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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 13:09

Je vais tenter de dégonfler une des baudruches préférées des adversaires du socialisme : l’absence de démocratie en RDA.

Il faut, dans un premier temps, cerner ce qu’entendent ces publicistes par « démocratie ». Bien souvent, dans le cas qui nous intéresse, la « démocratie » est réduite au système électoral et plus précisément aux modalités d’élection des assemblées politiques locales et nationales.

Les deux principales critiques du régime socialiste sont dans une certaine mesure fondées : la proportion invariable d’élus dans les assemblées, l’impossibilité pour les citoyens de remettre en cause les décisions stratégiques.

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Des députés de la commission de l’ordre et de la sécurité de la  Chambre du peuple visitent une cité nouvelle de Berlin

La répartition des sièges a longtemps été la suivante : 25 % au SED, 30 % aux organisations de masse (dont 10 % pour les syndicats) et 45 % aux partis bourgeois.1

Elu à l’assemblée populaire d’arrondissement rencontre des élus municipaux.

Il était souvent impossible de remettre en cause les grandes orientations politiques nationales bien que le système ne soit pas fermé : par exemple, le projet de Constitution en 1968 donna lieu à 750 000 réunions réunissant 11 millions de citoyens aboutissant, entre autres, à deux modifications touchant des principes (liberté religieuse, interdiction d’extrader un citoyen de la RDA)2. En outre, comme nous le verrons plus loin la démocratie socialiste n’était pas réduite aux élections aux assemblées politiques

Une mécanicienne, députée, rencontre des apprentis.

 Le régime est-allemand était réellement démocratique dans le sens où les élus étaient issus du peuple ; en 1985, Paul Laveau notait que « parmi les 206 000 élus à tous les niveaux, 50,4 % [était] des ouvriers, 22,7 % des agriculteurs et 21,5 % des employés [et que] la proportion moyenne des femmes [était] de 37,7 %. ».3

Plus fondamentalement, le régime était basé sur la dictature du prolétariat, c’est-à-dire que les grandes décisions, même erronées ou discutables, s’appuyaient sur les besoins du peuple et ne relevaient pas des desiderata d’une oligarchie (l’élite du pays, la nomenklatura était très loin d’en constituer une).

 

Sources :

1.    L’Allemagne de notre temps, Alfred Grosser, Fayard, 1978, p. 507.

2.    L’Allemagne de notre temps, Alfred Grosser, Fayard, 1978, p. 500

3.    La RDA au quotidien, Paul Laveau, Messidor-éditions sociales, 1985, p. 252.

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Published by Joseph
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thomas 30/12/2012 23:03

voici compléter article :

Pour revenir au système électoral, Il ne faut pas s’arrêter au jour du scrutin proprement dit qui ressemble plus à une cérémonie civique, et il faut le dire à un acte d’allégeance au régime. Ce qui
se passe en amont est important ainsi des possibilités d’expression existent lors des réunions pré-électorales qui donnent « des sueurs froides à plus d’un candidat. »[4]Plus précisément « le
caractère démocratique des élections se manifeste déjà lors de l’établissement des listes de candidats. Les partis et organisations populaires réunis au sein du Front national de l’Allemagne
démocratique dressent des listes communes pour les élections à la Chambre du peuple et aux représentations populaires locales. Au cours de conférences d’électeurs, de réunions dans les entreprises
et les coopératives, dans les institutions et les quartiers, les candidats qui sont issus de toutes les couches de la population sont présentés, rendent compte de leurs activités et avancent des
propositions sur leur travail futur. Les électeurs jugent les futurs députés, adoptent des mandats électoraux, leur posent des questions et refusent les candidatures qui ne sont pas recevables. Ce
sont donc les électeurs qui décident des candidatures qui représenteront leurs intérêts. »[5] [voir ci-dessous le message sur le système électoral]

Quel que soit le pays, son régime est aussi tributaire de la situation géopolitique et des choix idéologiques.

