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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 20:41

Les historiens bien en cour, la plupart des journalistes, les faiseurs d’opinion et même certains militants de notre camp insistent lourdement sur la vétusté de l’industrie, la rigidité du plan, la systématisation de la débrouille et la faillite de l’économie en RDA.

Quand on a lu ce genre d’amabilités, on se demande pourquoi des locomotives fabriquées durant les années 1950 et 1960 dans ce pays désolé circulent encore aujourd’hui en Allemagne pour le compte d’opérateurs privés.

 


C’est pourtant le cas des séries V60 et V100 produites respectivement en 1959 et 1962. Ces locomotives Diesel ont été commandées par la DR (Deutsche Reichsbahn). La société Lokomotivbau Karl Marx a notamment livré 900 unités de la V 100 à la société nationale DR.

Ces deux exemples illustrent le fait que la RDA était un concurrent sérieux dans de nombreux secteurs industriels et qu’elle n’usurpait pas sa place dans le peloton de tête des pays développés.

 

Sources :

- 1000 locomotives, André Papazian, terres édition, 2012

http://hellertal.startbilder.de/bild/deutschland~dieselloks~br-361-363-365-ex-261-db-v-60-schwere-bauart/194939/im-letztem-licht-hier-im-anderen.html

 

Merci à Couik et à Garfield pour la relecture.

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 13:42

J’ai déniché un hymne à l’informatique de la RDA dans un document écrit pour les gens sérieux ! On peut admirer ce tableau flatteur de l’industrie de pointe est-allemande dans la seconde partie du volume VI de l’Informatique non américaine rédigée par l'ingénieur général de l'Armement Henri BOUCHER.

Voici l’extrait en question.

« A posteriori, on peut faire un bilan de cette production qui est une réussite par rapport au reste du Comecon. Dans le domaine des machines de bureau, la DDR a produit en 30 ans quelque 250 000 facturières et machines comptables, dont une petite fraction exportée vers l'Ouest. Les exportations de la DDR en 1976 sont les plus importantes des pays de l'Est, 436 M$ dont 200 vers l'URSS, pour 55 M$ seulement d'importations.

Du côté Ryad, la production a été 310 ES 1040, dont 220 exportées, parmi lesquelles 160 pour l'URSS. Il y a eu ensuite 250 ES 1055 entre 1980 et 1985 dont 160 pour l'URSS ; la 1055 M a pris la relève à partir de 1983.

L'insuffisance de la production des DRAM 1 Kbit, modèle U253, destinées au 1040, a freiné la production, et l'absence d'un disque de 10 MB a empêché jusqu'en 1981 la mise en place de la mémoire virtuelle qui était inscrite dans la structure matérielle de la 1055.

La fourniture des puces de 16 Kbits par l'URSS, en 1981, a été qualitativement catastrophique, et la DDR a du se tourner, dans la mesure du possible, vers les USA et l'Extrême-Orient.

Bref, la DDR a été le meilleur participant au plan Ryad, et ce qu'elle n'a pu faire résultait de la faute des autres*. Aussi bien tout cela prend fin avec le rideau de fer en 1989, après quoi toute l'informatique des pays de l'Est disparait en bloc. »

 

Enfin, à l’heure où l’Ukraine est victime de l’impérialisme, de l’aventurisme américain et de la rapacité allemande, j’ai trouvé rafraîchissant de donner un exemple de coopération. Ainsi, dans le même texte on peut lire :

« KIEV (1960) est une machine à tubes et diodes, construite par l'Académie des sciences d'Ukraine, pas fondamentalement différente de tout ce que nous venons de voir. Architecture à 3 adresses, petite mémoire à tores, extension par tambours et bandes, la seule originalité est qu'elle serait asynchrone.

La Kiev a été produite en série »

 

* souligné par Joseph.

Source : http://www.aconit.org/histoire/iga_boucher/pdf/Vol_F_746-773.pdf (pages 114, 132 et 133).

