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Ci-dessous, seront présentés des écrits qui échappent à l'hostilité, voire la haine, que déclenche le sigle RDA...

Un témoignage plein de fraîcheur avec sa coloration ch’timi…

1979 ma RDA Alain Girard

Il y a 30 ans, déjà 30 ans, je posais le pied sur le sol de la République démocratique allemande, j’avais 21 ans.

Militant de la CGT Nord Pas de Calais je faisais partie d’un groupe de jeunes qui se rendait en RDA.

Rassemblés à la gare de Lille, des dizaines d’enfants, familles d’ouvriers comme on en est fiers, chahutaient en attendant leur monos car la RDA accueillait chaque année des centaines de ces tiots qui ne seraient jamais partis en vacances, A ma connaissance je n’en ai connu aucun qui l’ait regretté, bien au contraire, ils étaient les princes, la solidarité de classes n’avait pas de frontière.

Le voyage en train fut très long, éprouvant, à l’époque la bière et le militant formaient un couple redoutable, toute la nuit ça voyageait dans les wagons, pas une minute de silence, de repos. Les mecs repéraient les filles et vice versa, les vacances quoi.

Imaginez ces années-là, 1979, le mouvement punk explosait en Europe, la jeunesse se battait sur tous les fronts, les jeunesses communistes de France comptaient des dizaines de milliers d’adhérents, les lycées en grève, la sidérurgie en lutte trahie par le socialiste Davignon et le père Chérèque, la bataille était d’une terrible dureté mais quand nous perdions nous reculions en ordre pour mieux y retourner, des enragés.

L’accueil fut typiquement allemand, des fleurs, des embrassades sauf que le dirigeant de la FDGB n’appréciait pas mon blouson noir, un Perfecto, il avait décidé que j’étais un fasciste, il est vrai que je sus plus tard que ce type de blousons étaient portés chez les nazis….

La situation était étrange, j’encadrais un groupe et un dirigeant syndical refusait que je reste sur le territoire et bien sur, je ne parlais pas un mot de sa langue.

La crise se dénouât assez rapidement j’eu l’idée de lui remettre, cela semble si puéril, une faucille et un marteau, taillés dans du laiton, cela nous servait de poings américains pendant les grèves dans mon collège technique, oui c’était la guerre sociale.

Il prit la chose, me toisât et l’embrassade enfin, j’étais arrivé chez moi.

Le soir les Allemands nous offrirent le repas, une coutume, les Français ne devaient pas se relever et après cette nuit de train…

Il fut décidé que je déclencherais l’irrémédiable, le tour de chaque table pour un toast, une heure après je baignais dans une volupté radieuse, le Korn jus de fraise avait fait son œuvre.

Parti satisfaire un besoin que l’on dit naturel, à mon retour plus un Français, la RDA menait par un point à zéro.

Le séjour prévu pour trois semaines fut extraordinaire, je l’affirme, il y eut de toutes les émotions, de toutes folies qui se commettent à cet âge.

Hébergés à Ballenstadt, district de Halle, nous descendions le soir pour rencontrer les autres jeunes qui s’éclataient à coups de 125cc, chaque soir les anciens manifestaient la crainte de bagarres, jamais, jamais un accrochage, plutôt beaucoup d’amourettes, d’échanges de clopes, les Boyard, firent un malheur.

Chaque soir donc nous allions dans un café comment dire crèmerie, les gâteaux proéminents, un étalage de crèmes, ce lieu ne se vidait que très tard et pourtant tous ceux qui le fréquentaient bossaient le lendemain.

C’est en visitant une entreprise, modèle ou non je l’ignore, que j’ai mieux compris pourquoi on pouvait se coucher tard en RDA pour moi qui bossait en usine.

Un rythme de travail sans rythme dirais-je, la crèche dans l’usine, les salles de sport et de détente dans l’usine, les repas dans l’usine, l’arrivée et le départ dans l’usine.

Non pas pour y améliorer le rendement, y cloîtrer les travailleurs, non pour que l’organisation de sa vie lui offre le plus de possibilités d’être avec les siens, déjà en 1979 en France rappelez-vous…

Donc visites d’entreprises, une journée de travail volontaire pour le Chili je crois, cela consistait à cueillir des cerises sur des cerisiers nains comme nous n’en avions jamais rencontrés, notre récolte fut pitoyable, en bon Français.

Petit Platch était membre du syndicat, il conduisait l’un de nos minibus, quand nous le poussions à rouler vite, il faisait: « nein, nein, permis kaputt », il nous disait que tout militant qu’il soit il ne pouvait attendre aucun cadeau, c’est cela la RDA.

Pour nous accompagner nous avions des étudiant(e)s des FDJ et une interprète qui parlait couramment le Stasi.

La Stasi justement, nous l’évoquions chaque jour, sans retenue, les allemands nous répondaient sans retenue, police populaire, rien ne me laisse croire encore aujourd’hui qu’ils tremblaient de peur ou alors ils le dissimulaient avec un certain brio.

