Bienvenue sur une "ALLEMAGNE SOCIALISTE". Bonjour ! Ce bloc-notes virtuel fait par un Français a pour but de donner une autre image de cette autre Allemagne. Il s'appelle "Une Allemagne socialiste" car il traitera essentiellement de la République démocratique allemande (RDA) mais aussi parce que Joseph espère que ses voisins d'outre-Rhin construiront une Allemagne socialiste... Site personnel : http://legrenierdeclaude.e-monsite.com/ Persönliche Webseite: http://legrenierdeclaude.e-monsite.com/ Sito web personale : http://legrenierdeclaude.e-monsite.com/
Avec d’autres germanistes, Emile Bottigelli et Gilbert Badia créent au début des années 1950 le cercle Heine qui a pour but de promouvoir les échanges intellectuels avec la RDA.
D’autres milieux, d’autres personnes s’intéressaient à ce pays durant ces années difficiles. On peut citer le Comité d’échanges franco-allemands d’Edmond Vermeil et Emmanuel Mounier, le responsable de la revue Allemagne d’aujourd’hui, Georges Castellan, le doyen de la faculté des Sciences de Paris, Albert Châtelet, la FNDIRP, la CGT et le PCF.
En avril 1958, les statuts de l’association « Echanges franco-allemands, association française pour les échanges culturels avec l’Allemagne d’aujourd’hui » sont déposés. A cette époque, la situation ne favorisait pas son activité : les Français se préoccupaient plus de l’Algérie que de l’Allemagne. Toutefois, l’association reçu son « baptême » en octobre 1959, devant 1 300 personnes à la Mutualité, lors de la célébration du 10e anniversaire de la RDA. A cette occasion, Albert Châtelet résuma la démarche des EFA : « des liens ont été rétablis avec une partie de l’Allemagne, ils peuvent, ils doivent être étendus à toute l’Allemagne, aux deux Etats séparés, ou réunis ».
Dès cette date, l’association pris son rythme de croisière en multipliant notamment mes conférences, les expositions, les visites et les séjours. Entre 1960 et 1962, on compte une vingtaine de jumelages entre communes françaises et communes est-allemandes, Argenteuil et Paris 20e ouvrant le bal.
Les 25 et 26 novembre 1961, les EFA organisèrent un colloque sur le problème de Berlin. 260 personnalités françaises de toutes tendances politiques et religieuses, universitaires, journalistes y assistèrent. Certains ambassadeurs étaient présents. Le colloque adopta des résolutions allant dans le sens d’un règlement négocié.
Le 1er Congrès des EFA a lieu à Paris en décembre 1963. A cette date, l’association comptait 4 000 adhérents. Les échanges, désapprouvés et limités par les autorités françaises concernent alors 60 parlementaire, 1 680 enfants, 325 lycéens, etc.
Le 2e Congrès se déroula en février 1966 toujours en l’absence de représentants de la RDA qui voyaient leurs demandes de visa systématiquement refusées. Les EFA comptaient 5 500 adhérents. Ce nombre passera à 10 000 en mars 1968 (3e Congrès).
Entre 1964 et 1972, les EFA envoient entre 1 700 et 2 000 enfants par année en RDA, le nombre annuel de jeunes ayant bénéficié de tels séjours varie entre 1 600 et 2 000. Une attention particulière est accordée aux délégations d’élus.
En décembre 1967, l’association participait à une réunion du Comité international d’Helsinki pour la reconnaissance de la République démocratique allemande. Elle sera également représentée à des réunions de travail dudit comité. En juin 1968, la Conférence du comité lance l’appel pour la reconnaissance de la RDA. Les EFA menèrent aussi le combat en France. Ainsi, un « mémoire concernant les conditions juridiques du bureau interallié de circulation de Berlin » fut envoyé en mars 1969 au ministre des Affaires étrangères. Le 24 octobre de la même année, le gala organisé à l’occasion du 20e anniversaire de la RDA rencontra un grand succès. En janvier 1970, l’association lançait une pétition nationale en faveur de la reconnaissance diplomatique de la RDA qui recueillera en l’espace de deux ans 250 000 signatures. Le 16 avril 1970, pour la première fois l’association fut reçue en tant que telle par le ministre des Affaires étrangères, Maurice Schumann. Celui-ci déclara que pour ce qui concerne la reconnaissance, le gouvernement français ne souhaitait pas précéder la RFA, toutefois, il annonçait qu’il n’y aurait plus, pour les Allemands de l’Est, de discrimination dans l’octroi des visas.
Forte de 12 000 membres, l’association pu enfin recevoir une représentante de la RDA, Mme Reiber, lors de son 4e Congrès en avril 1970. Lors de ce Congrès l’association changea de dénomination pour s’appeler « Echanges franco-allemands, association pour la coopération entre les deux Etats allemands et la reconnaissance de la République démocratique allemande ».
Entre cette date et celle du 5e Congrès (mai 1972), les EFA ne relâchèrent pas leurs efforts pour faire connaître et reconnaître la RDA.
C’est seulement le 9 février 1973, quelques mois après le Traité fondamental signés par les deux Etats allemands, que la France reconnaissait la RDA.
Naturellement, le Congrès extraordinaire de mai 1973 se réjouit de cette reconnaissance « Considérant que les deux Etats allemands possèdent des régimes sociaux, économiques et politiques différents ; qu’ils ont établis entre eux des relations normales et qu’ils vont devenir prochainement membres des Nations-Unies et de ses organisations, à droits égaux, que la France entretient
avec des relations diplomatiques, le Congrès décide que l’association s’appellera "France-RDA, association française pour le développement des échanges et de la coopération entre la France et la RDA. "»
Mais il restait fort à faire pour que ces relations devinssent normales. Si les ambassadeurs furent bien nommés en 1974 ; le gouvernement français refusait de reconnaître Berlin comme capitale de la RDA et, plu surprenant encore, il refusait de reconnaître la citoyenneté RDA, s’alignant ainsi sur la RFA qui prétendait représenter toute l’Allemagne en dépit de l’article 4 du Traité fondamental interallemand qui stipulait : « la République fédérale allemande et la République démocratique allemande partent de l’idée qu’aucun des deux Etats ne peut représenter l’autre sur le plan international ou signer en son nom »…
D'aprés France-RDA, 30 ans de relations, CASTELLAN G. et LENOIR R., Presses universitaires de France, 1978.
Source photo affiches : http://www.bu.univ-paris8.fr/rda/affiches/page6.html