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 12:47

Je fais encore quelques petits emprunts à Guillaume MOURALIS. J’en profite pour recommander la lecture de son ouvrage Une épuration allemande qui, par certains aspects, remplira d’aise mes adversaires politiques. C’est un livre complet sur le sujet  qu’il sera difficile de dépasser.

 

«Le traité d’Union, signé le 31 août 1990 ; donnait aux Länder ou au Bund le pouvoir de dissoudre « les organes administratifs et institutions politiques de la RDA2. Les employés des institutions dissoutes se virent accorder un sursis de six mois (…), pendant lequel ils percevaient 70 % de leur salaire3 ; si au terme de ce délai, ils n’avaient pas été réembauchés dans une institution publique, leur contrat de travail prenait fin4. En pratique, plus d’un million d’agents de l’Etat perdirent leur emploi5.

nullVoici la destination réelle de nombreux travailleurs de l'Est, fonctionnaires ou non : l'agence pour l'emploi !

Cette disposition suscita un important contentieux. Plusieurs centaines de recours individuels furent déposés devant les juridictions administratives et du travail. Les tribunaux donnèrent en général raison à l’administration6. »

Ces licenciements massifs avaient plusieurs causes :

-         « dégraissage » de la fonction publique ;

-         restructuration des services ;

-         disparition des emplois liés directement au régime socialiste (ex. enseignement du marxisme-léninisme).

« Quant aux agents des institutions publiques conservées, ils furent tous soumis à un double examen individuel : des commissions évaluèrent leurs compétences, mais aussi leur comportement sous la dictature.

 

2. La liberté d’appréciation laissée aux Länder étaient très grande (…).Art. 13 du traité d’Union (…).

3. Le sursis était de neuf mois pour les employés de cinquante ans ou plus.

4. Traité d’Union, annexe 1, chap. 19, A, III, 1 (2) et (3).

5. D’après une estimation faite au printemps 1991, soit à une date où le processus de liquidation institutionnelle et d’examen des cas individuels n’étaient pas encore achevé, plus de la moitié des 2,2 millions d’agents de l’Etat et des collectivités locales que comptait la RDA au jour de l’unité avait déjà perdu leur emploi (1,2 million), cf. Roenne "Die Praxis der Entscheidung über die Übernahme von Personal in den öffentlichen Dienst im Beitrittsgebiet während der Übergangsphase nach 1990—unter Berücksichtigung der Bereiche der Justiz, der Bildung und der Polizei am Beispiel der Landesverwaltungen in den neuen Ländern und Berlin,” in Materialien der Enquete-Kommission “Überwindung der Folgen der SED—Diktatur im Prozess der deutschen Einheit,” vol. 2/1 Nomos, 1999, p. 546, n. 5.

 6. Arrêt sur la « dissolution des institutions de RDA » du Tribunal constitutionnel fédéral, 24/4/1991 (BVerGE, 84, 133). »

 

A Leipzig, en 2004, un manifestant reprend un slogan du Tournant :

"Wir sind das Volk !" ("Nous sommes le peuple !").

Il rajoute "Verrat !" qui veut dire "trahison !"...

 

Ainsi, pour de nombreux citoyens de la RDA la « liberté » avait un goût amer.

Et nos « défenseurs des droits de l’Homme », prompts à dénoncer véhémentement les abus réels et surtout supposés du régime socialiste, n’ont pas commenté ces violations massives d’un droit réel par un Etat… de droit !

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 13:14

Hoyerswerda (en sorabe, Wojerecy) est une ville de Saxe.

Après la guerre devient une importante ville industrielle. Elle doit  son essor au gisement de lignite pauvre en soufre de cette région de Basse-Lusace. L’entreprise de transformation du lignite, "Schwarze Pumpe", est fondée en 1955. En 1960, la production doit atteindre environ 30 millions de tonnes de lignite brut .

A partir de 1957, des dizaines de milliers d'appartements sont construits pour répondre à la demande.

 

En 1981 la ville atteint son nombre maximal d'habitants, avec environ 71 054 personnes. Hoyerswerda a alors le plus fort taux de natalité en RDA.

