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1 septembre 2019 7 01 /09 /septembre /2019 19:58

Ich bitte den deutschsprachigen Leser, und insbesondere den Leser aus der ehemaligen DDR, um Nachsicht. Lasst ihn sich nicht an meine deutsche "Kauderwelsch" erinnern, sondern an meine militante Seite, die für den Agit-Prop verantwortlich ist! ;))

Ich danke dir.

Und viel Spaß beim Lesen.

Joseph

Du kannst mir deine Kommentare und Vorschläge schicken, indem du hier gehst: http://uneallemagnesocialiste.over-blog.fr/contact

 

In den 1980er Jahren war die DDR gezwungen, auf ihrem Territorium vor allem reichlich vorhandene und billige Braunkohle zu verwenden, um die hohen Brennstoffpreise zu bewältigen.

Aber Braunkohle hat zwei Nachteile:

- es zerstört zumindest vorübergehend Oberflächen;

- es emittiert Schwefeldioxid.

Die sozialistischen Behörden ignorieren das Problem nicht. Sie kaufen keine Gasmasken, sie suchen nach anderen Lösungen!

Der Energieverbrauch wird rationalisiert. Die Schwefeldioxidemissionen lagen 1985 auf dem Niveau der frühen 1970er Jahre, die Industrieproduktion verdoppelte sich jedoch.

Die "konventionellen" Wärmekraftwerke werden durch Blockheizkraftwerke ersetzt und ein Ausbau des Kernkraftwerksnetzes ist geplant.

Die Rauchgasentschwefelung ist weit verbreitet (je nach Technik variiert der Entschwefelungsgrad zwischen 60% und 90%).

Im Jahr 1985 planen die Regierung des Landes, diese Emissionen bis 1993 um 30% zu reduzieren.

Stickoxide sind ein weiteres Problem.

Auch hier erwarteten die DDR-Führer nicht den "Rat" von Daniel Cohn-Bendit (einem linksradikaler, der "grün" geworden war). Sie handeln!

So haben sie seit Anfang der 80er Jahre mehrere Maßnahmen ergriffen.

1. Begrenzung der Fahrzeuggeschwindigkeit (auf 100 km/h auf Autobahnen).

2. Obligatorische Überprüfung der Abgase (und ggf. Vergaseranpassung).

3.  Priorisierung des Transports auf der Schiene oder der Binnenschifffahrt. Im Jahr 1985 wurden 80% der Güter mit der Bahn transportiert.

Es war nicht die Luftverschmutzung, die Erich Honecker zu einem "Besuch" in der UdSSR und Chile veranlasste…

 

Fotos aus dem 1975 bei Verlag "La Farandole" erschienenen Buch "Terre, opération Survie". Dieses Buch wurde von Haroun Tazieff eingeleitet.

Bild 1: Filterinstallation in einem Werk in Halle

Bild 2: Kontrolle der Luftqualität in Erfurt.

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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 18:30

 

Je publie avec un plaisir certain cet article qui vient de sortir ces jours-ci. Cette fois, c’est un économiste, qui connait bien l’Allemagne car il y a fréquenté l’université de Bochum, Vladimiro Giacché, qui démonte les mécanismes politiques et économiques qui ont permis l’annexion et le pillage de la RDA par tous les amis du grand capital (et il en a malheureusement beaucoup).

Dans son livre, Le second Anschluss, l’annexion de la RDA, paru aux éditions Delga, il analyse point par point le processus : union monétaire, Treuhand, dettes, liquidation des élites (déjà vu dans ce blog avec Guilluame Mouralis), conséquences économiques, etc.

 

Pour se renseigner sur l’ouvrage :http://editionsdelga.fr/portfolio/vladimiro-giacche-le-second-anschluss-lannexion-de-la-rda-lunification-de-lallemagne-et-lavenir-de-leurope/

 

------

 

Vladimiro Giacchè est un économiste italien, actuellement président du Centre de recherche européenne de Rome. Fin connaisseur de l'Europe et de l'Allemagne, il est l'auteur d'un ouvrage original et riche sur la réunification allemande, Le second Anschluss – l'annexion de la RDA (édition Delga, 2015). Alors que l'Allemagne vient de voter dans le cadre d'élections législatives dont les résultats fragilisent Angela Merkel et quelques jour après le vingt-septième anniversaire de l'unité du pays, il a bien voulu répondre aux questions de L'arène nue.

 

[Cet entretien a été traduit de l'italien par une fine équipe composée de Luca Di Gregorio, Gilles Tournier et Paul Moesch : un grand merci.]

