Bienvenue sur une "ALLEMAGNE SOCIALISTE". Bonjour ! Ce bloc-notes virtuel fait par un Français a pour but de donner une autre image de cette autre Allemagne. Il s'appelle "Une Allemagne socialiste" car il traitera essentiellement de la République démocratique allemande (RDA) mais aussi parce que Joseph espère que ses voisins d'outre-Rhin construiront une Allemagne socialiste... Site personnel : http://legrenierdeclaude.e-monsite.com/ Persönliche Webseite: http://legrenierdeclaude.e-monsite.com/ Sito web personale : http://legrenierdeclaude.e-monsite.com/
Le 23 avril 1976, le Palais de la République, situé au centre de Berlin près de la Spree, ouvre ses portes. C’est une construction originale, une véritable « Maison du Peuple » qui permet de faire cohabiter le Volkskammer, des salles de spectacles, un théâtre, une galerie d’exposition, des restaurants, etc. Du 18 au 22 mai, le Palais de la République accueille le IXe Congrès du SED. Des artistes aussi divers qu’Harry Belafonte, Myriam Makeba ou Mireille Mathieu s’y produiront.
En 1950, on procède au dynamitage des rois de Prusse déjà très endommagés. Cet emplacement servira aux défilés et aux cérémonies.
La décision de créer le Palais de la République place Marx-Engels est prise
par le bureau politique du SED le 27 mars 1973. L'un des plus éminents architectes de la RDA, Heinz Graffunder, est nommé architecte en chef. Dans le collectif chargé de la conception de l’ouvrage on retrouve notamment Ernst Swora, Manfred Prasser et Günter Kunert. La première pierre est posée le 2 novembre 1973 par Erich Honecker.
Le Palais de la République réuni trois tendances architecturale : celle des palais de la culture soviétiques, celle de l’école sociale du mouvement ouvrier née à la fin du 19e siècle et la tendance mondiale des centres culturels et des palais des congrès.
En plus du Palais, plusieurs programmes de reconstruction et de restauration sont mis en œuvre dans le centre historique de Berlin. Ils symbolisent l’ouverture d’esprit du régime socialiste. Il s’agit notamment des travaux effectues en vue des cérémonies commémorant le 750e anniversaire de celle-ci en 1987 : ainsi le quartier Saint-Nicolas et la place de l'Académie retrouvent leur aspect antérieur ; un peu plus tôt, la statue équestre de Frédéric II reprend sa place traditionnelle devant l'université Humboldt. Il est intéressant de noter que les responsables de l’Allemagne de l’Est procèdent à la reconstruction de la synagogue de l'Oranienburgerstrasse.
Un rapport officiel de la RDA indique que le coût du Palais de la République est de 485 millions de marks est-allemands.
Le bâtiment a une forme rectangulaire (longueur : 180 m, largeur : 85 m, hauteur : 32m). Sa hauteur est alignée avec celle des bâtiments voisins notamment avec celle du siège du conseil d'Etat.
Après la liquidation de la RDA, l’immeuble est laissé à l’abandon puis désamianté. L’impérialisme veut faire sombrer dans l’oubli la période socialiste (qu’a-t-il à craindre de cet « épisode totalitaire » ?) et, pour ce faire, il procède à l’« effacement des traces » : le sort du Palais de la République est scellé. Sa mise à mort, décidée en haut lieu, au Bundestag, durera 2 ans, entre 2006 et 2008.
Depuis la disparition du bloc socialiste européen, et de la RDA, l’empire peut, à condition de changer de méthode, reprendre ses aises. Comme pour symboliser le retour de l’Aigle, capable de dépecer un pays ou de mettre sous tutelle son économie, le Sénat de Berlin décide de « reconstruire » le château des Hohenzollern !
C’est la Ville de Berlin, pourtant très endettée, qui prend en charge le coût de cette « restauration » officielle d’un certain passé prussien estimée à 670 millions d’euros. Les professionnels de l’indignation sont muets ou presque à ce sujet, alors qu’ils ont commenté sans retenue le coût et les défauts réels ou supposés du Palais de la République qui symbolise l’ « incurie des régimes communistes totalitaires » ou si on préfère les « penchants mégalomaniaques des autocrates staliniens »…
Vingt ans après, les puissants ont l’enthousiasme bruyant mais ce dernier ne semble pas vraiment communicatif. En effet, beaucoup de personnes savent, parfois confusément, que la destruction d’un symbole comme le Palais de la République n’entraine pas la disparition du projet au nom duquel il a vu le jour…