C’est une véritable « cité nouvelle » avec ses milliers de logements standardisés qui sort de terre. La plupart des autres pays développés auront aussi recours à ce type d’urbanisation avant d’en découvrir progressivement les inconvénients.

Après la disparition de la RDA beaucoup d'entreprises dans la région industrielle de Hoyerswerda sont fragilisées, fermées ou licencient des salariés. Ce déclassement soudain et brutal pousse certains habitants à soutenir la droite la plus extrême...

 

Entre 1993 et 1998 plusieurs villages plus petits fusionnent avec la ville, mais le nombre d'habitants passe de 70 000 personnes environ dans les années 1980 à environ 41 000 personnes à la fin des années 2000. On s'attend à ce que la population diminue encore plus ; il n’y aurait plus que 20 000 ou 30 000 habitants vers 2030.

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 17:07

La RDA a connu trois principaux types de commerce de détail :La particularité essentielle des coopératives est d’accorder à la fin de l’année une ristourne à leurs adhérents proportionnelle au montant de leurs achats.

-      le commerce privé ;

-      le commerce nationalisé (Handelsorganisation, HO) ;

-      la coopérative de consommation.

Vers la fin des années 1950, un quatrième type de commerce sera créé, l’entreprise commissionnée : l’entrepreneur restant juridiquement indépendant, il touche une commission sur la vente des marchandises bien que ces dernières ne lui appartiennent pas.

 

MagasinDePoupee.jpgTous les magasins du secteur socialiste sont entourés de commissions visant principalement à contrôler leurs activités et à faire valoir les désirs de la population.

La part de chacun de ces types de commerce variera en fonction duKonsum.jpg développement socialiste, des besoins économiques et des choix politiques. L’imbrication de ces facteurs rend parfois hasardeuse l’analyse de ces variations. On peut cependant dégager quelques lignes de force. La construction du socialisme [–et son accélération-] explique que la part du secteur privée passe de 37,9 % en 1950 à 6,6 % en 1964. Cette tendance se poursuit encore quelques années puis, dans les années 1970, est jugée excessive, les commerçants privés ayant une expérience professionnelle et une connaissance de la clientèle irremplaçables. En 1983, la part des entreprises privées dans ce secteur est de 5,4 %.

 

1konsument.jpg

Un Konsument à Cottbus.

 

Dès le début des années 1970 des grandes surfaces sont ouvertes. En 1984, on en compte trente ; elles s’appellent Centrum si elles appartiennent au secteur nationalisé et Konsument si elles dépendent des coopératives.

Les camions-bazars sillonnent pendant de longues années les campagnes.

Au début des années 1970 des maisons de vente par correspondance sont actives ; les deux  principales, situées respectivement à Leipzig et Karl­‑Marx‑Stadt génèrent un chiffre d’affaire de 468 millions de mark en 1972. Au milieu des années 1980 ce secteur a pratiquement disparu.

Le recours au crédit est peu fréquent. D’après un document daté de 1969, l’achat à tempérament concerne les produits manufacturés de grande valeur, il est tenu compte du revenu mensuel du débiteur, une partie de la somme doit être payée comptant et le crédit doit être remboursé en deux ans maximum.

SacDelikat.jpgIl existe des magasins qui vendent des produits rares, Exquisit et Delikat (il n’y en a pas dans les années 1950). Ces commerces sont plus chics donc plus chers ! On y va pour les grandes occasions ou pour faire un petit « extra ».

Les Intershops proposent des produits –souvent importés- contre des devises « importées »… je veux dire convertibles !

Comme souvent, les Allemands de l’Est sont priés de ne pas rester des « citoyens passifs ». Ainsi, les consommateurs sont invités à participer à diverses instances (ex. groupes de membres des coopératives de consommation).

On ne peut que se féliciter de cette volonté des autorités de faire participer le peuple aux affaires du pays, mais les contraintes extérieures et certaines rigidités idéologiques, empêchent la pleine réalisation de cet objectif.

