Bienvenue sur une "ALLEMAGNE SOCIALISTE". Bonjour ! Ce bloc-notes virtuel fait par un Français a pour but de donner une autre image de cette autre Allemagne. Il s'appelle "Une Allemagne socialiste" car il traitera essentiellement de la République démocratique allemande (RDA) mais aussi parce que Joseph espère que ses voisins d'outre-Rhin construiront une Allemagne socialiste... Site personnel : http://legrenierdeclaude.e-monsite.com/ Persönliche Webseite: http://legrenierdeclaude.e-monsite.com/ Sito web personale : http://legrenierdeclaude.e-monsite.com/
Assez rapidement, les Etasuniens tournèrent le dos à leur propre directive , la directive « JCS 1017 », qui prévoyait, d’une part, d’éliminer ou de contrôler toute industrie allemande qui pourrait avoir des fins militaires et, d’autre part, d’épurer la fonction publique et de chasser les nazis des postes de responsabilité dans les grandes entreprises.
Les capitalistes étasuniens, qui avaient des liens anciens et durables avec l’Allemagne, et qui avaient investi 1 milliard de dollars dans ce pays en 1945, s’opposèrent à toute socialisation et s’allièrent même avec certains nazis. Ainsi, les Etasuniens refusèrent la création d’un tribunal international chargé de juger les industriels et les financiers nazis. Hjalmar Schacht semble également avoir bénéficié de cette « surprenante magnanimité » en étant acquitté par le tribunal de Nuremberg.
Dès octobre 1945, dans la zone américaine, les chefs d’entreprise furent autorisés à reconstituer leurs associations au plan local –en accord avec les syndicats réformistes. L’année suivante, se furent les syndicats patronaux de branches qui se reconstituèrent.
Cette politique économique, contraire à l’esprit des accords de Potsdam, eu son pendant militaire. Je ne prendrai qu’un exemple afin d’être bref : à Fürstenfeldbruch, près de Munich, des aérodromes militaires furent réparés et agrandis au lieu d’être détruits !
Le problème des réparations a déjà été évoqué sur ce site. Nous pourrons y revenir. De même pour le plan Marshall.
Ces alliances plus que douteuses et ce non-respect patent des traités n’ont pas heurté la bonne conscience des « leaders du Monde libre » car leurs intérêts de classe étaient, à juste titre, menacés. Ils ne sont honnêtes et affables que quand les nations et les peuples sont « under control » de leur impérialisme…
Cf. Gilbert BADIA, Histoire de l’Allemagne contemporaine, éd. sociales, 1962, vol. 2, pp. 261-264.