Chaque jour nous recevions l’Humanité, les pays socialistes en achetaient beaucoup mais ne le dites pas, nous ne leur devons rien, on les connaissait même pas alors,

Donc l’Huma pouvait avoir un format étrange, à fenêtre, là où l’article déplaisant était passé sous les lames des ciseaux, nous demandions où étaient les fenêtres et ils nous répondaient « quelles fenêtres ? » et on se marrait tous.

Elianne, je crois qu’elle se prénommait ainsi notre interprète, en bonne police populaire se mêlait sans souci à nos bains de minuit glacés, il arrivât que ses vêtements flottassent en haut du mat porte drapeau, elle était écroulée de rire, ah la Stasi.

Par un savant calcul nous prîmes un train à vapeur, un vrai, avec ses volutes noires et ce bruit de train à vapeur, à notre arrivée une équipe de la télé ouest-allemande filmait, plus tard elle présentera ce train comme un des moyens de locomotion les plus rapides de la RDA, ce train unique devenu une généralité.

Ce qui nous étonnait le plus, à chaque achat, tenait à ce que chaque objet avait un prix fixe, Berlin ou Halle, même étiquette, pas de triche, rien de tout cela, en France l’inflation dérapait on se battait je crois me souvenir sur des revendications mensuelles toujours débordées par l’inflation, là pas de surprise.

Nous ne manquions pas de provoquer nos hôtes, les libertés, la musique, le Rock ’n Roll, toujours nous butions sur cet aspect, ce qui venait de l’autre côté était malsain, mauvais, avec le temps de la réflexion je pense qu’ils construisaient une société avec des repères qu’ils ne voulaient pas être d’une société puérile de consommation. Je m’interroge, c’est étrange, si sur ce plan, leur socialisme n’était le plus dangereux pour l’adversaire de classe, les Allemands de l’Est étaient en train de créer une nation socialiste, sans compromis.

De mon séjour à Halle, je me souviens de ces soldats de l’Armée Rouge que nous croisions, ils faisaient du tourisme en groupe, sans plus de soucis que cela, la casquette repoussée sur le front, débonnaires, une armée d’occupation pour certains, 30 millions de morts et une Allemagne libérée pour moi.

La découverte du mémorial de l’Armée Rouge était un autre choc mais on peinait à bien saisir l’ampleur de la catastrophe nazie, le coup et le coût terribles pour l’humanité.

Ce fut à Berlin que des officiers français tentèrent de nous persuader que nous circulions en totale liberté parce que communistes, lorsque je leur demandais s’ils l’étaient ils faillirent s’étouffer de rage, ils se pavanaient en uniforme de l’armée française en toute liberté.

En recherchant les cadeaux à ramener je croisais un groupe d’hommes et l’un d’eux ne m’était pas inconnu, plus tard je m’aperçus qu’Erich Honecker…

Nous participâmes également aux activités des FDJ, fatalement en quelques heures chacun portait la chemise bleue et l’écusson tant envié.

La fête foraine qui se tenait à proximité du mur antifasciste avait un air comme dans un film de Jeunet, réac diront les réacs, bon enfant diront les humains, de l’autre côté une sono déversait en permanence du hard rock, la RFA a toujours eu beaucoup de respect pour sa voisine.

Pendant ces jours, les idylles s’installaient dans la durée et promettaient pour le départ.

Chaque matin le petit-déj, qui finira par nous filer des boutons, tout fait de charcuterie, confitures, thé, omelettes, la totale, les amoureux trainaient, la FDGB veillait.

Le concours sportif, on s’en doute, virât largement à l’avantage de la CGT les 5 première minutes puis se déroulât un festival Est-allemand et là, promis, hormis le Korn, pas de dopage, que des fruits et un petit alcool léger. La RDA menait par deux manches à zéro.

Il était difficile d’échapper à l’emploi du temps mais cette journée là personne ne voulut monter de faiblesse et ce fut Buchenwald.

Il n’y a rien à raconter, ne vous méprenez pas, c’est impossible, 30 ans après c’est au même point dans ma tête.

Nous sommes en plein mois d’août, le soleil resplendit, nous tremblons toutes et tous, plus un mot, il faudra que nous nous écroulions dans l’herbe, chacun dévisageant l’autre pour y surprendre la même souffrance, la même honte.

La parole finit par s’installer, des voix étouffées, des sanglots contenus, je n’ai jamais connu une telle incompréhension, nous n’y arrivions pas.

Le soir en silence, onze jeunes adhérèrent la Jeunesse communiste, sans rien demander, c’étaient leurs mots à eux.

Le dernier soir les Français rendaient la monnaie de leur pièce à leurs hôtes, menés deux manches à zéro, ne restait que le KO technique pour gagner.

Le repas français se révélât confondant. Mart… en apéro à volonté, steacks grillés au feu de bois, frites fraîches cuites au même feu de bois, le tout arrosé au Pastis qui remplaçât toute autre boisson durant tout le repas.

