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Bienvenue sur une "ALLEMAGNE SOCIALISTE". Bonjour ! Ce bloc-notes virtuel fait par un Français a pour but de donner une autre image de cette autre Allemagne. Il s'appelle "Une Allemagne socialiste" car il traitera essentiellement de la République démocratique allemande (RDA) mais aussi parce que Joseph espère que ses voisins d'outre-Rhin construiront une Allemagne socialiste... Site personnel : http://legrenierdeclaude.e-monsite.com/ Persönliche Webseite: http://legrenierdeclaude.e-monsite.com/ Sito web personale : http://legrenierdeclaude.e-monsite.com/

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La démocratie en RDA (seconde partie)

Plus fondamentalement, le régime était basé sur la dictature du prolétariat, c’est-à-dire que les grandes décisions, même erronées ou discutables, s’appuyaient sur les besoins du peuple et ne relevaient pas des desiderata d’une oligarchie (l’élite du pays, la nomenklatura était très loin d’en constituer une).

Pour revenir au système électoral, Il ne faut pas s’arrêter au jour du scrutin proprement dit qui ressemble plus à une cérémonie civique, et il faut le dire à un acte d’allégeance au régime. Ce qui se passe en amont est important ainsi des possibilités d’expression existent lors des réunions pré-électorales qui donnent « des sueurs froides à plus d’un candidat. »4 Plus précisément « le caractère démocratique des élections se manifeste déjà lors de l’établissement des listes de candidats. Les partis et organisations populaires réunis au sein du Front national de l’Allemagne démocratique dressent des listes communes pour les élections à la Chambre du peuple et aux représentations populaires locales. Au cours de conférences d’électeurs, de réunions dans les entreprises et les coopératives, dans les institutions et les quartiers, les candidats qui sont issus de toutes les couches de la population sont présentés, rendent compte de leurs activités et avancent des propositions sur leur travail futur. Les électeurs jugent les futurs députés, adoptent des mandats électoraux, leur posent des questions et refusent les candidatures qui ne sont pas recevables. Ce sont donc les électeurs qui décident des candidatures qui représenteront leurs intérêts. »6

Quel que soit le pays, son régime est aussi tributaire de la situation géopolitique et des choix idéologiques.

De ce point de vue, il ne faut pas considérer l’absence de séparation comme une tare, elle était même revendiquée et expliquée par les intéressés : « Par suite du caractère de l’Etat socialiste, de l’unité politique et morale du peuple, on trouve une interpénétration entre les pouvoirs législatif, exécutif et judicaire. L’objectif du pouvoir est la construction du socialisme dans l’intérêt de tous les citoyens. »6. En revanche la bourgeoisie se sert de la « séparation des pouvoirs » pour masquer sa mainmise sur le pouvoir.

La RDA avait rejoint le camp socialiste et était très lié à son allié soviétique, dans le même temps elle était sur la « ligne de front » face au bloc capitaliste et à un de ses plus puissants représentants la RFA. Cette implication, cette contrainte géopolitique a malheureusement conduit les autorités est-allemandes à rendre très difficiles les remises en cause des grandes orientations découlant de cette imbrication. On peut cependant regretter que les dirigeants aient parfois élargi outrageusement le périmètre des décisions stratégiques. On remarquera que dans les pays européens capitalistes, il était -et il est- aussi quasiment impossible de sortir réellement de ce régime économique et de sa « branche militaire », l’alliance atlantique…

Enfin, les citoyens est-allemands faisaient vivre la démocratie socialiste de différentes manières.

Beaucoup de domaines d’activité étaient démocratisés dans le sens que l’Etat veillait à ce que tous les citoyens aient accès à l’éducation, à la culture, au sport, etc. Dans ces domaines, la massification s’accompagnait d’une grande exigence quant à la qualité des activités proposées.

Membres de la commission permanente du charbon et de

l'énergie du district de Leipzig.