 

Les résultats des élections législatives en Allemagne ont révélé de profondes divergences entre l'Ouest et l'Est du pays. Dans l'ex-RDA, le parti AfD fait 21,5 %, et est arrivé second. Die Linke y a réalisé ses meilleurs scores (16 % contre 9 % au niveau national). J'imagine que vous n'en être guère surpris. Comment l'expliquez-vous ?

 

Aucune surprise, en effet. C’est la conséquence d’un pays qui reste toujours divisé vingt-sept ans après son unification, en même temps que d’un accroissement des inégalités sociales ces dernières années. Un citoyen qui vit en Allemagne de l’Est a deux fois plus de chances d’être chômeur que s’il vivait à l’Ouest. Et lorsqu’il travaille, il perçoit un salaire inférieur de 25 % à ce que perçoit un travailleur de l’Ouest.

Cela n'a pas grand-chose à voir avec l’incapacité supposée des Allemands de l’Est à travailler (car oui, cet argument a parfois été avancé). C'est au contraire lié aux modalités de l’unification allemande. C’est lié au fait qu’à la nécessité de réaliser rapidement l’unité politique, qu’à la nécessité idéologique de supprimer complètement la RDA, ont été sacrifiées des exigences économiques élémentaires, en particulier celle de sauvegarder autant que possible l’industrie et les emplois des citoyens de l’Est. On a pratiqué la politique de la tabula rasa, en établissant le taux de change à un contre un entre le mark de l’Ouest et le mark de l’Est. Ce faisant, on a mis l’industrie de la RDA hors-jeu. Par ailleurs, l’ensemble du patrimoine industriel de l'ex-RDA a été confié à une société fiduciaire, la Treuhandanstalt, qui l’a liquidé, créant instantanément des millions de chômeurs. Il est beaucoup plus facile de fermer une industrie que de la reconstruire. Mais depuis, on s'est hélas rendu compte que lorsqu’on désindustrialise un pays (la désindustrialisation de la RDA n’a aucun autre exemple en Europe en période de paix) les conséquences peuvent durer des décennies, sinon des siècles. Le « Financial Times Deutschland» du 18 juin 2008 affirmait d'ailleurs que pour aligner complètement les revenus des deux parties de l’Allemagne, il faudrait 320 ans…

Le plus ridicule est que l’unification de l’Allemagne nous est  présentée aujourd’hui comme une réussite opposable, par exemple, au destin du Mezzogiorno italien. La vérité, c’est que de tous les pays ex-socialistes d’Europe orientale, les territoires de l’Allemagne de l’Est sont ceux qui, en valeur absolue, ont connu le moins de croissance ces 27 dernières années. Il est dès lors normal que les citoyens qui vivent dans ces territoires se sentent abandonnés par la politique, et qu’ils expriment leur protestation par le vote. D'autant que comme on le sait, le pourcentage de pauvres (et de travailleurs pauvres – les working poors) en Allemagne a augmenté partout ces dernières années, et pas seulement à l’Est. C’est aussi le résultat du fameux « Agenda 2010 » de Schröder que Macron, à ce qu’il semble, veut aujourd’hui reproduire en France.

 

Dans votre livre, « Le second Anschluss » vous expliquez qu'au moment de la réunification, l'ex-RDA a été « criminalisée », que ses élites ont été écartées. Outre les problèmes économiques générés par une unification brutale, tout cela n'a-t-il pas généré également un traumatisme identitaire ?

 

Oui, c’est un autre aspect considérable et peu connu de cette affaire. L’élite, non seulement politique mais aussi scientifique et culturelle de l'ex-RDA, a été complètement évincée. Aujourd’hui encore, rares sont les professeurs des universités enseignant à l’Est qui ne proviennent pas de l’Ouest. Dans la magistrature et dans l’armée, la proportion des « Ossies » est quasi nulle. Tous les instituts et les académies de l’Est ont été liquidés en un temps record. Certains, tel le juriste et éditorialiste Arnulf Baring, sont même allés jusqu'à écrire des citoyens de l’Est qu’ils avaient été « mentalement altérés » par le « régime collectiviste », et qu’ils étaient donc devenus malgré eux un « élément freinant d’un point de vue systémique».

Ces pratiques et ces propos ont évidemment contribué à engendrer dans une large frange de la population d’ex-Allemagne de l’Est, la sensation d’avoir été colonisée, et de voir mise en cause sa propre identité. Il est d'ailleurs intéressant d’observer que la population de l’Est ne partage guère l’idée - majoritaire dans le monde politique et dans les médias mainstream – selon lequel tout ce qui existait en RDA, méritait d’être éliminé. Un sondage commandé par le gouvernement à l’institut de recherche EMNID pour le vingtième anniversaire de la chute du Mur a en effet montré que 49% des habitants de l'ex-RDA approuvaient l’affirmation suivante : « la RDA avait plus d'aspects positifs que d'aspects négatifs. Il y avait des problèmes, mais on vivait bien ». Pour les « Ossies », la diabolisation de la RDA a donc largement été perçue comme une mise en cause de leur histoire personnelle et de leur identité.

