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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 12:12

Lors d’une récente cérémonie retransmise par toutes les télévisions du monde les chefs d’Etats et les représentants des pays capitalistes ont, avec un certain lyrisme, célébrer la réunification allemande. Pourtant, tout ce petit monde aurait dû faire profil bas. En effet, ces mêmes cercles dirigeants avaient, à une certaine époque, des plans pour l’Allemagne qui ressemblaient fort aux célèbres partages de la Pologne. De surcroit, ces mêmes milieux sont à l’initiative de la création de la RFA.

Le mono-étatisme est récent en Allemagne et il n’a pas toujours eu d’heureux effets… Par certains aspects, le génie allemand -ses chercheurs, ses humanistes…- ne semblait pas être gêné par la coexistence dans l’espace allemand de différentes entités étatiques.

Face à la propagande bourgeoise, je publie un extrait d’une brochure d’une autre propagande : celle de la RDA. Ce texte date du début des années 1960. Le français est quelque peu malmené mais on comprend quand même où veulent en venir les auteurs.

« En opposition à la conception ferme de l'Union Soviétique d'une Allemagne unie, démocratique et pacifique, il y avait déjà pendant la seconde guerre mondiale plusieurs plans de division de la part des alliés occidentaux.

En 1941, le journaliste américain, Th. N. Kaufmann publia une brochure au titre « Germany must perish » (l'Allemagne doit périr). Kaufmann exigea dans cette publication que l’Allemagne devrait être partagée entre la France, la Hollande, la Belgique, la Pologne et la Tchécoslovaquie, projet qui est illustré au moyen de la carte. il est significatif que l'Angleterre en était exclue. Kaufmann propageait en outre la stérilisation de tous les hommes et femmes allemands survivants, pour ainsi faire s'éteindre la grande majorité du peuple dans une seule génération. Goebbels faisait publier une grande édition de cette brochure, pour d'abord répandre la, terreur en renforcer ensuite la volonté de résistance de la population.

Pendant l'agression fasciste contre l'Union Soviétique, les nazis ne reculèrent pas devant l'affirmation mensongère que le plan Kaufmann était un projet soviétique !

 

 

En 1943, à la conférence de Téhéran, le président Roosevelt présenta le premier plan américain officiel au sujet, de la division de l'Allemagne.

Ce plan prévoyait une division de l'Allemagne en cinq pays: la Prusse,

le Hanovre avec plusieurs régions de l'Allemagne du Nord, la Saxe avec le district autour de Leipzig,

la Bavière, la Bade, le Wurtemberg,

la Hesse.

La Sarre,

la Ruhr,

Hambourg,

le canal et le port de Kiel devaient être soumis à un contrôle international.

Winston Churchill, en tant que chef de la délégation britannique, approuva ce plan.

Selon ses propres mots, il craignait beaucoup (« la puissance d'une Allemagne unie »).

La délégation soviétique déclina ce projet, en motivant que (« la volonté du peuple de réaliser son unité politique serait toujours très forte et que le morcellement territorial inclurait à la fois le danger d'un nouvel essor des tendances nationalistes. »)

Deux autres projets de division apparurent en 1944, après le rejet de ce premier plan: le remplaçant du secrétaire d'Etat américain, M. Summer Welles, proposa en juin 1944 de déchirer l'Allemagne en trois Etats, dont l'un devrait se former de l'Allemagne occidentale, l'autre de l'Allemagne orientale et le troisième de l'Allemagne du Sud. Ce plan n'a jamais été traité officiellement,

A Québec au Canada eu lieu, du 11 au 16 septembre 1944, une conférence séparée entre les représentants des gouvernements américain et britannique. Le ministre des Finances des Etats-Unis, M. Morgenthau, présenta un plan rigoureux de tripartition selon lequel l’Allemagne devrait être divisée en

un Etat de l'Allemagne du Nord,

un Etat de l’Allemagne du Sud,

et en une zone internationale contrôlée par les Nations-Unies.

La Sarre et les régions avoisinantes, entre la Moselle et le Rhin, devraient être incorporées à la France.