On notera que les citoyens n’étaient pas seulement représentés dans les assemblées politiques mais également dans des organismes ou des institutions relevant de la gestion des affaires publiques. « 400 000 hommes, femmes et jeunes gens [participaient] au travail des commissions permanentes populaires locales ; 49 000 citoyens [étaient] assesseurs, dont 42 % de femmes ; 190 000 citoyens [participaient] au travail de 21 000 commissions de conflit et 55 000 au travail de commissions d’arbitrage.

Les requêtes orales ou écrites que chaque citoyen [avait] la possibilité d’adresser à tout organisme, à toute institution publique et à toute entreprise socialiste [constituaient] une forme importante d’expression de la volonté des citoyens. »7

 

On ne doit pas oublier d’autres lieux où pouvaient s’exprimer la démocratie :

- les collectifs de production et les brigades de travail (qui amène certains auteurs à se poser des questions existentielles : « (…) dans cette interaction complexe entre le pouvoir politique et les individus ou les groupes sociaux vaut-il mieux parler de "limites de la dictature" ou de "dictature des limites" ? »8 ;

Un collectif de travail discute des normes.

Une réunion d'un collectif d'émulation socialiste.

- de la FDJ au BEK (Bund der Evangelischen Kirchen in der DDR - Fédération des Églises évangéliques de la RDA) en passant par les différentes amicales consacrées à l’environnement : toutes ces nombreuses associations ou regroupements de personnes ont aussi participé à la vitalité de la RDA, avec comme dynamique cette interaction, cette contradiction entre la volonté des autorités de faire adhérer les citoyens au projet collectif et les revendications personnelles, collectives, communautaires des individus.

 

Sources :

4.    L’histoire de l’Allemagne contemporaine, tome 2, Gilbert Badia (dir.), Messidor-éditions sociales, 1987, p. 598.

5.    La République démocratique allemande, 300 questions, 300 réponses, ouvr. coll., éd. Zeit im bild, 1968, pp. 64-65.

6.      La République démocratique allemande, 300 questions, 300 réponses, ouvr. coll., éd. Zeit im bild, 1968, p.53. 

7.       En ce qui concerne la pratique de la pétition individuelle ou collective (Eingaben), je renvoie le lecteur à l’amusante introduction de la thèse de doctorat de Jay Rowel intitulée « L’Etat totalitaire en action, les politiques du logement en RDA (1945-1989) ».   www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=GEN_039_0027