 

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 17:17

RameAutomotriceDieselIntervillesGarrLeipzig.jpgTout le monde est « bien » informé du fait que les Wartburg et les Trabant fabriquées en RDA, dotées d’une carrosserie en plastique et de moteur à deux temps, ne peuvent pas obtenir le label « vert ». On sait moins qu’un projet de moteur à quatre temps ne survivra pas au Tournant…

Les autorités est-allemandes, en fixant un prix élevé pour ces véhicules et le carburant (quel que soit le prix du pétrole), tentent –vainement- de freiner la montée du « tout auto » longtemps favorisé par nos dirigeants. En 1983, seulement 41,6 % des familles possèdent une voiture.

La RDA investit avec constance dans les transports en commun. On fera remarquer aux édiles français, aussi « écologistes » aujourd’hui qu’ils avaient été « industrialistes » naguère, que le tramway n’a jamais quitté les rues de RDA. Il est même le premier mode de transport urbain dans les années 1980, il transporte deux fois plus de voyageurs que les autobus ; le métro et les trolleybus sont moins employés. TramwayBerlinAnnees1960.jpg

Le réseau ferré de la RDA est un des plus denses d’Europe. Proportionnellement, la longueur exploitée est comparable à celle de la RFA. Un important réseau secondaire a été conservé. Les voies uniques ne sont pas exceptionnelles, le diesel est encore prépondérant, mais l’électrification du réseau est un objectif économique prioritaire de la décennie 80 (durant quelques années, le réseau est-allemand est plus électrifié que celui du Royaume-Uni ou de l’Espagne).

DieselRostock.jpgPar ailleurs, les déplacements liés au travail sont relativement limités car les autorités nationales et locales veillent à maintenir l’équilibre entre la population active et les postes de travail à chaque niveau territorial, dans les villes comme à la campagne. Les entreprises, en fonction de leur taille, proposent différents services sur le lieu de travail ou proches de celui-ci : places de crèche (environ 50 000 places *), cantines (63 % des actifs les fréquentent*), 4 214 bibliothèques**. En outre, les réseaux de transport des entreprises viennent utilement compléter le réseau de transports en commun ce qui a pour heureux effet de faire baisser le nombre de trajets en véhicule individuel coûteux, polluants et dangereux.

Dès les années 1980, les responsables est-allemands innovent : l’utilisation des poids lourds est progressivement réduite au profit des chemins de fer, et les marchandises lourdes et peu pressées passent du wagon à la péniche.DresdeAnnees1960.jpg

Il est de bon ton de relever la relative vétusté des trains et des autobus ou d’insister sur un trafic parfois à la limite de la saturation dans certaines grandes villes. Sur ce bloc-notes virtuel nous préférons mettre l’accent sur les mérites et les succès de la RDA. Par exemple, il serait de bon aloi de souligner l’efficacité des Allemands de l’Est dans le développement de certains types de transport.

Ainsi, en 1966, la RDA dispose déjà de 150 navires alors que sa flotte marchande comptait un seul navire en 1952 ! A sa fondation, la RDA ne dispose plus de véritables ports (ils sont situés en RFA et en Pologne). En 1960, le port de haute mer de Rostock est inauguré.****

On retrouve le même type d’effort dans le secteur du transport aérien ; les lignes de la compagnie Interflug passant de cinq en 1956 à une cinquantaine au début des années 1970.

 

Beaucoup d’éléments contenus dans cet article proviennent de La RDA au quotidien de Paul LAVEAU, Messidor-éditions sociales, 1985.

*Chiffre de 1981.

**Chiffre de 1983.

***La République démocratique allemande, 300 question, 300 réponses, éd. Zeit im Bild, 1968.

****cf. [Je cherche la source !] ouverture du port de Rostock.

Illustrations :
1 Rame automotrice dans la gare de Leipzig (source : La vie du rail).
2 Tramway à Berlin dans les années 1960.
3 Locomotive diesel à Rostock (source : Le chemin de fer allemand, éd. Atlas, 2006).
4 Différents moyens de transport à Dresde dans les années 1960.