Morgenthau exigeait en outre la destruction ou bien le démontage des industries de la. Ruhr et de la Sarre, ainsi que l'arrêt des travaux miniers.

Cette région devait être « tellement affaiblie et soumise à un contrôle tellement rigoureux que le développement d’un nouveau centre industriel, dans un avenir plus ou moins rapproché, y serait impossible.  »

La perspective s'offrant à l'Allemagne s'appelait d'après Morgenthau : « Terre arable et pâturage ».

Le consentement de Churchill a été littéralement acheté par la promesse du ministre des Finances américain d'accorder à l'Angleterre un crédit d'après-guerre de six milliards et demi de dollars. De plus, on faisait entrevoir à l'Angleterre qu'elle pourrait prendre en possession un grand nombre des marchés allemands pour le fer et l'acier et exclure ainsi un concurrent dangereux.

En octobre 1944, le plan Morgenthau fut rejeté par l'Union Soviétique qui désigna ce projet « d'indiscutable ». La propagande de Goebbels profita surtout du plan Morgenthau, afin de rendre accommodants encore beaucoup d'hommes allemands pour « la guerre totale » quand la guerre fasciste touchait déjà à sa fin ».

 

Lors de la conférence de Potsdam, du 17 juillet au 2 août 1945, le problème allemand se trouva au centre des débats. La délégation des Etats-Unis offra un autre plan sur l'Allemagne, qui prévoyait à nouveau une tripartition:

Un Etat se formant de l'Allemagne du Nord avec la capitale Berlin,

un Etat se formant de l'Allemagne occidentale avec la Ruhr et la Sarre, Etat, qui, selon J'opinion de Truman, devait être d'abord soumis au contrôle international, pour ensuite être transformé en un Etat séparé; un Etat se formant de l'Allemagne du Sud avec la capitale Vienne,

Etat qui devait englober les pays allemands de Bavière, ·Wurtemberg et Bade, ainsi que l'Autriche et la Hongrie.

L'acceptation de ce plan a été empêchée par l'Union Soviétique.

En raison de l'initiative soviétique, les participants de la conférence ont décidé :

"De continuer à traiter l'Allemagne d'un ensemble uni et de lui donner la possibilité de prendre un développement démocratique et pacifique." »

 

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 13:42

Je vais voir dans ma  province

française préférée si l'automne

est chaud !

 

A bientôt.

 

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 12:22

Et oui, l’Allemagne qu’on aime a sa maison...

 

Cette vénérable demeure nous est présentée dans un dépliant de Die Linke distribué à l’occasion de la fête de L’Humanité.

 

« La maison Karl-Liebknecht

La maison Karl-Liebknecht à la Rosa-Luxemburg-Platz de Berlin est le siège du parti DIE LINKE. Ayant été construite en 1912 comme bâtiment d'usine, la maison a vécu beaucoup en tant que témoin de l'histoire allemande. En 1926, le Parti communiste d'Allemagne (KPD), qui y a résidé, lui a attribuée le nom de Karl Liebknecht, un de ses fondateurs. En 1933, la maison était occupée par les nationaux-socialistes avant qu'elle soit rendue au parti SED qui l'a reconstruite. Depuis 1977, elle est classée monument historique. Puis, en 1990, le parti PDS en a fait son siège et cinq ans plus tard la maison Karl-Liebknecht lui était confiée. »

En 1933.

Aujourd'hui.

 

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 12:13

Souvenirs de jeunesse : une ancienne habitante de la « Banlieue rouge » évoque la RDA sans haine, ni nostalgie.