De ce point de vue, il ne faut pas considérer l’absence de séparation comme une tare, elle était même revendiquée et expliquée par les intéressés : « Par suite du caractère de l’Etat socialiste, de
l’unité politique et morale du peuple, on trouve une interpénétration entre les pouvoirs législatif, exécutif et judicaire. L’objectif du pouvoir est la construction du socialisme dans l’intérêt de
tous les citoyens. »[6]. En revanche la bourgeoisie se sert de la « séparation des pouvoirs » pour masquer sa mainmise sur le pouvoir.

La RDA avait rejoint le camp socialiste et était très lié à son allié soviétique, dans le même temps elle était sur la « ligne de front » face au bloc capitaliste et à un de ses plus puissants
représentants la RFA. Cette implication, cette contrainte géopolitique a malheureusement conduit les autorités est-allemandes à rendre très difficiles les remises en cause des grandes orientations
découlant de cette imbrication. On peut cependant regretter que les dirigeants aient parfois élargi outrageusement le périmètre des décisions stratégiques. On remarquera que dans les pays européens
capitalistes, il était -et il est- aussi quasiment impossible de sortir réellement de ce régime économique et de sa « branche militaire », l’alliance atlantique…

Enfin, les citoyens est-allemands faisaient vivre la démocratie socialiste de différentes manières.

Beaucoup de domaines d’activité étaient démocratisés dans le sens que l’Etat veillait à ce que tous les citoyens aient accès à l’éducation, à la culture, au sport, etc. Dans ces domaines, la
massification s’accompagnait d’une grande exigence quant à la qualité des activités proposées.

On notera que les citoyens n’étaient pas seulement représentés dans les assemblées politiques mais également dans des organismes ou des institutions relevant de la gestion des affaires publiques. «
400 000 hommes, femmes et jeunes gens [participaient] au travail des commissions permanentes populaires locales ; 49 000 citoyens [étaient] assesseurs, dont 42 % de femmes ; 190 000 citoyens
[participaient] au travail de 21 000 commissions de conflit et 55 000 au travail de commissions d’arbitrage.

Les requêtes orales ou écrites que chaque citoyen [avait] la possibilité d’adresser à tout organisme, à toute institution publique et à toute entreprise socialiste [constituaient] une forme
importante d’expression de la volonté des citoyens. »

Il serait impensable d’oublier de citer dans ce message consacré à la démocratie :

- les collectifs de production et les brigades de travail (qui amène certains auteurs à se poser des questions existentielles : « (…) dans cette interaction complexe entre le pouvoir politique et
les individus ou les groupes sociaux vaut-il mieux parler de "limites de la dictature" ou de "dictature des limites" ? » ;[7]

- de la FDJ au BEK en passant par les différentes amicales consacrées à l’environnement : toutes ces nombreuses associations ou regroupements de personnes ont aussi participé à la vitalité de la
RDA, avec comme dynamique cette interaction, cette contradiction entre la volonté des autorités de faire adhérer les citoyens au projet collectif et les revendications personnelles, collectives,
communautaires des individus.

http://www.forum-unite-communiste.org/forum_posts.asp?TID=55&PN=11

Joseph 31/12/2012 15:41



Nous ne sommes pas des pingres. Pour le
même prix nous indiquons les sources !


[1] L’Allemagne de notre temps, Alfred Grosser, Fayard, 1978, p. 507.


[2] L’Allemagne de notre temps, Alfred Grosser, Fayard, 1978, p. 500.


[3] La RDA au quotidien, Paul Laveau, Messidor-éditions sociales, 1985, p. 252.


[4] L’histoire de l’Allemagne contemporaine, tome 2, Gilbert Badia (dir.), Messidor-Editions sociales, 1987, p. 598.


[5] La République démocratique allemande, 300 questions, 300
réponses, ouvr. coll., éd. Zeit im bild, 1968, pp. 64,
65.


[6] La République démocratique allemande, 300 questions, 300 réponses, ouvr. coll., éd. Zeit im bild, 1968, p. 53.