Vous expliquez que l'unification allemande s'est faite par la monnaie, et que c'était une si mauvaise idée que le patron de la Bundesbank de l'époque, Karl-Otto Pöhl, était contre. Le même fut ensuite un farouche opposant à la mise en place de l'euro. Existe-t-il des similitudes entre l'unification monétaire des deux Allemagnes et la création de la monnaie unique européenne ?

Le témoignage de Karl-Otto Pöhl est très intéressant. Il était en effet opposé, en 1990, à l’unification monétaire immédiate. Celle-ci a cependant été réalisée, de surcroît au taux de 1 Deutschemark contre 1 Ostmark, alors que le taux de change réel dans les relations économiques entre les deux Allemagne était jusque-là de 1 pour 4,44. Du coup, le prix des marchandises produites en RDA s'est trouvé réévalué du jour au lendemain de 350 % ! Deux ans plus tard, Pöhl pouvait affirmer devant une commission d’enquête parlementaire que dans ces conditions « les entreprises de RDA perdraient toute compétitivité », et conclure en disant qu’on avait administré à l'Est « un remède de cheval qu’aucune économie ne pourrait supporter. » À l’époque de cette commission d'enquête, Pöhl n’était plus président de la Bundesbank. Il s’était en effet retiré en 1991, peu de temps après une audition au Parlement européen durant laquelle il avait déjà présenté l’unification monétaire allemande comme « un désastre », et déconseillé à ses auditeurs de ne pas renouveler l'erreur à l’échelon européen. Comme on le sait, il n'a pas été écouté.

 

Mais quelles sont les ressemblances entre les deux unions monétaires ?

 

La plus importante tient au fait qu’une monnaie n’est pas simplement une monnaie, mais intègre des rapports juridiques et sociaux. Dans le cas du Deutschemark, il s’agissait de rapports sociaux capitalistes (ceux de la prétendue « économie sociale de marché » allemande). Dans le cas de l’euro, il s’agit du néolibéralisme qui inspire le traité de Maastricht et qui se caractérise par l’indépendance de la Banque Centrale par rapport aux gouvernements (ce qui signifie la dépendance de nombreux gouvernements par rapport à cette Banque centrale), dont l'objet unique est la stabilité des prix (et pas l’emploi).

En découle une compétition entre les États est fondée sur le dumping social et fiscal, où celui qui joue le jeu le premier est gagnant. Évidemment, dans le contexte d’une monnaie unique, au sein de laquelle il est par définition impossible d’ajuster les différences de compétitivité par le taux de change, la victoire qui n’admet aucune contestation. L’Allemagne a joué ce jeu avec l’Agenda 2010 de Schröder et une forte réduction des impôts sur les entreprises. Résultat : une énorme croissance de sa balance commerciale, tandis que les autre États de la zone euro étaient en déficit. Du coup dans de nombreux autres pays européens et de la même façon quoi qu’avec une intensité moindre, on a pu observer, après 2008 des phénomènes semblables à ceux qui s’étaient manifestés en Allemagne de l’Est après la réunification : chute du PIB, désindustrialisation, augmentation du chômage, déficit de la balance commerciale, augmentation de la dette publique, émigration.

Les ressemblances, comme on peut voir, ne sont donc pas négligeables. Mais il y a également des différences, positives ou négatives. Dans l’eurozone, on n'a jamais vu se mettre en place la parité déraisonnable des monnaies comme ça avait été le cas entre le DM et l'Ostmark. En revanche, il n’y a pas eu non plus les transferts de fonds massifs qu’a effectués la RFA au profit de la RDA. L’opposition têtue de l’Allemagne à ce type de transferts démontre que la classe dirigeante de ce pays n’a pas retenu la leçon de l’unification d’un point de vue économique. Cette leçon est la suivante : si tu désindustrialises ton voisin, et si tu veux qu’il continue à acheter tes produits, tu dois financer sa consommation. L’Allemagne espère obtenir le beurre et l'argent du beurre, ce qui ne fait que rendre explosives les contradictions au sein de l’Eurogroupe.

 

On a évoqué plus haut la Treuhand, l'outil créé pour privatiser à toute vitesse en Allemagne de l'Est. N'était-elle pas une sorte d'ancêtre de la « Troïka » qui a si durement sévi dans les pays d'Europe du Sud ?