 

Au début années 1970, je suis allée deux fois en RDA. Une fois dans les environs de BERLIN et une autre fois vers POSTDAM, à la campagne. Je trouvais intéressant le fait que, contrairement à la France, tout le monde était impliqué dans les vacances, le sport, le travail, crèche ; il n’y avait pas d’exclus comme les SDF. A Berlin, les gens étaient logés dans des barres d’HLM avec peu de meubles et peu de choix.

nullLes magasins de Berlin ressemblaient à nos actuels magasins « pour les pauvres » (comme Netto), il n’y avait pas beaucoup de choix. J'ai même rencontré une Française qui travaillait dans une supérette proche de la tour et qui était contente d'être là. Par contre, dans presque tous les endroits proches du Mur c'était comme le plan Vigipirate avec militaires et mitraillettes : sa foutait la trouille ; les gens qui avaient des amis ou de la famille de l'autre côté étaient tristes et même malheureux de cette situation et ils nous enviaient de pouvoir passer de l'autre côté. Au stade de Berlin, j'ai eu l'occasion d'assister à des jeux d’.athlétisme de plusieurs pays, et là, l'ambiance était comme partout chaleureuse. Avec des supporters, etc.

Côté des jeunes c'était bizarre de les voir dans les camps des pionniers... : ils étaient habillés tous pareils (genre scout) et ça me rassurait de savoir que pour moi ce n’était pas comme cela. Sinon côté cinéma, chanson, c'était pareil : les idoles -les leurs-. Evidemment, ils voulaient celles des autres…

Côté campagne : promenade en bateau, promenade en forêt. Les gens avaient tous ou presque des animaux à manger dans leur petit jardin. J'ai même visité des châteaux.

Le pire souvenir c'est (et d'ailleurs depuis je ne supporte plus les films consacrés à la guerre, j'aimais déjà pas trop ça avant) la visite du camp de SAXENHAUSEN mais à l'Est ou à l'Ouest c'est toujours la même horreur. 

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 12:12

 

  • Même si l'importance de leur action est aujourd'hui discutée, les  Trümmerfrauen » (femme des décombres) ont, en l'absence des hommes, tués, prisonniers ou déplacés, entrepris les premiers déblaiements et les premières constructions.

 

 

  • Beaucoup de foyers étaient divisés. De nombreux refugiés erraient sur les routes. Berlin et ses environs n'étaient pas épargnés par ces déplacements massifs de population.

 

  • Au milieu de ce chaos, à Berlin, le 14 juillet 1945, les quatre partis constitués (CDU, LDPD, KPD, SPD) créent ce qui deviendra le Bloc antifasciste et s’entendent pour reconstruire le pays sur une base démocratique.

   

 

Lors des élections de l’automne 1946, les résultats à Berlin sont les suivants.

 

Ensemble de
Berlin

Secteur
soviétique

SPD

47,70%

42,70%

SED

19,40%

29,10%

CDU

21,70%

18,20%

LDPD

9,20%

7,60%

 

  • L'aube du socialisme...

 

 

 

 

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 13:13

  

  • A Berlin, le 13 mai 1945 la ration quotidienne d’un employé fut fixée à 65 g de viande, 10 g de graisse, 20 g de sucre, 400 g de pomme de terre.  Cette pénurie alimentaire n'empêche pas la parution du Berliner Zeitung le 21 mai.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En juillet 1945, le journal Das Volk donne le ton...

 

 

  • Le Tiergarten connut de terribles dommages lors de la Seconde Guerre mondiales. Puis les arbres qui avaient survécu au conflit ont été sciés tandis que la faim poussait les Berlinois à transformer les espaces libres en potagers. En 1949, un million d'arbres furent plantés.

  • Le souvenir de la bataille de Berlin, qui coûta le vie à de nombreux hommes, et qui endommagea le parc, est entretenu dans un mémorial implanté dans ce « coeur vert ».

 

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 14:32

 

Je reprendrai mes pinceaux en septembre...

Cordialement.

 

Joseph

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 13:14

Hoyerswerda (en sorabe, Wojerecy) est une ville de Saxe.

Après la guerre devient une importante ville industrielle. Elle doit  son essor au gisement de lignite pauvre en soufre de cette région de Basse-Lusace. L’entreprise de transformation du lignite, "Schwarze Pumpe", est fondée en 1955. En 1960, la production doit atteindre environ 30 millions de tonnes de lignite brut .

A partir de 1957, des dizaines de milliers d'appartements sont construits pour répondre à la demande.