A 23h retentissait le cocorico victorieux, KO technique.

Nos trois semaines ne furent pas que beuveries, loin s’en faut, la chaleur, la fraternité, la solidarité de travailleurs envers d’autres travailleurs voilà ce qui fait des victoires.

Vous penserez que bien sur 30 ans après tout est joli, je ne le crois pas, si je suis demeuré fidèle à cet idéal, la RDA que j’avais rencontrée y était pour beaucoup, cela s’ajoutant à ces femmes et hommes extraordinaires du Nord Pas de Calais qui n’ont jamais renoncé.

30 années ont passé et de ce groupe plusieurs sont devenus des dirigeants de la CGT ou du Parti communiste français aucun n’a jamais oublié la RDA, et les Allemands de l’Est devaient bien y être pour quelque chose.

 

Alain Girard

 

Source : http://socio13.wordpress.com/2009/11/09/1979-ma-rda-alain-girard/

Publié 9 novembre 2009


Arnaud Lechevalier

Pour Alternatives Economiques

 


La réunification asymétrique (II). Une identité Est-allemande.

Dans une Allemagne réunifiée devenue plus inégalitaire, notamment à l’Est, une partie des Ossis sont toujours en quête de reconnaissance et d’une place dans une société qui peine à être mixte.

Le bilan social de la réunification.

Vingt ans après, quel bilan social peut-on dresser de la réunification ? L’actif du bilan est constitué d’une augmentation du niveau de vie de 80% en quelques années dans les nouveaux Länder – cependant interrompue (voir post précédent) – et par un rattrapage rapide en ce qui concerne certains indicateurs de conditions de vie (logement, taux d’équipement en automobile : on est en Allemagne…). Des différences substantielles demeurent en matière d’état de santé et d’espérance de vie et parfois la convergence s’est faite par le bas du point de vue de l’Est, comme par exemple pour les dépenses d’éducation, la natalité ou les taux d’activité des femmes. Le nombre de délits et plus encore de crimes a bondi à l’Est pour rejoindre le niveau de l’Allemagne de l’Ouest. Les taux de suicide diffèrent peu.

Compte tenu de sa situation initiale, il n’est guère surprenant de constater que la distribution des revenus sur le territoire de l’ex-RDA soit devenue plus inégalitaire avec l’introduction d’une économie de marché. Plus singulier est le fait les nouveaux Länder soient devenus en quelques années au moins aussi inégalitaires que les anciens Länder, tout au moins en matière de salaire. Sur la période 1992-2003, une décomposition statistique des inégalités dans l’Allemagne réunifiée entre variations des inégalités à l’Est, à l’Ouest et entre les deux parties du pays fournit deux résultats principaux.[1] En premier lieu, elle montre un accroissement des inégalités dans l’Allemagne réunifiée, auquel les nouveaux Länder ont contribué plus que proportionnellement. En second lieu, si la structure des salaires et des revenus était plus égalitaire à l’Est qu’à l’Ouest en 1991, l’inverse est vrai aujourd’hui, malgré l’accroissement des inégalités à l’Ouest[2]

Le processus de rattrapage des revenus bruts, concentré on l’a vu entre 1991 et 1997, a été en effet différencié suivant le niveau de revenu.[3] Les écarts en termes de revenu brut médian ou pour les revenus salariaux les plus élevés ont baissé substantiellement jusqu’en 2002 : une bonne partie des Allemands de l’Est, les plus qualifiés, y ont donc beaucoup gagné. En revanche, les revenus les plus bas ont vu leur situation relative se détériorer par rapport à l’Ouest. En outre, les écarts de revenu Est/Ouest pour les cohortes les plus jeunes, celles qui ont pourtant reçu leur formation et commencé leur vie active dans l’Allemagne réunifiée, sont plus importants que pour les cohortes les plus anciennes. Compte tenu du faible niveau des revenus de l’épargne et du patrimoine dans les nouveaux Länder et d’une moindre part des revenus très élevés, les inégalités de revenu net par unité de consommation (voir tableau ci-dessous) demeurent encore un peu inférieure à ce qu’elles sont à l’Ouest.

Quelques indicateurs d’inégalités, de pauvreté et d’inactivité (2007)

En pourcentage

RFA

Anciens Länder

NouveauxLänder

Indice d’inégalité (Gini*) des revenus nets par unité de consommation** (échelle OCDE)

0,29

0,29

0,26

Taux de revenu élevés = part des personnes avec un revenu par unité de consommation** supérieur à deux fois le revenu médian ***

7,7

8,8

3,8

Taux de pauvreté (part des ménages avec un revenu par unité de consommation** inférieur aux deux tiers du revenu médian)

 

  12,9

19,5

Part des personnes sans emploi (BIT)

8,7

7,0

15,2

Part des chômeurs de longue durée dans le total des chômeurs

 

33

45

Part des personnes sans emploi depuis plus d’un an

4,9

3,6

9,5

Part des ménages ne comptant aucune  personne en emploi (18 – 60 ans)