 

Si, bien sûr ! La réactivation d'une Treuhand pour la Grèce fait partie du train de mesures acceptées par Alexis Tsipras durant l’été 2015. Il s’agit en substance d’exproprier une partie du patrimoine public grec (dans le cas de l’Allemagne de l’Est, il s’agissait de la totalité), et de le confier à une société fiduciaire placée sous le contrôle des créanciers. En octobre 2016, j’ai participé à un congrès à Berlin durant lequel a été mise en évidence la continuité entre les privatisations opérées par la Treuhandanstalt et les mesures imposées par la « Troïka » et l’Eurogroupe à la Grèce. Il est incroyable que ce modèle ait été de nouveau choisi vu le désastre qu’il a provoqué en ex-RDA, c'est à dire la destruction de richesses pour un montant de 900 milliards de DM de l’époque, et l'anéantissement de l’industrie de l’Est. C’est là qu’on voit à quel point il peut être funeste de d'ignorer les leçons de l'histoire.

 

Aujourd'hui, vous qui avez écrit tour à tour sur l'Europe et sur l'Allemagne, comment voyez-vous l'avenir de ce pays, et celui de notre continent ?

 

Je ne suis pas très optimiste. L'Allemagne semble prisonnière de sa politique mercantiliste et incapable de modifier son approche. Chez les autres grands pays européens - à commencer par la France – demeure l’illusion de pouvoir la suivre sur son terrain. Il me semble que ni les classes dirigeantes allemandes ni celles européennes ne soient conscientes des immenses dégâts causés par l'idée de faire de l'union monétaire l'alpha et l'oméga de l'union politique du continent.

La plus grande promesse de la monnaie unique, celle de promouvoir la convergence entre les économies, a été trahie (et il ne pouvait en aller autrement, à la lumière du contenu du Traité de Maastricht). C’est le contraire qui s’est produit. La conséquence est une instabilité structurelle de la zone euro, mais également une dégradation des relations entre pays d'Europe, un «blame game» («jeu des reproches») continu et réciproque et la fin de toute volonté de solidarité européenne. On l'a parfaitement vu hier au sujet de la Grèce, on le voit encore aujourd'hui au sujet de la crise migratoire.

Voilà pour les dégâts. Quant aux risques, ils ne sont pas moindres. Le risque majeur est celui de l'explosion non coordonnée de la zone monétaire. La chose la plus raisonnable à faire serait de désamorcer cette bombe, et de le faire tous ensemble, en réfléchissant à la manière d'éliminer l'euro de la façon la moins douloureuse possible. Je constate qu'au contraire, on continue à divaguer sur un surcroît d’intégration européenne. Cette attitude est digne de ceux qui pensent que pour résoudre les problèmes d'un immeuble construit sur de mauvaises fondations il faut ajouter un nouvel étage. En général, dans ces cas-là, les choses ne se terminent pas bien.

 

 

Source :Coralie delaume fr à 06:36 - https://l-arene-nue.blogspot.fr/2017/10/v-giacche-vingt-sept-ans-apres.html?m=1

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 20:41

Les historiens bien en cour, la plupart des journalistes, les faiseurs d’opinion et même certains militants de notre camp insistent lourdement sur la vétusté de l’industrie, la rigidité du plan, la systématisation de la débrouille et la faillite de l’économie en RDA.

Quand on a lu ce genre d’amabilités, on se demande pourquoi des locomotives fabriquées durant les années 1950 et 1960 dans ce pays désolé circulent encore aujourd’hui en Allemagne pour le compte d’opérateurs privés.

 


C’est pourtant le cas des séries V60 et V100 produites respectivement en 1959 et 1962. Ces locomotives Diesel ont été commandées par la DR (Deutsche Reichsbahn). La société Lokomotivbau Karl Marx a notamment livré 900 unités de la V 100 à la société nationale DR.

Ces deux exemples illustrent le fait que la RDA était un concurrent sérieux dans de nombreux secteurs industriels et qu’elle n’usurpait pas sa place dans le peloton de tête des pays développés.

 

Sources :

- 1000 locomotives, André Papazian, terres édition, 2012

http://hellertal.startbilder.de/bild/deutschland~dieselloks~br-361-363-365-ex-261-db-v-60-schwere-bauart/194939/im-letztem-licht-hier-im-anderen.html

 

Merci à Couik et à Garfield pour la relecture.

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 13:42

J’ai déniché un hymne à l’informatique de la RDA dans un document écrit pour les gens sérieux ! On peut admirer ce tableau flatteur de l’industrie de pointe est-allemande dans la seconde partie du volume VI de l’Informatique non américaine rédigée par l'ingénieur général de l'Armement Henri BOUCHER.

Voici l’extrait en question.

« A posteriori, on peut faire un bilan de cette production qui est une réussite par rapport au reste du Comecon. Dans le domaine des machines de bureau, la DDR a produit en 30 ans quelque 250 000 facturières et machines comptables, dont une petite fraction exportée vers l'Ouest. Les exportations de la DDR en 1976 sont les plus importantes des pays de l'Est, 436 M$ dont 200 vers l'URSS, pour 55 M$ seulement d'importations.