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T
une question : le socialisme à la française que vous visez peut t-il être compatible avec une monarchie constitutionnel ?
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S
Un point de detail sur l'aspect democratique de ces regimes :<br /> <br /> Nous autres, nous sommes habitues a une pluralite au niveau individuel, tu vas choisir le parti X et moi le parti Y.<br /> <br /> Dans le systeme mis en place dans les pays de l'Est, la democratie se fait au niveau du Parti, et bien que cela semble risible, l'histoire nous prouve que cela a ete un fait etabli : les debats<br /> d'idees et d'orientations n'ont jamais cesses, et les changements d'orientations (tant economiques que sociales) eurent lieu avec la meme vigueur que celle que nos deputes y mettent!<br /> <br /> Ce qu'il ne faut pas oublier, et helas cela est rarement ecrit car c'est impoli; la population de la majorite de ces pays etait tres peu eduquee, sans reelle connaissance de la democratie! Hongrie,<br /> Tchechoslovaquie etant les rares exemples de populations pretent a une democratie formelle, les autres (incluant la Pologne) etant plus pret a une moquerie ou une caricature de democratie<br /> formelle.<br /> <br /> Les syndicats existaient, mais ce qui n'existait pas etait cette relation conflictuelle entre direction d'une entreprise et les travaileurs. Les syndicats etant plus proches des C.A. francais dans<br /> les actions menees.<br /> <br /> Opinion personelle d'un francais moyen ayant visite ces pays a lafin des annees 70, et 20 ans apres, c'est pour pourri que ce systeme etait, il offrait aux individus les plus fragiles des barrieres<br /> de securite, cela il est vrai en echanges de certaines libertes denies a certains individus : il etait difficile de devenir milliardaires (donc deni de liberte individuel pour Madoff or W.Buffet!)<br /> mais cela permettait a tout le monde d'avoir un travail et un salaire (ne pas travailler etant un crime et passible d'emprisonement).<br /> <br /> Le vieux debat entre democratie formelle (nous) et democratie reelle (eux); ce qui m'avait pousse a dire au Bac que leur liberte (pays de l'est) individuelle etait restreinte autant que la liberte<br /> collective aux USA (ou de nombreuses interdictions existent aussi : une epouse ayant un rapport sexuelle avec son epoux et faisant un 'departement du rhone' position est passible dans certains<br /> etats des USA de prison! ..., etre membre ou etre symphatisant de parti de gauche est illegal aux USA ... comme etre symphatisant d'un parti autre que communistes dans les pays de l'Est). Donc ce<br /> systeme etait different, mais les cultures etaient differentes, vivant dans un pays avec une culture similaire (population majoritairement non eduquee), je comprends que les peres fondateures du<br /> communisme aient choisis cette solution (ici les gens votent pour qui donne le plus d'argent!)
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T
témoignage Thomas Nord député du bundestag Die Linke : "les institutions politiques en RDA étaient toutes dirigées par le parti SED; c'est le SED qui détenaient le pouvoir de la dictature en RDA.<br /> Il dirigeait la police, l'armée et la Stasi comme c'est le cas dans toutes dictatures. j'ai travaillé pour la Stasi . j'ai été fonctionnaire du parti. et le problème, c'est que la Stasi a travaillé<br /> pour le parti . je pense qu'il ne faut pas réduire toute discussion au travail de la Stasi mais il faut voir l'ensemble du système politique. même si je n'avais pas travaille directement pour la<br /> Stasi, j'aurais eut la même responsabilité en tant que fonctionnaire du parti."
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T
10 janvier 1980 George marchais rend visite a Brejnev . témoignages sens de cette visite :<br /> bernard vasseur (son secrétaire) : la ligne marchais c'est pas de modèle soviétique. nous voulons un socialisme à la française . pour la première brejnev va reconnaître il peut y avoir divergence<br /> entre les 2 parties. et que le partie communiste peut être communiste sans répéter la messe du grand frère soviétique
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T
Dans les années 50, juste après la naissance de la RDA, le rock’n’roll, sauvage, indomptable et symbole des mœurs occidentales, est radicalement refusé par les autorités. En 1959, après une série<br /> de mesures drastiques d’interdiction, le président Walter Ulbricht a une idée, apprend-on sur le site de la radio publique régionale MDR:<br /> <br /> «C’est à la conférence de Bitterfeld qu’il a déclaré: "Il ne suffit pas de porter un jugement sur la décadence capitaliste. Nous devons proposer quelque chose de mieux." Quelque temps plus tard, le<br /> parti met au point le Lipsi, une danse rythmée censée remplacer le rock’n’roll dans les dancings.»