9,5

8,4

16,4

Part des ménages bénéficiaires de minima sociaux

10,1

8,6

16,0

Part des élèves qui quittent le système scolaire sans aucun diplôme

14,1

14,9

10,8

Part des personnes sans diplôme du secondaire ou plus

17

19

8

(*) Le coefficient de Gini peut varier entre 0 – une situation parfaite d’égalité des revenus – et 1 – tous les revenus sont concentrés dans les mêmes mains
(**) Unité de consommation : système de pondération attribuant un coefficient à chaque membre du ménage et permettant de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles ou de compositions différentes. Avec cette pondération, le nombre de personnes est ramené à un nombre d’unités de consommation (UC). L’échelle de l’OCDE attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus, 0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans.
(***) Le revenu médian est le revenu qui partage exactement en deux la population : la moitié de la population dispose d’un revenu plus élevé que le revenu médian, l’autre moitié d’un revenu moins élevé.Source : Statistische Ämter des Bundes und der Länder.

La chute des taux d’emploi féminin, le développement d’un secteur à bas salaire et le haut niveau de chômage persistant auront beaucoup contribué à cet accroissement des inégalités de revenus. Les nouveaux Länder comptent deux fois plus de personnes sans emploi et deux fois plus de ménages sans aucun emploi (16,4%). Près d’un chômeurs sur deux l’est depuis plus d’un an. Une personne sur cinq est pauvre, si l’on retient un seuil de pauvreté national, et deux fois plus de ménages dépendent des minima sociaux que dans les anciens Länder. En revanche, héritage du système scolaire de la RDA, le taux d’échec scolaire est sensiblement inférieur à ce qu’il est à l’Ouest.

Retour sur les modalités de la réunification

Pour comprendre le marasme économique persistant et le malaise apparu dans les nouveaux Länder, il faut avoir en mémoire trois données. En premier lieu, il n’y eut pas à proprement parler de « réunification » mais une absorption par l’ex-RFA de la RDA. Pour une large partie des élites ouest-allemandes, la division de l’Allemagne s’étaient traduite par la concurrence entre deux systèmes, le système « socialiste » avait implosé et il s’agissait d’obtenir une « adhésion sans conditions », ce qui fut fait, après les premières élections démocratiques, avec l’extension aux nouveaux Länder, tout juste reconstitués, de la Loi fondamentale de la République Fédérale le 3 octobre 1990.

La deuxième décision fondamentale fut le choix fait en faveur d’un taux de change de 1 Mark est-allemand contre un Deutsche mark (alors que le premier valait sans doute trois ou quatre fois moins). Il fut motivé politiquement par le Chancelier de la réunification, Helmut Kohl, par le souhait d’obtenir l’adhésion de l’électorat des nouveaux Länder au processus de réunification (plus prosaïquement d’être réélu), par le souci de limiter la vague d’émigration d’Est en Ouest mais aussi la concurrence venue de l’Est. Toujours est-il qu’il eut pour effet de doter du jour au lendemain les Allemands de l’Est d’un pouvoir d’achat qui alimenta un boom économique transitoire à l’Ouest, et, dans le même temps, de ruiner de larges pans de l’industrie est-allemande mise dans l’impossibilité d’écouler sa production, notamment vers les anciens « pays frères ».

La troisième décision fut de mener tambour battant la privatisation de l’économie est-allemande via un organisme spécialisé le Treuhand, dont la gestion ne fut pas exempte de diverses dérives. Plutôt que d’assainir dans la durée les entreprises publiques concernées, on les dépeça : 85% d’entre elles furent acquises par des Allemands de l’Ouest qui en prirent les commandes, y compris pour les liquider au plus vite ; 5% par des Allemands de l’Est. Des millions de kilomètres carrés de forêts et de terres arables furent de même cédées à très bon marché. Selon une plaisanterie répandue en ex-Allemagne de l’Est : « Les évènements de 1989 ont été une vraie révolution. Pourquoi ? Bah, Marx avait bien dit que la révolution mènerait à un bouleversement des rapports de propriété »…[4]Pour amortir le choc, les assurances sociales furent rapidement étendues aux nouveaux Länder où la part des dépenses de protection sociale dans le PIB atteignit rapidement 50% sous l’effet des transferts financés par les cotisants de l’Ouest. La rénovation des infrastructures publiques, à l’image du système d’enseignement supérieur et de recherche, a été de grande ampleur (voir post précédent).

Des Ossis en quête de reconnaissance 

Difficile de dire le bouleversement du quotidien, le brusque chamboulement de repères, de normes, de culture, dont l’unification a été le théâtre pour des millions d’Allemands de l’est (Ossis), pourtant si attentifs depuis longtemps à tout ce qui se passait dans la République Fédérale. La réunification s’est faite de manière tellement asymétrique qu’une partie de la population des nouveaux Länder éprouve le sentiment d’une absence de reconnaissance de son identité propre quand ce n’est pas l’amertume de vivre en marge de la société. Certaines manières « d’agir, de penser et de sentir » – pour emprunter le vocabulaire de Durkheim – propres à la culture des Ossis n’ont pas eu le droit de citer dans la République « réunifiée » ; tout juste ont-elles habité occasionnellement l’imaginaire collectif à l’occasion d’une vague «d’Ostalgie », aux motivations ambiguës. Seuls le cinéma, la littérature et l’art contemporain ont su en quelques brillantes occasions faire vivre cette identité singulière.