[7] www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=GEN_039_0027



thomas 29/12/2012 21:19

sur l'opposition RDA voici témoignage intéressant d'un opposant Jens Reich l’un des membres fondateurs de Neues Forum, le plus important mouvement de citoyens de l’automne 1989 .

" L’opposition est-allemande a beaucoup souffert de l’existence de l’autre Allemagne. Les gens politiquement les plus actifs disparaissaient toujours après quelque temps, expulsés vers l’Ouest. La
pression était telle que le risque d’être chassé, plus ou moins volontairement, était permanent. Cela a rendu très difficile la construction d’un mouvement. Une autre différence, par exemple avec
la Pologne, est que nos voisins ont d’emblée théorisé le caractère public de leurs actions, disant par exemple qu’une pétition ou un appel sans noms et adresses ne valait rien. Comme tout le monde
agissait de cette façon, ouvertement, ils ont réussi à développer une sorte de société civile au sein du système du parti unique. Comme on disait à l’époque, « ils » ne peuvent quand même pas
arrêter toute la nation."


":Comment expliquez-vous qu’en dépit de leur rôle majeur en 1989 les mouvements de citoyens issus des cercles oppositionnels aient totalement disparus de la scène politique après la réunification
?
11 J. R. : Ils ont été marginalisés. Durant tout l’automne 1989, le soutien de la population à ce que nous demandions était énorme. Tous ceux qui avaient le courage de dire ce qu’ils pensaient
exprimaient les mêmes demandes : retour à un État de droit, application de la constitution, transparence, perestroïka. Tout cela était dans l’air, partout. Après la chute du Mur, en novembre, les
choses ont changé très vite. Les gens n’étaient plus intéressés à s’engager dans un mouvement de citoyens, sauf sur des thèmes très particuliers comme la liquidation de la Stasi. La seule
mobilisation que nous avons réussie après novembre a été la prise de contrôle du siège de la Stasi. Notre objectif était d’empêcher sa recréation comme nouveau service de sécurité et la disparition
de ses archives. Après novembre, le message qui nous a été transmis, en particulier avec l’échec électoral de Bündnis 90, l’organisation qui fédérait ce qui restait des mouvements oppositionnels
indépendants, était clair : vous avez fait votre travail, c’est bien, maintenant on peut passer à autre chose. C’est-à-dire à une politique faite à la façon de la République fédérale. Une énorme
majorité de la population voulait l’unification immédiate, on peut même dire une reddition sans condition. C’était un mouvement populaire très puissant. Les gens ne voulaient plus d’expériences
sociales, plus de réformes, plus de troisième voie. Juste le modèle occidental, et tout de suite. Ce changement très brutal nous a pris totalement par surprise. La raison de notre marginalisation
est donc simple : la population nous a retiré son soutien."

source : De l’opposition en ex-RDA aux engagements de la société civile d’aujourd’hui
Entretien avec Jens Reich

http://www.cairn.info/revue-mouvements-2001-2-page-127.htm

Joseph 30/12/2012 16:59



Le passage de « Nous sommes le peuple » au « Nous sommes un peuple » ne s’est pas fait par hasard… Les
« amis » de l’Ouest et le « grand frère » de l’Est n’ont laissé aucune chance à la République démocratique allemande. Voici l’extrait d’un article de Révolution qui
décrit cette ambiance délétère –et les affres du Nouveau Forum–.


 


« (…) Pour ne citer que l’exemple des sociaux-démocrates, leur machinerie électorale tourne depuis trois semaines à plein
régime pour leur succursale de l’Est, qui porte le même sigle. Des millions de deutsche mark coulent à flots en tracts, journaux, affiches, photocopieuses, micro-ordinateurs,
etc., et les plus grands noms du parti, à l’exception peut-être d’Oskar Lafontaine, sont et seront mobilisés pour animer les meetings de l’autre côté de l’Elbe, Willy Brandt,
futur président d’honneur du SPD de l’Est, n’étant pas le dernier, comme ce week-end à Gotha, à payer de sa personne.