<br /> <br /> Ringarde, mais surtout conforme à l’idéologie en place, cette danse ne séduit pas la jeunesse, qui voit, de plus, arriver de Liverpool les singles des Beatles. La déferlante est telle qu’en 1965,<br /> Walter Ulbricht se radicalise, lit-on sur MDR.de:<br /> <br /> «Un décret du bureau politique proscrit la musique rythmée des médias de RDA et retire à tous les groupes leur licence. Ulbricht voit dans cette musique "la tentative d’instigateurs impérialistes<br /> de déplacer en RDA une guerre acoustique en pleine préparation". Tous les noms de groupe anglophone sont bannis.»<br /> <br /> Un style optimiste, diffusant l’approche positive de la vie par la classe ouvrière de RDA... Voilà ce que le pouvoir attendait des groupes. En 1973, pour réaliser ce rêve d’une «musique dansante<br /> pour jeunes socialistes», le ministère de la Culture crée un «comité du divertissement» afin de réglementer la scène musicale de RDA. Une initiative vouée à l’échec, relate un article de<br /> l’université Humboldt de Berlin:<br /> <br /> «Mais plus on l’organisait et le réglementait, et plus le divertissement socialiste s’éloignait des attentes du public. "C’est comme les goûts et les couleurs, la popularité ne s’ordonne pas. Quant<br /> au désir, il ne se laisse pas planifier à long terme", signale Peter Wicke, professeur de musique pop à l’Université Humboldt.»<br /> <br /> À force, le rock s’est installé en RDA. Une de ses spécificités, raconte l’article Wikipedia dédié au rock est-allemand, c’est que les textes sont majoritairement germanophones. Pendant les années<br /> 80 et jusqu’à la chute du mur de Berlin, le rock a enfin joui d’une certaine ouverture. Parmi les grands groupes d’Ostrock de l’époque, on retiendra Silly. En 2010, 21 ans après la chute du mur, le<br /> groupe a sorti un nouvel album, qui est resté un bon moment au top des ventes nationales.<br /> <br /> source :http://www.slate.fr/lien/42485/rda-rock-censure
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T
témoiniage sur ce qui arrivait jeune qui suivait la mode occidentale :<br /> Bettina Wegner (auteur-compositeur ,signatrice pétition contre l'expulsion de Biermann) : on nous interdisait d'écouter les Beatles (tout était pervers)et les garçon ne pouvait avoir ni les cheveux<br /> longs ni porter des frocs vous savez ces capuches. si un des garçon avait le malheur d'avoir des cheveux longs il se fessait arrêté dans la rue, emmener au poste et on lui fessait la "coupe SED".
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J
<br /> <br /> Bien sûr, il arrive parfois que certains aient de mauvaises idées…<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Ceux-ci ont échappé au « coiffeur » ! (source : http://www.mdr.de/damals/archiv/artikel93948.html)<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Et cette pochette représente une édition made in RDA des Beatles (source :<br /> http://www.ebay.de/bhp/beatles-amiga).<br /> <br /> <br /> <br />
T
c'est les membre du SED eux même qui ont avoué la triche !
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J
<br /> <br /> Je voulais dire que les choses étaient<br /> loin d'être claires et qu'il n’aurait pas été étonnant qu’il s’agisse d'une partie de billard à trois bandes !<br /> <br /> <br /> <br />
T
témoignages sur élection municipale 7 mai 1989 :<br /> Gunter Schabowski (membre du Politburo ! "au moment des élections municipal on craignait une foi de plus d’obtenir un résultat qui nous ridiculiserait au yeux du monde entier : 99,3% ou quelque<br /> chose de ce genre."<br /> helmut müller (deuxième secrétaire du SED Berlin) " a Berlin les résultat ont été truqué. l'opposition a exigé d'assister au dépouillement des bulletins; elle a put le faire dans différent bureau<br /> de votes et la tricherie a ainsi été révélé "<br /> résultat "élection" liste front national de la RDA : 12 182 050 voix (98,85 % )<br /> <br /> source : Les derniers jours du Politburo
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J
<br /> <br /> Cette histoire d’élections truquées m’a toujours semblé louche. Dans un pays où l’élection politique ressemble à une cérémonie civique et où il<br /> y a un système de listes uniques, il est bien possible que les uns se soient servis de la stupidité des autres…<br /> <br /> <br /> Mais, je n’en dirai pas plus pour l’instant car je ne connais pas suffisamment cet épisode.<br /> <br /> <br /> <br />
T
une magnifique chanson de Wolf Biermann sur le commandant Guevara :<br /> <br /> http://www.youtube.com/watch?v=rhszn6tucjA
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T
pourquoi le gouvernement de la RDA condamnait les Rollings Stones. il disait d'eux médiocrité, monotonie des yé yé !
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J
<br /> <br /> Les dirigeants des pays de l’Est n’ont<br /> pas compris tout l’intérêt du rock et des diverses musiques populaires commerciales ; ces musiques, au-delà de leur éventuel intérêt artistique, servent surtout d’exutoire, notamment pour<br /> les jeunes. Le pouvoir politique, quand les amateurs de ces genres musicaux « s’éclatent » dans les salles de concert, est bien tranquille. Cela étant dit, la RDA était un Etat<br /> socialiste relativement ouvert. L’écoute de l’« Albatros » de Karat vaut mieux qu’un long discours : https://www.youtube.com/watch?v=9dMEkaMzp80<br /> <br /> <br /> <br />