, sans aucune illusion, dur dans l'évaluation critique du travail de son parti, créatif dans la formulation des taches à venir, constructif dans la présentation des moyens de les accomplir (...).

« Nous ne devons pas perdre de temps. C'est maintenant que le coup d'Etat menace. Que l’anéantissement du Parti menace. Qu'arrivent des semaines décisives. Le combat qui nous attend est le plus difficile. » Thälmann caractérise le cabinet Hitler au pouvoir depuis le 30 janvier comme la « dictature fasciste ouverte ». La bourgeoisie veut sérieusement détruire le Parti et l'avant-garde de la classe ouvrière. C'est pourquoi elle ne reculera devant aucun moyen. Elle ne se contentera pas de supprimer le peu qui reste des droits ouvriers, ce ne sera pas seulement l'interdiction du Parti, pas seulement une justice fasciste de classe, mais toutes les formes de la terreur fasciste : internement en masse des communistes dans des camps de concentration, justice sommaire et assassinat de nos courageux combattants antifascistes, en particulier des chefs communistes (...».

Tous ceux qui sont là se demandent comment cela a pu arriver. Ils devront l'expliquer aux masses. Thälmann ne fait pas de détour: « Nous n'avons pas été capables d'empêcher la dictature fasciste, bien qu'ayant organisé le combat des masses dans ce sens (...) Si nous n'avons pas pu aller plus loin, c'est parce que nous n'avons pas pu contrer l'influence des chefs socialistes et chrétiens » (...) A plusieurs reprises, Thälmann réclame l'unité d'action avec toutes les forces antifascistes (...).

Soudain, deux ivrognes entrent dans le restaurant. Sont-ce des mouchards ? On entend clairement la voix de Thälmann dans la pièce d'à côté ! Un camarade invite les deux types à aller boire un verre dans un autre endroit. Ils s'en vont. Le danger a-t-il disparu ? C'est alors que le guetteur du grenier signale deux individus sur le mur du jardin voisin. Ils ne restent pas longtemps, Ils disparaissent. Le danger est grand. Les camarades rassemblés décident d'interrompre immédiatement la réunion. Thälmann ne termine pas son exposé. II est un peu moins de 8 heures du soir quand les camarades quittent la Maison des Sports de Ziegenhals. La plupart utilisent les deux cars, d'autres rejoignent l'autre rive avec le bateau « Charlotte ». Thälmann rentre en voiture à Berlin. Deux heures après, les SA occupent les lieux (...).

Note du traducteur: après, Thälmann dirige un temps le journal Drapeau rouge. Il y rédige l'appel du KPD pour les élections du 5 mars. Mais le Parti décide qu'après le 5 mars Thälmann, trop menacé, ira poursuivre la lutte à l'étranger. Hélas, le 3, suite à une dénonciation, il est arrêté à Berlin. Il ira de prison en prison jusqu'à son exécution en 1945, à Buchenwald»

 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 13:44

 

Des partisans d’une Allemagne socialiste seront présents à la Fête de L’Humanité. Alors, faites un détour par le Village du Monde pour rendre visite aux amis de Die Linke  et de Neues Deutschland.

C’est toujours sympa, même si ceux qui se rappellent du stand de la RDA, dans ce qui s’appelait alors la cité internationale, ont toutes les chances d’être déçus…

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2 septembre 2011 5 02 /09 /septembre /2011 13:07

C’est avec un plaisir éhonté que j’ai procédé à une lecture partiale du chapitre « Berlin, la persistance de l’oubli » extrait de Berlin : l’effacement des traces, ouvrage édité par la BDIC et les éditions FAGE.                 

Je pense que mes lecteurs trouveront leur miel dans cette publication éditée à l’occasion de l’exposition éponyme qui s’est tenue au Musée d’histoire contemporaine-BDIC à Paris du 21 octobre au 31 décembre 2009.

