Bienvenue sur une "ALLEMAGNE SOCIALISTE". Bonjour ! Ce bloc-notes virtuel fait par un Français a pour but de donner une autre image de cette autre Allemagne. Il s'appelle "Une Allemagne socialiste" car il traitera essentiellement de la République démocratique allemande (RDA) mais aussi parce que Joseph espère que ses voisins d'outre-Rhin construiront une Allemagne socialiste... Site personnel : http://legrenierdeclaude.e-monsite.com/ Persönliche Webseite: http://legrenierdeclaude.e-monsite.com/ Sito web personale : http://legrenierdeclaude.e-monsite.com/
C’est avec un plaisir éhonté que j’ai procédé à une lecture partiale du chapitre « Berlin, la persistance de l’oubli » extrait de Berlin : l’effacement des traces, ouvrage édité par la BDIC et les éditions FAGE.
Je pense que mes lecteurs trouveront leur miel dans cette publication éditée à l’occasion de l’exposition éponyme qui s’est tenue au Musée d’histoire contemporaine-BDIC à Paris du 21 octobre au 31 décembre 2009.
Régine ROBIN nous rappelle, entre autres choses, que le freinage de la dénazification opéré par Adenauer alors chancelier de l’Allemagne de l’Ouest, au nom de la réconciliation nationale, entraîna un renouveau du fascisme (p. 27).
Durant la Coupe du monde de football de 2006 il était de bon ton de saluer le « nationalisme bon enfant » des Allemands. Ces louanges ont sûrement masqué la destruction du Palais de la République et la remise à neuf du stade nazi des Jeux olympiques de 1936… (p. 28)
Un peu plus loin, Régine ROBIN, explique qu’en l’espèce nous avons à faire à un oubli organisé.
Je remarque que nos amis « antitotalitaires » débaptisent 71 rues à Berlin-Est rivalisant dans ce domaine avec les nazis qui avaient « nettoyé » 121 voies pour l’ensemble de Berlin. Si besoin est, on passe outre le refus de certains maires d’arrondissement et l’opposition des habitants concernés. Ces derniers sont trop imprégnés de communisme pour comprendre les bienfaits de cette campagne de « purification » idéologique… Liebknecht et Luxemburg échappèrent cette fois au massacre, les rues qui portaient leur nom ne furent pas débaptisées.
Les statues qui ont eu la malchance de dater de la défunte République ont également subi maints outrages : abandon, vandalisme, détournement, destruction, démontage, etc.
L’auteur explique avec malice que l’amiante trouvé dans le Palais de la République fut une « découverte providentielle » (p. 37) pour les bourgeois adeptes de la table rase.
Elle décrit aussi le processus de muséification de la RDA. Elle pointe le fait qu’aucun artiste de l’Est n’était représenté à l’exposition « 60 ans, 60 œuvres » tenue à l’occasion du 60e anniversaire de la RFA. Il me semble de rappeler que ladite Allemagne fédérale prétendait représenter tous les Allemands, ceux de l’Ouest comme ceux de l’Est.
Ces attaques brutales contre la mémoire collective des citoyens de l’Est n’est pas pour rien dans l’apparition du phénomène ostalgique.