Du côté Ryad, la production a été 310 ES 1040, dont 220 exportées, parmi lesquelles 160 pour l'URSS. Il y a eu ensuite 250 ES 1055 entre 1980 et 1985 dont 160 pour l'URSS ; la 1055 M a pris la relève à partir de 1983.

L'insuffisance de la production des DRAM 1 Kbit, modèle U253, destinées au 1040, a freiné la production, et l'absence d'un disque de 10 MB a empêché jusqu'en 1981 la mise en place de la mémoire virtuelle qui était inscrite dans la structure matérielle de la 1055.

La fourniture des puces de 16 Kbits par l'URSS, en 1981, a été qualitativement catastrophique, et la DDR a du se tourner, dans la mesure du possible, vers les USA et l'Extrême-Orient.

Bref, la DDR a été le meilleur participant au plan Ryad, et ce qu'elle n'a pu faire résultait de la faute des autres*. Aussi bien tout cela prend fin avec le rideau de fer en 1989, après quoi toute l'informatique des pays de l'Est disparait en bloc. »

 

Enfin, à l’heure où l’Ukraine est victime de l’impérialisme, de l’aventurisme américain et de la rapacité allemande, j’ai trouvé rafraîchissant de donner un exemple de coopération. Ainsi, dans le même texte on peut lire :

« KIEV (1960) est une machine à tubes et diodes, construite par l'Académie des sciences d'Ukraine, pas fondamentalement différente de tout ce que nous venons de voir. Architecture à 3 adresses, petite mémoire à tores, extension par tambours et bandes, la seule originalité est qu'elle serait asynchrone.

La Kiev a été produite en série »

 

* souligné par Joseph.

Source : http://www.aconit.org/histoire/iga_boucher/pdf/Vol_F_746-773.pdf (pages 114, 132 et 133).

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 12:47

Je fais encore quelques petits emprunts à Guillaume MOURALIS. J’en profite pour recommander la lecture de son ouvrage Une épuration allemande qui, par certains aspects, remplira d’aise mes adversaires politiques. C’est un livre complet sur le sujet  qu’il sera difficile de dépasser.

 

«Le traité d’Union, signé le 31 août 1990 ; donnait aux Länder ou au Bund le pouvoir de dissoudre « les organes administratifs et institutions politiques de la RDA2. Les employés des institutions dissoutes se virent accorder un sursis de six mois (…), pendant lequel ils percevaient 70 % de leur salaire3 ; si au terme de ce délai, ils n’avaient pas été réembauchés dans une institution publique, leur contrat de travail prenait fin4. En pratique, plus d’un million d’agents de l’Etat perdirent leur emploi5.

nullVoici la destination réelle de nombreux travailleurs de l'Est, fonctionnaires ou non : l'agence pour l'emploi !

Cette disposition suscita un important contentieux. Plusieurs centaines de recours individuels furent déposés devant les juridictions administratives et du travail. Les tribunaux donnèrent en général raison à l’administration6. »

Ces licenciements massifs avaient plusieurs causes :

-         « dégraissage » de la fonction publique ;

-         restructuration des services ;

-         disparition des emplois liés directement au régime socialiste (ex. enseignement du marxisme-léninisme).

« Quant aux agents des institutions publiques conservées, ils furent tous soumis à un double examen individuel : des commissions évaluèrent leurs compétences, mais aussi leur comportement sous la dictature.

 

2. La liberté d’appréciation laissée aux Länder étaient très grande (…).Art. 13 du traité d’Union (…).

3. Le sursis était de neuf mois pour les employés de cinquante ans ou plus.

4. Traité d’Union, annexe 1, chap. 19, A, III, 1 (2) et (3).

5. D’après une estimation faite au printemps 1991, soit à une date où le processus de liquidation institutionnelle et d’examen des cas individuels n’étaient pas encore achevé, plus de la moitié des 2,2 millions d’agents de l’Etat et des collectivités locales que comptait la RDA au jour de l’unité avait déjà perdu leur emploi (1,2 million), cf. Roenne "Die Praxis der Entscheidung über die Übernahme von Personal in den öffentlichen Dienst im Beitrittsgebiet während der Übergangsphase nach 1990—unter Berücksichtigung der Bereiche der Justiz, der Bildung und der Polizei am Beispiel der Landesverwaltungen in den neuen Ländern und Berlin,” in Materialien der Enquete-Kommission “Überwindung der Folgen der SED—Diktatur im Prozess der deutschen Einheit,” vol. 2/1 Nomos, 1999, p. 546, n. 5.