Certes, grâce à une entreprise initiale de purge politique des anciens collaborateurs de la police politique du régime Est-allemand dans l’appareil d’Etat – qui fait aujourd’hui toujours débat, dans un sens ou dans un autre – et à un travail historique critique sur « l’Etat de non droit » (Unrechtstaat) Est-allemand, avec le temps, « l’ère du soupçon » des Wessis à l’égard des Ossis s’estompe progressivement. Mais il serait illusoire de croire que les quelques moments de célébrations nationales ont effacé le mur dans toutes les têtes : deux tiers des Allemands de l’Est partagent en tous cas cet avis. En attestent des différences persistantes. D’abord quand à la perception du passé puisqu’une majorité des Allemands de l’Est considèrent la RDA avec plus de bienveillance que les Wessis. Les avis sur les acquis de la réunification sont moins clivés, notamment en termes de libertés, mais des différences demeurent.

Ces divergences sont les plus manifestes dans le champ politique avec des nouveaux Länder qui penchent nettement à gauche, et notamment en faveur du parti die Linke, alors que la droite (CDU-CSU et FDP) flirte avec la majorité absolue dans les anciens Länder depuis 2002 ou la dépasse (2009). Mais c’est plus encore la faiblesse de la mixité, géographique voire conjugale entre Wessis et Ossis, qui en est l’indice le plus révélateur, et même dans la capitale de l’Allemagne réunifiée, Berlin. A l’image des résultats du référendum d’avril 2008 sur la fermeture de l’aéroport de Tempelhof, symbole du pont aérien de 1948-1949 et constitutif de l’identité de Berlin-Ouest. A l’exception des deux arrondissements du centre de la ville, situé à Berlin-Est mais investis depuis la chute du mur par les « Bobos » Ouest-allemands, la carte électorale  des résultats a reflété très fidèlement l’antienne partition de la ville des deux côtés du mur : un « non » à la fermeture massif à l’Ouest, mais un « oui » dans l’ancien Berlin-Est. Tempelhof fermera, mais le destin de cette immense espace situé presque au cœur de la ville est encore incertain. Comme celui de l’Allemagne réunifiée elle-même.

[1] Nicola Fuchs-Schündeln, Dirk Krueger, Mathias Sommer, Inequality trends for Germany in the last two decades: A tale of two countries, NBER Working papers series, n°15059, juin 2009.
[2]
Le ratio rapportant le plancher du dixième décile de la distribution des salaires bruts (les 10% des salaires les plus hauts) au plafond du premier décile (les 10% des salaires bruts les plus bas) a augmenté de 19% entre 1992 et 2005 à l’Ouest (de 2,40 à 2,85) et de 44% à l’Est (de 2,01 à 2,90).
[3]
Tilman Brück, Heiko Peters, 20 years of German unification: evidence on income convergence and heterogeneity, IZA discussion paper, n°4454, septembre 2009.
[4]
Franziska Augstein, « Ausverkauf der Republik », Suddeutsche Zeitung, n°260, 11.11.2009

 

Source : http://alternatives-economiques.fr/blogs/lechevalier/2009/11/15/la-reunification-asymetrique-ii-une-identite-est-allemande/

 

"20 ans après", l'article de Claude Marchand dans l'Huma sur la RDA, avec les coupures de la rédaction

Sollicité par un membre de l’actuelle rédaction en chef de l’Humanité, Claude Marchand, ancien correspondant permanent de l’Humanité en RDA, de janvier 1987 à juillet 1990, a fait parvenir au journal un point de vue à l’occasion du 20e anniversaire de la chute du mur. Malgré les engagements pris par le demandeur, son point de vue a été tronqué de plusieurs passages, dont certains, telle la conclusion, semblent ne pas avoir été politiquement appréciés par son censeur. A la demande de son auteur, nous publions ci-dessous  l’intégralité de ce point de vue, les passages « coupés » étant indiqués en gras.

« 20 ans après

20 ans après, ce sont d’abord des lieux, des visages qui refont surface, comme autant de fragiles repères dans  le cours de l’Histoire qui s’emballe cette année-là, 1989. Des tranches de vies bouleversées, bouleversantes,  semblables à nombre de celles charriées par le déluge médiatique actuel, mais moins univoques ; à l’évidence, la guerre idéologique n’a pas rendu les armes avec la fin de la guerre froide...