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 00:00

La pénurie permanente de main-d’œuvre, le rôle-clé de la RDA dans le camp socialiste et l’insertion croissante de son économie dans le marché mondial dominé par les pays capitalistes freinent la diminution du temps de travail qui est pourtant un objectif officiel. MontreRDA

Il faut attendre le 28 août 1967 pour que la semaine de travail soit fixée à 43 h 45 réparties en cinq jours. Elle ne diminuera que très peu par la suite.

Comme ce temps de travail ne paraît pas compressible on l’aménage. L’Hausarbeitstag (jour du travail à la maison) est octroyé une fois par mois aux femmes mariées ou à celles qui vivent seules avec un enfant. C’est une journée libre pour assurer les tâches ménagères, effectuer des démarches, faire des achats. De nombreux cas d’absences sont autorisés par la législation (visite médicale, maladie des enfants, décès d’un membre de la famille, déménagement, etc.). Bien sûr, comme nous l’avons vu dans un article précédent, les absences dues à la formation sont tout à fait admises*. Il faut reconnaître que ces dispositions sont parfois utilisées abusivement bien que cela ne soit pas la meilleure manière de résoudre les problèmes…

Le temps partiel est très peu développé, il concerne les handicapés… et les retraités qui souhaitent continuer leur activité professionnelle.

J’ignore si cela a toujours été le cas mais, dans les années 1980, la réglementation des heures professionnelles est draconienne. Les jeunes et les femmes enceintes ou allaitant leurs enfants en sont dispensés. Ces heures ne peuvent être effectuées qu’avec l’autorisation du syndicat et ne doivent pas dépasser 120 heures par an.

Mais, en RDA, si le nombre d’heures passées au travail est important, les liens du travailleur avec son entreprise ne le sont pas moins.

Gouvernement1967.jpg
Gouvernement qui instaura la semaine de cinq jours.
* http://uneallemagnesocialiste.over-blog.fr/article-une-date-une-image-1949-creation-de-la-faculte-ouvriere-et-paysanne-40736351.html

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 17:00

CheminéeUsineChimiqueHalleAvant1975Dans les années 1980, pour faire face au niveau élevé du prix des combustibles, la RDA est contrainte d’utiliser principalement le lignite abondant sur son territoire et bon marché.

Mais, il a deux inconvénients : il détruit, au moins provisoirement, des surfaces importantes lors de son extraction ; il émet de l’anhydride sulfureux.

Les autorités socialistes n’ignorent pas le problème. Elles n’achètent pas des stocks de masques à gaz, elles trouvent des solutions !

L’utilisation de l’énergie est rationalisée. En 1985, les émissions d’anhydride sulfureux sont aussi importantes qu’au début des années 1970 alors que la production industrielle a doublé.

Les centrales thermiques « classiques » sont remplacées par des centrales combinées chaleur-électricité et une extension du réseau des centrales nucléaires est prévue.

La désulfuration des gaz de fumée est étendue (suivant les techniquesMesureAirErfurtAvant1975.jpg employées le degré de désulfuration varie entre 60 % et 90 %).

En 1985, les responsables du pays prévoient de réduire ces émissions de 30 % d’ici 1993.

Les oxydes d’azote constituent un autre problème.

Là aussi, les dirigeants de la RDA n’attendent pas les conseils, plus ou moins avisés, de « Dany le rouge » passé au vert en 1984 : ils agissent !

Ainsi, dès le début des années 1980, ils limitent la vitesse des véhicules (à 100 km/h sur autoroute), ils rendent obligatoires le contrôle des gaz d’échappement et éventuellement le réglage du carburateur. Enfin, ils favorisent le transport par rail ou par voie fluviale. En 1985, 80 % des marchandises sont transportées par train.

On comprend donc que ce n’est pas la pollution atmosphérique qui a poussé Erich Honecker à voyager en URSS et au Chili après sa disgrâce…


Photos provenant de Terre, opération Survie paru aux édition de la Farandole en 1975. Cet ouvrage a été préfacé par Haroun Tazieff.
Photo n°1 : pose de filtres sur une usine de la Halle.
Photo n°2 : contrôle de la qualité de l'air à Erfurt.