 6. Arrêt sur la « dissolution des institutions de RDA » du Tribunal constitutionnel fédéral, 24/4/1991 (BVerGE, 84, 133). »

 

A Leipzig, en 2004, un manifestant reprend un slogan du Tournant :

"Wir sind das Volk !" ("Nous sommes le peuple !").

Il rajoute "Verrat !" qui veut dire "trahison !"...

 

Ainsi, pour de nombreux citoyens de la RDA la « liberté » avait un goût amer.

Et nos « défenseurs des droits de l’Homme », prompts à dénoncer véhémentement les abus réels et surtout supposés du régime socialiste, n’ont pas commenté ces violations massives d’un droit réel par un Etat… de droit !

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 12:14

Hoyerswerda (en sorabe, Wojerecy) est une ville de Saxe.

Après la guerre devient une importante ville industrielle. Elle doit  son essor au gisement de lignite pauvre en soufre de cette région de Basse-Lusace. L’entreprise de transformation du lignite, "Schwarze Pumpe", est fondée en 1955. En 1960, la production doit atteindre environ 30 millions de tonnes de lignite brut .

A partir de 1957, des dizaines de milliers d'appartements sont construits pour répondre à la demande.

 

En 1981 la ville atteint son nombre maximal d'habitants, avec environ 71 054 personnes. Hoyerswerda a alors le plus fort taux de natalité en RDA.

C’est une véritable « cité nouvelle » avec ses milliers de logements standardisés qui sort de terre. La plupart des autres pays développés auront aussi recours à ce type d’urbanisation avant d’en découvrir progressivement les inconvénients.

Après la disparition de la RDA beaucoup d'entreprises dans la région industrielle de Hoyerswerda sont fragilisées, fermées ou licencient des salariés. Ce déclassement soudain et brutal pousse certains habitants à soutenir la droite la plus extrême...

 

Entre 1993 et 1998 plusieurs villages plus petits fusionnent avec la ville, mais le nombre d'habitants passe de 70 000 personnes environ dans les années 1980 à environ 41 000 personnes à la fin des années 2000. On s'attend à ce que la population diminue encore plus ; il n’y aurait plus que 20 000 ou 30 000 habitants vers 2030.

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 16:07

La RDA a connu trois principaux types de commerce de détail :La particularité essentielle des coopératives est d’accorder à la fin de l’année une ristourne à leurs adhérents proportionnelle au montant de leurs achats.

-      le commerce privé ;

-      le commerce nationalisé (Handelsorganisation, HO) ;

-      la coopérative de consommation.

Vers la fin des années 1950, un quatrième type de commerce sera créé, l’entreprise commissionnée : l’entrepreneur restant juridiquement indépendant, il touche une commission sur la vente des marchandises bien que ces dernières ne lui appartiennent pas.

 

MagasinDePoupee.jpgTous les magasins du secteur socialiste sont entourés de commissions visant principalement à contrôler leurs activités et à faire valoir les désirs de la population.

La part de chacun de ces types de commerce variera en fonction duKonsum.jpg développement socialiste, des besoins économiques et des choix politiques. L’imbrication de ces facteurs rend parfois hasardeuse l’analyse de ces variations. On peut cependant dégager quelques lignes de force. La construction du socialisme [–et son accélération-] explique que la part du secteur privée passe de 37,9 % en 1950 à 6,6 % en 1964. Cette tendance se poursuit encore quelques années puis, dans les années 1970, est jugée excessive, les commerçants privés ayant une expérience professionnelle et une connaissance de la clientèle irremplaçables. En 1983, la part des entreprises privées dans ce secteur est de 5,4 %.

 

1konsument.jpg

Un Konsument à Cottbus.

 

Dès le début des années 1970 des grandes surfaces sont ouvertes. En 1984, on en compte trente ; elles s’appellent Centrum si elles appartiennent au secteur nationalisé et Konsument si elles dépendent des coopératives.

Les camions-bazars sillonnent pendant de longues années les campagnes.

Au début des années 1970 des maisons de vente par correspondance sont actives ; les deux  principales, situées respectivement à Leipzig et Karl­‑Marx‑Stadt génèrent un chiffre d’affaire de 468 millions de mark en 1972. Au milieu des années 1980 ce secteur a pratiquement disparu.

Le recours au crédit est peu fréquent. D’après un document daté de 1969, l’achat à tempérament concerne les produits manufacturés de grande valeur, il est tenu compte du revenu mensuel du débiteur, une partie de la somme doit être payée comptant et le crédit doit être remboursé en deux ans maximum.

SacDelikat.jpgIl existe des magasins qui vendent des produits rares, Exquisit et Delikat (il n’y en a pas dans les années 1950). Ces commerces sont plus chics donc plus chers ! On y va pour les grandes occasions ou pour faire un petit « extra ».