Des histoires jamais simples. Celle de Jürgen, jeune ouvrier ayant fui comme des milliers d’autres la RDA et ses désillusions - démocratie aux abonnés absents, anémie de l’offre de biens de consommation… Rencontré un lundi soir de manif’ monstre sur le Ring de Leipzig, cet élu communiste n’ayant pas, lui, abdiqué tout espoir dans un socialisme à visage humain. Heike et Jürgen, un couple d’amis, témoins horrifiés de la violence de la répression policière le 7 octobre au soir, et leur interrogation impuissante : « Est-ce cela le socialisme ? ».

Des histoires de rires et de larmes. Au soir du  4 novembre, l’optimisme de mon ami Thomas Neumann, graphiste et photographe d’art, l’un des organisateurs de l’immense manifestation berlinoise contre la violence et pour la démocratie.  Heike, une autre Heike, une voisine, et son bonheur ivre de la liberté d’avoir pu danser toute la nuit du 9 au 10 novembre dans une discothèque drüben, de l’autre côté.. Les sanglots de la romancière Helga Königsdorf,  entrée un temps en désespérance quand le slogan « Nous sommes un peuple » chassait définitivement « Nous sommes le peuple » dans une Allemagne déjà en marche vers sa réunification …

Désillusion, espoirs, doutes, tensions, euphorie, bonheur, tristesse, inquiétudes, chaos… Je ne sais si ces événements m’ont laissé indemne. Journaliste communiste français,  à l’Humanité qui plus est, j’étais en tout cas armé pour les affronter. Ce fut même ma chance, aussi anachronique que puisse aujourd’hui paraître cet attelage de mots – journaliste communiste - devenu politiquement incorrect au temps de « la mutation ». Alors j’ai choisi de quitter ce journal – professionnellement s’entend, car il reste profondément ancré dans mon quotidien –, notamment  pour ne pas avoir à « jeter le bébé avec l’eau sale du bain », comme certains nous y invitaient.

Le journaliste ? Il a eu totalement carte blanche de sa direction pour « tout raconter », comme disait José Fort. J’en suis toujours fier, même s’il n’y avait  pas à s’en étonner plus que cela, sauf peut-être du côté de ceux qui ne voyaient en l’Humanité qu’une vulgaire feuille de propagande.

Le communiste français que j’étais (et que je suis encore) ? Biberonné avec le Manifeste de Champigny « Pour une démocratie avancée... », nourri aux idées du Défi démocratique de Georges Marchais, conforté par les ruptures du 22e Congrès du PCF, il avait des boussoles pour garder le cap  dans ces rudes bourrasques de l’Histoire.

Ce qui s’écroulait, ce n’était pas son modèle, ce n’était pas son monde, même si, dans bien des domaines – santé, éducation, droit des femmes, logement, plein emploi…  –, il donnait à voir en partie l’esquisse d’un autre monde possible, plus juste. Pour moi, le communisme, le communisme véritable synonyme de liberté, de démocratie, de justice, de paix,  reste plus que jamais à l’ordre du jour de l’avenir de l’humanité. J’en suis persuadé, à plus forte raison 20 ans après. »

Claude Marchand

Source : http://reveilcommuniste.over-blog.fr/article--20-ans-apres-l-article-de-claude-marchand-dans-l-huma-sur-la-rda-avec-les-coupures-de-la-redaction-39235593.html


Des raisons à l'ostalgie: retour sur la vie en RDA



Titre original: Looking back at life in the GDR

 

Par John Green, pour le Morning Star (quotidien du Parti communiste de Grande-Bretagne)

 

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Il y a soixante ans, la République Démocratique Allemande (RDA) était créée à partir de la zone d'occupation Soviétique en Allemagne et en réaction à l'introduction d'une monnaie distincte dans les secteurs occidentaux et à la décision unilatérale de créer la République Fédérale en Septembre 1949.

 

Elle a été dissoute en 1990 quand le peuple a voté pour son rattachement à la République Fédérale.

 

Le premier gouvernement est-allemand était composé d'individus dont le parcours personnel était marqué par une opposition active au régime nazi. Nombre d'entre eux avaient passé des années en camps de concentration, en prison ou en exil.

 

Ils sont revenus déterminés à construire une Allemagne démocratique, antifasciste. Une Allemagne qui a commencé dans la vie avec un grand désavantage par rapport à l'Allemagne de l'Ouest. Elle comprenait seulement un tiers du territoire allemand et 17 millions d'allemands, à comparer aux 63 millions à l'Ouest, et était bien plus pauvre, n'ayant que peu d'industrie lourde et très peu de ressources naturelles.

 

« La RDA était probablement devenue la société la plus égalitaire en Europe »

 

L'une des plus grande réalisation de la RDA a été la création d'une société plus égalitaire. Des mesures ont été prises pour lutter contre les privilèges de classe et de genre et pour offrir aux enfants de la classe ouvrière de véritables perspectives tant dans le système éducatif que dans leur carrière professionnelle.

 

Par conséquent, la RDA était probablement devenue la société la plus égalitaire en Europe. L'égalité totale homme-femme, avec égalité salariale, était aussi consacrée dans la loi.

