Bienvenue sur une "ALLEMAGNE SOCIALISTE". Bonjour ! Ce bloc-notes virtuel fait par un Français a pour but de donner une autre image de cette autre Allemagne. Il s'appelle "Une Allemagne socialiste" car il traitera essentiellement de la République démocratique allemande (RDA) mais aussi parce que Joseph espère que ses voisins d'outre-Rhin construiront une Allemagne socialiste... Site personnel : http://legrenierdeclaude.e-monsite.com/ Persönliche Webseite: http://legrenierdeclaude.e-monsite.com/ Sito web personale : http://legrenierdeclaude.e-monsite.com/
Pour le plaisir, j’ai ouvert plusieurs manuels scolaires parus entre 1955 et 1990. Les textes rédigés par des universitaires distingués ou des professeurs permettent, aujourd’hui, de répondre aux affirmations purement idéologiques.
Pour cet article, je vais utiliser quelques extraits de L’Europe et l’Union soviétique, cours de géographie, classe de quatrième, édité chez Delagrave.
Affirmation idéologique fantaisiste : On peut comparer les deux Etats allemands car ils appartiennent à la même zone géographique.
Dans le manuel on peut lire :
« • Les conditions naturelles : elles sont encore plus médiocres qu'à l'Ouest.
• La plaine glaciaire du Nord couvre les 2/3 de la superficie de la République Démocratique. C'est la région la plus désolée de l'Allemagne (…). Malgré un travail séculaire, l'agriculture reste pauvre. Il n'y a ni mines, ni industries, sauf autour de Berlin qui doit ses usines à sa fonction de capitale.
• La zone hercynienne, au Sud, prolonge celle de l'Ouest avec les mêmes caractères.
- [Les massifs] (…) nourrissent un élevage médiocre, mais renferment des minerais qui sont à l'origine de l'industrie.
- Seules les plaines et bassins de la Saxe, de la Thuringe et de la Börde (…) portent de riches cultures. Elles offrent en abondance le lignite et la potasse. » (pp. 152-153)
Affirmation idéologique très partisane : la collectivisation des terres a été le principal handicap de l’agriculture.
Ce qu’écrivent les auteurs de l'ouvrage :
« L'héritage du passé: des régions moins développées que celles de l'Ouest.
• Les progrès agricoles ont été freinés par le régime de la propriété. L'aristocratie des Junkers détenait, dans la plaine surtout, d'immenses domaines, cultivés par des ouvriers agricoles, mécanisés, mais qui ne recevaient pas d'améliorations foncières. L'agriculture est maintenant collectivisée. » (p. 153)
« L'agriculture : un demi-échec.
• La réforme agraire a transformé la propriété agricole. Dans un premier temps, les grands domaines ont été confisqués, morcelés et distribués aux ouvriers agricoles, aux paysans pauvres et aux refugiés. Dans un second temps, on a groupé ces propriétés en coopératives - complétées par des stations de machines - malgré les résistances des paysans. » (…)
« • La production est insuffisante. Bien qu'elle soit en progrès, elle n'atteint pas son niveau d'avant la guerre. Le ravitaillement reste difficile et certaines denrées sont encore rationnées. Cela tient à la pauvreté des sols, au système coopératif trop rigide, à l'insuffisance de la main-d’œuvre et du matériel, mais aussi à la résistance des paysans. » (p. 155)
Affirmation idéologique infondée : Les deux parties de l’Allemagne étaient détruites par la guerre, seul le secteur occidental a su opérer un redressement rapide. Les Allemands ont d’ailleurs « voté avec leurs pieds » en passant de l’Est à l’Ouest.
Ce qui est écrit dans le manuel :
« • Le pays a été bouleversé par la guerre. Les bombardements ont anéanti des villes entières (Dresde, Berlin). La moitié du matériel industriel a été enlevé par les Russes au titre des réparations, et le reste exploité par des sociétés soviétiques. La population a perdu 3 millions d'habitants refugiés à l'Ouest; mais elle a reçu 4 millions de personnes expulsées des provinces cédées à l'Est et qu'il a fallu assimiler. Enfin la coupure avec la Silésie, devenue polonaise, et la Ruhr qui a cessé ses envois, a désorganisé l'économie.
• Le nouvel Etat s'efforce de vivre sur ses propres ressources. II a pris modèle sur l'économie soviétique : des plans successifs, de deux ans, puis de sept ans, fixent les objectifs à atteindre. Une économie nouvelle en est sortie. » (p. 154)
Bien sûr, j’ai choisi les passages en toute subjectivité…
Cela étant, même un génie du coup de ciseaux n’arriverait pas à faire coïncider les descriptions et les analyse des auteurs du manuel avec les « arguments » du « prêt-à penser » !
Source : L’Europe et l’Union soviétique, cours de géographie (classe de quatrième) publié sous la direction d’A. J.-C. BERTRAND, inspecteur d’académie et de Rober KIENAST, agrégé de l’université, par H. JEANBLANC, agrégé de l’université, E. VERDIER, professeur de géographie, librairie Delagrave, Paris, 1955.