 

En 1981 la ville atteint son nombre maximal d'habitants, avec environ 71 054 personnes. Hoyerswerda a alors le plus fort taux de natalité en RDA.

C’est une véritable « cité nouvelle » avec ses milliers de logements standardisés qui sort de terre. La plupart des autres pays développés auront aussi recours à ce type d’urbanisation avant d’en découvrir progressivement les inconvénients.

Après la disparition de la RDA beaucoup d'entreprises dans la région industrielle de Hoyerswerda sont fragilisées, fermées ou licencient des salariés. Ce déclassement soudain et brutal pousse certains habitants à soutenir la droite la plus extrême...

 

Entre 1993 et 1998 plusieurs villages plus petits fusionnent avec la ville, mais le nombre d'habitants passe de 70 000 personnes environ dans les années 1980 à environ 41 000 personnes à la fin des années 2000. On s'attend à ce que la population diminue encore plus ; il n’y aurait plus que 20 000 ou 30 000 habitants vers 2030.

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 13:01

Le mémorial des socialistes à Friedrichsfelde

Chaque année, les Berlinois s’y rendent pour saluer la mémoire de Rosa Luxemburg, de Karl Liebknecht et de tous ceux qui ont consacré leur vie au socialisme.

MemorialSocialistesFriedrichfelde.jpg


 

L’Université Humboldt WilhelmVonHumboldt.jpg

Le plus ancien bâtiment de l’Université, le Palais des Princes, a été construit entre 1478 et 1753. Wilhelm von Humboldt fonde L’Université en 1810.

 

L’Etat socialiste y fait entrer des milliers d’enfants d’ouvriers et de paysans.

  UniversitatHumboldt.jpg

 

 


 

 

La tour de télévision

Haute de 368 mètres, la tour de télévision est mise en service le 3 octobre 1969. Cet équipement est aujourd'hui un monument emblèmatique de Berlin.

TourTelevisionBerlinCouleur.jpg

 

 TourTelevisionBerlinNoirEtBlanc.jpg

Une série de photos prises lors de la construction de la tour : http://www.fernsehturm.de.be/

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 17:17

L’hôtel de ville rouge (Rote Ratehaus)

Construit entre 1861 et 1865, il est situé entre la Judenstrasse et la Spandauerstrasse. En 1955, une fois les dommages causés par la guerre réparés, les élus du peuple s’y installent.

 

RoteRateHaus.jpg

 


 

 

Le palais de la République (Palast der Republik)

Il ouvre ses portes en avril 1976. C’est une maison du Peuple au sens large, qui abrite le Parlement et de nombreux espaces culturels ou festifs. Ce bâtiment original profondément lié au régime socialiste devient gênant après la restauration du capitalisme. Sa démolition est donc largement le fruit de la revanche.

 

PalastDerRepublik-I.jpg

    

PalastDerRepublik-III.jpg

 

Ci-dessous les "paysages fleuris" promis par Helmut Kohl...

BluhendeLandschaften.jpg

On peut lire également : Une date, une image : 23 avril 1976, ouverture du Palais de la République


 Le mémorial de Treptow

Il a été construit à la mémoire des 5 000 soldats de l’Armée rouge tombés pour la libération de Berlin. Se souvenir de ce genre d’épisode est un exercice salutaire, il aide à comprendre le caractère ignominieux de l’amalgame fait actuellement entre communistes et nazis.

 

TreptowFleuri.jpg

On peut lire aussi : Une date, image : 8 mai 1949, inauguration du mémorial soviétique de Treptow

 

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  • : Bienvenue sur une "ALLEMAGNE SOCIALISTE". Bonjour ! Ce bloc-notes virtuel fait par un Français a pour but de donner une autre image de cette autre Allemagne. Il s'appelle "Une Allemagne socialiste" car il traitera essentiellement de la République démocratique allemande (RDA) mais aussi parce que Joseph espère que ses voisins d'outre-Rhin construiront une Allemagne socialiste... --- Benvenuto su "UNE ALLEMAGNE SOCIALISTE" ("UNA GERMANIA SOCIALISTA").Buongiorno !
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