 

Régine ROBIN nous rappelle, entre autres choses, que le freinage de la dénazification opéré par Adenauer alors chancelier de l’Allemagne de l’Ouest, au nom de la réconciliation nationale, entraîna un renouveau du fascisme (p. 27).

Durant la Coupe du monde de football de 2006 il était de bon ton de saluer le « nationalisme bon enfant » des Allemands. Ces louanges ont sûrement masqué la destruction du Palais de la République et la remise à neuf du stade nazi des Jeux olympiques de 1936… (p. 28)

Un peu plus loin, Régine ROBIN, explique qu’en l’espèce nous avons à faire à un oubli organisé.

 

Je remarque que nos amis « antitotalitaires » débaptisent 71 rues à Berlin-Est rivalisant dans ce domaine avec les nazis qui avaient « nettoyé » 121 voies pour l’ensemble de Berlin. Si besoin est, on passe outre le refus de certains maires d’arrondissement et l’opposition des habitants concernés. Ces derniers sont trop imprégnés de communisme pour comprendre les bienfaits de cette campagne de « purification » idéologique… Liebknecht et Luxemburg échappèrent cette fois au massacre, les rues qui portaient leur nom ne furent pas débaptisées.  

Les statues qui ont eu la malchance de dater de la défunte République ont également subi maints outrages : abandon, vandalisme, détournement, destruction, démontage, etc.

L’auteur explique avec malice que l’amiante trouvé dans le Palais de la République fut une « découverte providentielle » (p. 37) pour les bourgeois adeptes de la table rase.

Elle décrit aussi le processus de muséification de la RDA. Elle pointe le fait qu’aucun artiste de l’Est n’était représenté à l’exposition « 60 ans, 60 œuvres » tenue à l’occasion du 60e anniversaire de la RFA. Il me semble de rappeler que ladite Allemagne fédérale prétendait représenter tous les Allemands, ceux de l’Ouest comme ceux de l’Est.

Ces attaques brutales contre la mémoire collective des citoyens de l’Est n’est pas pour rien dans l’apparition du phénomène ostalgique.

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 15:40

Bienvenue au château de Spyker, devenu centre de vacances du FDGB !

 

Ses appartement seront à votre disposition...

 

Je pars en vacances quelques semaines.

Profitez bien de l'été !

A bientôt. 

Cordialement.

 

Joseph

 

PS : bien sûr, ce n'était qu'un clin d'oeil. Depuis 1990 le domaine n'est plus la propriété du syndicat, il est devenu un hôtel privé. Si un séjour dans l'île de Rügen vous tente toujours, vous pouvez demander à votre moteur de recherche favori de vous trouver le site de l'établissement...

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 13:48

Monument à la mémoire de Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg, co-fondadeurs du Parti communiste allemand, enterrés au cimetière  de Friedrichsfelde (Berlín) en 1919. 

Il a été conçu par l’architecte Ludwig Mies Van Der Rohe. Construit en 1926, il est démoli par les nazis en 1935. En 1951, il est remplacé par le Mémorial des socialistes édifié à l’initiative des Allemands de la RDA.

 

Cet article m’a été inspiré par la lecture du blog « comprendre avec Rosa Luxemburg ».

Source : http://memopolis.tumblr.com/post/7782344427/monumento-a-karl-liebknecht-y-rosa-luxemburg-co

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  • : Le blog de Joseph
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  • : Bienvenue sur une "ALLEMAGNE SOCIALISTE". Bonjour ! Ce bloc-notes virtuel fait par un Français a pour but de donner une autre image de cette autre Allemagne. Il s'appelle "Une Allemagne socialiste" car il traitera essentiellement de la République démocratique allemande (RDA) mais aussi parce que Joseph espère que ses voisins d'outre-Rhin construiront une Allemagne socialiste... --- Benvenuto su "UNE ALLEMAGNE SOCIALISTE" ("UNA GERMANIA SOCIALISTA").Buongiorno !
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