 


Annexion électorale


 


(…) Tout le monde en est convaincu en RFA : les résultats des futures élections au Bundestag, en décembre, se joue
en RDA, annexée de fait avant l’heure pour cause de campagne électorale et champ de toutes les immixtions, y compris celles, plus conspiratives mains non moins efficaces, des soi-disant
républicains de l’ex-Waffen SS Franz Schönhuber et d’autres groupes néo-fascistes…


La démocratie et l’égalité des chances l’exigeraient, parait-il… En fait, on dénie aujourd’hui au peuple de la RDA le droit
à l’autodétermination, que l’on a pourtant cesse de réclamer à l’Ouest pendant des décennies. Imagine-t-on un seul instant la condamnation justifiée que provoquerait, la participation
active de mouvements et partis basques dans la préparation d’élections municipales à Biarritz ou Bayonne ?


Rares, sont cependant, à l’Est, les voix qui s’élèvent pour dénoncer cet assaut en règle contre la souveraineté du pays aboutissant
à une nouvelle mise sous tutelle des citoyens, étrangère celle-ci malgré les liens de la langue et de l’histoire. Exceptés le Parti socialiste unifié – Parti du socialisme démocratique –
(SED-PDS), quelques mouvement tel Nouveau Forum, des intellectuels et des gens d’Eglise, qui plaident encore pour l’autonomie de leur pays, il y a consensus pour
non seulement accepter mais solliciter des ingérences contraires au droit international. »


(…)


 


 « (…) Dangereuse dérive droitière


 


Leipzig, ville héros en automne pour le rôle qu’elle a joué dans la mise en place du processus de démocratisation et de renouveau du
pays, est aujourd’hui la ville héraut d’une dérive à droite. Les rires des apprentis, les landaus poussés par les jeunes mères de famille, l’humour des étudiants ont disparu de la traditionnelle
manifestation du lundi soir où, en novembre encore, on défilait par centaines de milliers en scandant « Nous sommes le
peuple ! ». La manif aux allures soixante-huitardes s’est transformée en forum pour quelques dizaines de milliers de quinquagénaires partisans d’une réunification immédiate des
deux Allemagne, qui scandent « Nous sommes un peuple » en brandissant l’emblème de la République fédérale ; en peloton
d’exécution verbal –jusqu’à quand ?- pour tous ceux qui osent encore venir y plaider pour l’indépendance et l’autonomie de la RDA.


(…)


L’avancée du 18 mars du scrutin, sur proposition du SPD- qui se sent en mesure de le remporter compte tenu de l’avance qu’il a prise
dans la campagne électorale, ne fait pas l’affaire de tout le monde, en particulier du principal mouvement d’opposition, Nouveau Forum. Initiateur à la base du tournant d’octobre, il se retrouve
aujourd’hui pris dans l’engrenage de la dérive droitière avec en son sein des divisions de plus en plus tranchées entre une minorité de gauche qui plaide pour l’existence de deux Etats allemands
et une majorité de droite qui prône la réunification rapide. Mais surtout cela ne fait pas l’affaire d’Helmut Kohl, pris de vitesse… »


 


Source : hebdomadaire Révolution n° 518 (2 février 1990).


 



thomas 29/12/2012 16:42

vous dite qu'en 68 ils ne pouvait plus extrader un citoyen de la RDA hors Wolf Biermann a vue sa nationalité retiré en 76 avec interdiction de rentré en RDA tous cela parce que il jouai des concert
a l'ouet

Joseph 30/12/2012 15:53



Je crois que Wolf Biermann a été expulsé de RDA, pas extradé.


Ce fut, à mon avis, une faute, une erreur du régime socialiste qui en agissant ainsi a
plus montré sa faiblesse que sa force. D’ailleurs, douze écrivains célèbres, dont Volker Braun, Stephan Heym, Heiner Müller et Christa Wolf, ont adressé le 17 novembre 1976, une lettre de
protestation au bureau politique du SED.