 

Les différences de salaires entre les différents types de salariés étaient tellement minimes que même les cadres supérieurs ou les ministres pouvaient difficilement être qualifiés de riches, selon les canons occidentaux.

 

Même en terme de logement, les différences économiques et de classe jouaient un rôle mineur. Dans toutes les régions, on trouvait une certaine mixité sociale et la cohabitation d'une population de cadres avec une population ouvrière.

 

L'absence de grandes différences de richesses et de privilèges de classe a créé une société plus solidaire et plus harmonieuse. Certains n'étaient pas prêt à accepter cet égalitarisme et préféraient céder aux sirènes des plus gros salaires et des opportunités de carrière venues de l'Ouest, dont l'attrait restait fort. Ce qui a mené à une hémorragie continue de travailleurs qualifiés et de cadres avant la construction du mur en 1961.

 

Droit à l'éducation, au travail et au logement

 

La RDA était une société très largement libérée des peurs existentielles. Tout le monde avait droit à l'éducation, au travail et au logement. L'accent était mis sur la société et non sur l'individualisme, ainsi que sur la coopération et la solidarité.

 

Ce processus de socialisation commençait avec les crèches, continuait à l'école ainsi que sur les lieux de travail et dans les HLM.

 

Le gouvernement déclarait que ce sont les travailleurs, qui produisaient les biens dont la société avait besoin, qui devaient être mis en avant dans la société.

 

Ceux qui faisaient des travaux manuels pénibles, comme les mineurs ou les métallurgistes, bénéficiaient de certains privilèges – de meilleurs salaires et une meilleure couverture médicale que ceux qui exerçaient des métiers moins éprouvants ou dangereux comme le travail dans les bureaux ou l'enseignement.

 

Il y avait des centres médicaux sur les lieux de travail, des docteurs et des dentistes étaient affectés aux grandes usines et à certaines institutions.

 

Entreprises et syndicats étaient en grande partie responsables de la garantie des soins médicaux, de l'organisation des loisirs, des mécanismes de garde d'enfants et de colonies de vacances, et même se devaient de trouver des solutions aux cas individuels de recherche de logement.

 

Le syndicat était propriétaire et gérait un grand nombre de maisons de retraite, de sanatoriums et de logements de vacance dont les travailleurs et leurs familles bénéficiaient pour une somme symbolique.

 

Le système aidait les parents qui travaillaient à résoudre le problème de la garde de leurs enfants pendant les vacances scolaires.

 

Dans les années 1980, près de 80% de la population pouvait partir en vacances d'une manière ou d'une autre, bien que dans la grande majorité des cas ils les passent en RDA, dans un de ces centres de vacances aux prix dérisoires.

 

Aucun travailleur ne pouvait être licencié, sauf pour faute grave ou incompétence. Toutefois, même dans ces cas-là, un autre travail lui était proposé.

 

Le revers de la médaille, c'est qu'il y avait aussi un devoir social de travailler – la RDA n'avait aucun système d'allocations chômage parce que le concept même de chômage n'existait pas.

 

La place centrale du « salaire socialisé » en RDA

 

Les niveaux de rémunération en général n'étaient pas très élevés si on les comparait aux standards européens. Mais tout le monde savait que les profits qu'ils avaient créé iraient dans le « pot commun » et qu'ils seraient utilisés pour améliorer la vie de tout le monde, et pas seulement celle d'une poignée de patrons ou d'actionnaires qui empocheraient cet excédent.

 

La plupart des gens reconnaissait que l'excédent qu'ils avaient créé contribuait à augmenter ce que l'on appelait le « salaire socialisé » - les aides d'Etat pour la nourriture, les vêtements, le logement, l'accès aux transports pour un prix modique et les billets bon marché pour les activités culturelles, sportives et de loisir.

 

L'idée d'un salaire socialisé est un concept essentiel pour toute société qui se déclare égalitaire. Elle a contribué à assurer la mise en œuvre d'une plus grande égalité entre les sexes et à saper les privilèges et l'hégémonie de classe.

 

Bien que de nombreuses personnes vivaient alors dans des logements sociaux aux loyers modérés, une minorité non-négligeable était propriétaire de leurs propres maisons et certains construisaient même leurs propres maisons.

 

Les loyers n'ont pratiquement pas bougé dans toute l'histoire de la RDA et personne ne pouvait être expulsé de sa maison. Il n'y avait donc pas de SDF ni de peur de devenir SDF.

 

Quand système socialiste et économie publique rimaient avec grande puissance économique

 

D'un pays avec peu de ressources naturelles et une industrie sous-développée, dévastée par la seconde guerre mondiale, la RDA s'est relevée au point de devenir la cinquième économie européenne et d'entrer dans le top 10 mondial.

 

L'économie est-allemande était caractérisée par la planification centralisée. Cela permettait au gouvernement de planifier la croissance, de fixer des priorités et de déterminer les secteurs dans lesquels investir, mais cette planification avait comme inconvénient de devenir, à grande échelle, trop rigide et trop lourde.