Les Intershops proposent des produits –souvent importés- contre des devises « importées »… je veux dire convertibles !

Comme souvent, les Allemands de l’Est sont priés de ne pas rester des « citoyens passifs ». Ainsi, les consommateurs sont invités à participer à diverses instances (ex. groupes de membres des coopératives de consommation).

On ne peut que se féliciter de cette volonté des autorités de faire participer le peuple aux affaires du pays, mais les contraintes extérieures et certaines rigidités idéologiques, empêchent la pleine réalisation de cet objectif.

 

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 16:17

RameAutomotriceDieselIntervillesGarrLeipzig.jpgTout le monde est « bien » informé du fait que les Wartburg et les Trabant fabriquées en RDA, dotées d’une carrosserie en plastique et de moteur à deux temps, ne peuvent pas obtenir le label « vert ». On sait moins qu’un projet de moteur à quatre temps ne survivra pas au Tournant…

Les autorités est-allemandes, en fixant un prix élevé pour ces véhicules et le carburant (quel que soit le prix du pétrole), tentent –vainement- de freiner la montée du « tout auto » longtemps favorisé par nos dirigeants. En 1983, seulement 41,6 % des familles possèdent une voiture.

La RDA investit avec constance dans les transports en commun. On fera remarquer aux édiles français, aussi « écologistes » aujourd’hui qu’ils avaient été « industrialistes » naguère, que le tramway n’a jamais quitté les rues de RDA. Il est même le premier mode de transport urbain dans les années 1980, il transporte deux fois plus de voyageurs que les autobus ; le métro et les trolleybus sont moins employés. TramwayBerlinAnnees1960.jpg

Le réseau ferré de la RDA est un des plus denses d’Europe. Proportionnellement, la longueur exploitée est comparable à celle de la RFA. Un important réseau secondaire a été conservé. Les voies uniques ne sont pas exceptionnelles, le diesel est encore prépondérant, mais l’électrification du réseau est un objectif économique prioritaire de la décennie 80 (durant quelques années, le réseau est-allemand est plus électrifié que celui du Royaume-Uni ou de l’Espagne).

DieselRostock.jpgPar ailleurs, les déplacements liés au travail sont relativement limités car les autorités nationales et locales veillent à maintenir l’équilibre entre la population active et les postes de travail à chaque niveau territorial, dans les villes comme à la campagne. Les entreprises, en fonction de leur taille, proposent différents services sur le lieu de travail ou proches de celui-ci : places de crèche (environ 50 000 places *), cantines (63 % des actifs les fréquentent*), 4 214 bibliothèques**. En outre, les réseaux de transport des entreprises viennent utilement compléter le réseau de transports en commun ce qui a pour heureux effet de faire baisser le nombre de trajets en véhicule individuel coûteux, polluants et dangereux.

Dès les années 1980, les responsables est-allemands innovent : l’utilisation des poids lourds est progressivement réduite au profit des chemins de fer, et les marchandises lourdes et peu pressées passent du wagon à la péniche.DresdeAnnees1960.jpg

Il est de bon ton de relever la relative vétusté des trains et des autobus ou d’insister sur un trafic parfois à la limite de la saturation dans certaines grandes villes. Sur ce bloc-notes virtuel nous préférons mettre l’accent sur les mérites et les succès de la RDA. Par exemple, il serait de bon aloi de souligner l’efficacité des Allemands de l’Est dans le développement de certains types de transport.

Ainsi, en 1966, la RDA dispose déjà de 150 navires alors que sa flotte marchande comptait un seul navire en 1952 ! A sa fondation, la RDA ne dispose plus de véritables ports (ils sont situés en RFA et en Pologne). En 1960, le port de haute mer de Rostock est inauguré.****

On retrouve le même type d’effort dans le secteur du transport aérien ; les lignes de la compagnie Interflug passant de cinq en 1956 à une cinquantaine au début des années 1970.

 

Beaucoup d’éléments contenus dans cet article proviennent de La RDA au quotidien de Paul LAVEAU, Messidor-éditions sociales, 1985.

*Chiffre de 1981.

**Chiffre de 1983.

***La République démocratique allemande, 300 question, 300 réponses, éd. Zeit im Bild, 1968.

****cf. [Je cherche la source !] ouverture du port de Rostock.

Illustrations :
1 Rame automotrice dans la gare de Leipzig (source : La vie du rail).
2 Tramway à Berlin dans les années 1960.
3 Locomotive diesel à Rostock (source : Le chemin de fer allemand, éd. Atlas, 2006).
4 Différents moyens de transport à Dresde dans les années 1960.