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 16:01

AdolfHennecheAdolf Henneche est une figure majeure de la geste est-allemande. Il étudie les méthodes des stakhanovistes soviétiques et décide, en plein accord avec ces supérieurs (voire plus…), de les adapter à la réalité de l’Allemagne orientale. Ainsi, le 13 octobre 1949, notre mineur de houille réalise 387 % de sa norme journalière.

Il ne s’agit pas de « se faire exploiter » puisqu’il n’y a plus de patron pour capter la plus-value, ni de « se crever la paillasse » pour faire l’intéressant… et toucher quelques primes aux dépens des collègues. Mais, tout simplement, de produire plus pour vivre mieux ! Cette attitude est normale car, comme le rappelle son hymne national, la RDA est alors « ressuscitée des ruines ». Le gain de productivité obtenu par les ouvriers de choc ou autres « novateurs » n’est pas obtenu en fournissant des efforts physiques supplémentaires ou en allongeant la durée du travail, mais en faisant preuve d’innovation.

On notera, qu’après la Libération, le Parti communiste français par la voix de son secrétaire général, Maurice Thorez, demande aux mineurs de « retrousser leurs manches » pour hâter la reconstruction du pays.


ConduiteEauMaxhutteMedaille.jpgAdolf Henneche, par la force de son geste –et la magie de la propagande- fait rapidement des émules dans toutes les régions et dans de nombreux secteurs d’activité. Des membres de la FDJ, auConduiteEauMaxhüttex côtés d’adultes expérimentés, ne reculent devant aucun obstacle pour réaliser d’ambitieux projets. Par exemple, ces jeunes participeront à la construction d’une conduite d’eau reliant la Saale au complexe sidérurgique Maxhütte d’Unterwellenborn.


Plus tard, et notamment dans les années 1970 et 1980, l’émulation socialiste évolue, on met l’accent sur les collectifs et on préfère l’aspect qualitatif à l’aspect quantitatif.


Ces travailleurs héroïques, ou considérés comme tels, créent un nouveau rapport avec le travail. S’ils aident à réaliser les plans et à faire de la RDA le pays ayant la meilleure productivité dans le camp socialiste, il ne peuvent pas entraîner la masse des travailleurs.

 

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 12:01

Rostock est située pratiquement au centre de la côte baltique du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale.

Avant-guerre, la population de Rostock passe de 90 000 en 1930 à 130 000 en 1938.

Suite aux bombardements britanniques et américains la ville est détruite à 40 % et transformée en champ de ruines.

Après 1945, l’industrie maritime n’est pas oubliée dans le programme de reconstruction. Ainsi, l’entreprise « Neptun Werft » devient le plus grand chantier naval de la RDA.

Pour tenir compte de la séparation entre les deux Allemagne le port international de Rostock « ouvre ses portes » en 1960.

Les autorités socialistes favorisent le développement de l’activité de la cité portuaire.

 

Après le Tournant, des dizaines de milliers d’emplois sont supprimés, la ville entame son déclin.

En 1993, la société privée ouest-allemande Vulkan après avoir promis de moderniser Rostock et deux autres ports n’investit pas et détourne plus de 2 milliards de francs.

Cet épisode confirme l’emprise des grandes firmes occidentales sur les territoires de l’Est.

Les citoyens est-allemands qui avaient défilé en 1989-1990 voulaient-ils cela ?

 

 

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  • : Bienvenue sur une "ALLEMAGNE SOCIALISTE". Bonjour ! Ce bloc-notes virtuel fait par un Français a pour but de donner une autre image de cette autre Allemagne. Il s'appelle "Une Allemagne socialiste" car il traitera essentiellement de la République démocratique allemande (RDA) mais aussi parce que Joseph espère que ses voisins d'outre-Rhin construiront une Allemagne socialiste... --- Benvenuto su "UNE ALLEMAGNE SOCIALISTE" ("UNA GERMANIA SOCIALISTA").Buongiorno !
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