 

Cependant, un élément essentiel qui a freiné le développement de l'économie est-allemande était le boycott inflexible imposé par les gouvernements Occidentaux, empêchant l'exportation de technologies de pointe.

 

Plus de 90% des actifs en RDA étaient détenus par le peuple sous la forme des VEB: des « entreprises publiques ».

 

En revanche, en Allemagne Fédérale, à peine 10% des ménages concentraient 42% de la richesse alors que 50% des ménages détenaient 4,5% de la richesse nationale.

 

Le système des coopératives agricoles comme réponse à la question paysanne et rurale en RDA

 

Après la guerre, les grands domaines appartenant à l'ancienne aristocratie foncière, les Junkers, ont été démantelés. 500 grands domaines ont été expropriés et transformés en coopératives ou en fermes d'Etat et des milliers d'hectares ont été redistribués à près de 500 000 fermiers, travailleurs agricoles et réfugiés.

 

Plus tard, le gouvernement a encouragé, et parfois choyé, les fermiers afin de les pousser à rejoindre les fermes coopératives, mais les fermiers ont conservé les droits de propriété sur leurs terres.

 

En 1960 près de 85% des terres arables étaient incorporés aux coopératives agricoles.

 

En 1989, il y avait 3 844 coopératives agricoles et elles étaient une des principales réalisations de la RDA, se révélant être efficaces et une meilleure option pour les travailleurs eux-mêmes.

 

Pour la première fois dans l'histoire, les travailleurs agricoles ont été libérés du travail 24 heures sur 24 pour un salaire de subsistance.

 

Avec les coopératives agricoles gérées sur une base industrielle, les travailleurs ont pu bénéficier d'horaires de travail fixes et de systèmes de travail en rotation, de congés, de crèches pour leurs enfants, de séances de formation et des cantines d'entreprise. Tout cela a sans aucun doute contribué à enrayer le phénomène d'exode rural.

 

Réalisation dans les faits de la pleine égalité Homme/Femme

 

Pour la première fois en Allemagne, les femmes jouissaient d'une égalité de droit pleine et entière avec les hommes, que ce soit dans leur sphère privée ou sur le lieu de travail.

 

On leur a donné les moyens et les opportunités de pouvoir développer leur personnalité et d'avoir une carrière au-delà ou en opposition à leurs rôles traditionnels dans le foyer, comme femmes, mères et sœurs.

 

Près de 91% des femmes entre 16 et 60 ans étaient sur le marché du travail. La plupart des femmes voyaient dans le succès professionnel le principal critère de réussite – dans des proportions équivalentes à ce que l'on pouvait rencontrer chez les hommes.

 

Près de 88% de l'ensemble population adulte féminine travaillait et 8,5% suivaient des études à temps-plein

 

La majorité de la main d'œuvre était également hautement qualifiée. Seuls 6% des femmes n'avaient pas du tout de qualifications, tandis qu'en Allemagne Fédérale ce taux s'élevait à 24%.

 

Malgré ces chiffres, à la direction du gouvernement et du parti, le patriarcat continuait à sévir.

 

Internationalisme et soutien aux luttes d'émancipation

 

Les faits d'armes de la RDA en terme d'internationalisme sont exemplaires. Elle a pris au sérieux les idées de solidarité avec les nations en lutte.

 

Elle a envoyé des docteurs et du personnel médical au front, au Vietnam, au Mozambique et en Angola. Elle a apporté un soutien militaire, éducatif et logistique à de nombreux pays.

 

Elle a aussi donné à de nombreux étudiants étrangers, luttant pour s'émanciper de l'héritage colonial, la possibilité de se former et de s'éduquer en RDA.

 

Bien sûr, la RDA avait un certain nombre de graves lacunes en ce qui concernait les droits individuels et son caractère démocratique laissait grandement à désirer.

 

Mais insister uniquement sur ces aspects comme les médias dominants l'ont fait en Occident, c'est ignorer ces réalisations bien réelles.

 

Depuis sa disparition, de nombreuses personnes en sont venues à reconnaître et à regretter que ces véritables « acquis sociaux » dont ils bénéficiaient aient été cassés.

 

Malheureusement, l'effondrement de la RDA et du « socialisme d'Etat » en 1989 s'est déroulé juste avant l'effondrement du système occidental – tant loué – de « libre marché ».

 

John Green et Bruni de la Motte viennent d'écrire une nouvelle brochure: « Stasi Hell Or Workers' Paradise? Socialism In The German Democratic Republic - What Can We Learn From It? » (« Enfer de la Stasi ou paradis des travailleurs? Socialisme en RDA – Que pouvons-nous en apprendre? »)

 

Site du Morning Star: http://www.morningstaronline.co.uk/

Mercredi 4 novembre 2009

 

Source : http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-20-ans-apres-la-chute-du-mur-de-berlin-3-des-raisons-a-l-ostalgie-retour-sur-la-vie-en-rda-38733734.html

 

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