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 00:00

La pénurie permanente de main-d’œuvre, le rôle-clé de la RDA dans le camp socialiste et l’insertion croissante de son économie dans le marché mondial dominé par les pays capitalistes freinent la diminution du temps de travail qui est pourtant un objectif officiel. MontreRDA

Il faut attendre le 28 août 1967 pour que la semaine de travail soit fixée à 43 h 45 réparties en cinq jours. Elle ne diminuera que très peu par la suite.

Comme ce temps de travail ne paraît pas compressible on l’aménage. L’Hausarbeitstag (jour du travail à la maison) est octroyé une fois par mois aux femmes mariées ou à celles qui vivent seules avec un enfant. C’est une journée libre pour assurer les tâches ménagères, effectuer des démarches, faire des achats. De nombreux cas d’absences sont autorisés par la législation (visite médicale, maladie des enfants, décès d’un membre de la famille, déménagement, etc.). Bien sûr, comme nous l’avons vu dans un article précédent, les absences dues à la formation sont tout à fait admises*. Il faut reconnaître que ces dispositions sont parfois utilisées abusivement bien que cela ne soit pas la meilleure manière de résoudre les problèmes…

Le temps partiel est très peu développé, il concerne les handicapés… et les retraités qui souhaitent continuer leur activité professionnelle.

J’ignore si cela a toujours été le cas mais, dans les années 1980, la réglementation des heures professionnelles est draconienne. Les jeunes et les femmes enceintes ou allaitant leurs enfants en sont dispensés. Ces heures ne peuvent être effectuées qu’avec l’autorisation du syndicat et ne doivent pas dépasser 120 heures par an.

Mais, en RDA, si le nombre d’heures passées au travail est important, les liens du travailleur avec son entreprise ne le sont pas moins.

Gouvernement1967.jpg
Gouvernement qui instaura la semaine de cinq jours.
* http://uneallemagnesocialiste.over-blog.fr/article-une-date-une-image-1949-creation-de-la-faculte-ouvriere-et-paysanne-40736351.html

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 17:00

CheminéeUsineChimiqueHalleAvant1975Dans les années 1980, pour faire face au niveau élevé du prix des combustibles, la RDA est contrainte d’utiliser principalement le lignite abondant sur son territoire et bon marché.

Mais, il a deux inconvénients : il détruit, au moins provisoirement, des surfaces importantes lors de son extraction ; il émet de l’anhydride sulfureux.

Les autorités socialistes n’ignorent pas le problème. Elles n’achètent pas des stocks de masques à gaz, elles trouvent des solutions !

L’utilisation de l’énergie est rationalisée. En 1985, les émissions d’anhydride sulfureux sont aussi importantes qu’au début des années 1970 alors que la production industrielle a doublé.

Les centrales thermiques « classiques » sont remplacées par des centrales combinées chaleur-électricité et une extension du réseau des centrales nucléaires est prévue.

La désulfuration des gaz de fumée est étendue (suivant les techniquesMesureAirErfurtAvant1975.jpg employées le degré de désulfuration varie entre 60 % et 90 %).

En 1985, les responsables du pays prévoient de réduire ces émissions de 30 % d’ici 1993.

Les oxydes d’azote constituent un autre problème.

Là aussi, les dirigeants de la RDA n’attendent pas les conseils, plus ou moins avisés, de « Dany le rouge » passé au vert en 1984 : ils agissent !

Ainsi, dès le début des années 1980, ils limitent la vitesse des véhicules (à 100 km/h sur autoroute), ils rendent obligatoires le contrôle des gaz d’échappement et éventuellement le réglage du carburateur. Enfin, ils favorisent le transport par rail ou par voie fluviale. En 1985, 80 % des marchandises sont transportées par train.

On comprend donc que ce n’est pas la pollution atmosphérique qui a poussé Erich Honecker à voyager en URSS et au Chili après sa disgrâce…


Photos provenant de Terre, opération Survie paru aux édition de la Farandole en 1975. Cet ouvrage a été préfacé par Haroun Tazieff.
Photo n°1 : pose de filtres sur une usine de la Halle.
Photo n°2 : contrôle de la qualité de l'air à Erfurt.

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  • : Bienvenue sur une "ALLEMAGNE SOCIALISTE". Bonjour ! Ce bloc-notes virtuel fait par un Français a pour but de donner une autre image de cette autre Allemagne. Il s'appelle "Une Allemagne socialiste" car il traitera essentiellement de la République démocratique allemande (RDA) mais aussi parce que Joseph espère que ses voisins d'outre-Rhin construiront une Allemagne socialiste... Site personnel : http://legrenierdeclaude.e-monsite.com/ Persönliche Webseite: http://legrenierdeclaude.e-monsite.com/ Sito web personale : http://legrenierdeclaude.e-monsite.com/
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