Wolf Biermann n’aurait pas dû être banni. C’était un artiste, un chansonnier, pas un
leader politique opposé au socialisme. D’ailleurs, Wolff Biermann a déclaré en mars 1990 « Quand on s’enfuit aujourd’hui dans son Trabi pour le pays des Mercedes, on se sauve d’un pays qui,
parmi les plus riches de la Terre, est peut-être le huitième, pour aller dans celui qui est peut-être le troisième. » (source : revue Litteral, n° 2)



thomas 26/12/2012 10:45

j'aimerais savoir comment était traité les allemands de l'est qui n'étaient pas d'accord avec la politique du gouvernement RDA ?

Joseph 29/12/2012 14:54



Dans toutes les sociétés
humaines la contrainte sur les individus et sur les groupes d’individus est nécessaire à la vie en commun. Une autorité ou des autorités se donnent alors les moyens d’utiliser la coercition au
nom de certaines valeurs.


C’est ce qui se passait en
RDA. A certaines époques, on peut penser qu’il y a eu une contrainte excessive, mais celle-ci s’expliquait très largement par le contexte de la guerre froide et par les pressions extérieures
multiformes (politiques, économiques, militaires, culturelles, etc.) exercées directement ou indirectement par le monde capitaliste qui a toujours été
dominant.


Si le désaccord n’était pas
fondamental, il pouvait, en dehors des temps de crise, le plus souvent s’exprimer librement. Il y avait beaucoup de réunion et de discussions et elles n’étaient pas toujours formelles. Par
exemple, les séances au cours desquelles les candidats pour les élections se présentaient n’étaient pas de tout repos (les élections proprement dites étaient une sorte de rite civique).


L’Etat socialiste
avait  la main sur la censure et sur les forces de sécurité. Dans notre pays, l’Etat, largement dominé par les forces de l’argent, a encore le même rôle. Il est moins visible quand le régime
ne se sent pas menacé. Le contrôle social, accepté à « l’insu de leur plein gré » par la majorité de nos concitoyens est bien plus efficace –et inquiétant– que celui mise en place en
RDA. Par exemple aujourd’hui, en France n’importe qui peut écrire presque tout ce qu’il veut, mais ce n’importe qui a toutes les chances de n’être pas lu. Plus généralement, le système
capitaliste ne fait pas correspondre liberté formelles et libertés réelles. Le système socialiste offrait de nombreuses libertés réelles (ce qui fait dire même à certains de ses adversaires qu’il
y avait d’incontestables acquis sociaux) mais il avait tendance à mépriser certaines pratiques qualifiées de « bourgeoises ».


Toutefois, si on regarde la RDA par le petit bout de la Stasi, c’est comme si on réduisait les Etats-Unis
d’Amérique à la vie et l’œuvre du FBI et de la CIA ! Et pour ceux qui s’intéresseraient à l’aspect « policier » de la société est-allemande il y moult et moult sites plutôt mal
intentionnés qui s’en occupent…


Plus sérieusement, l’historienne « bourgeoise » (comme on
disait avant), Sandrine KOTT –qui n’est pas ma femme– remet beaucoup de choses en place dans son dernier ouvrage
Histoire de la société allemande au XXe siècle III - Tome 3, La RDA 1949-1989 (2011) ; page 96, elle écrit : « Certains historiens soulignent la grande passivité de la
population est-allemande et la faiblesse de l’opposition organisée. Il est vrai que, à la différence de la Pologne, la RDA n’a connu, avant sa chute finale, qu’un seul épisode insurrectionnel,
celui de juin 1953. Par ailleurs, avec la disparition, dans le courant des années 1950, des anciennes forces politiques, en particulier les sociaux-démocrates, puis des mouvements de résistance
qui existaient au sein ou en marge de l’Eglise protestante, l’opposition politique organisée tend à se limiter à des cercles très étroits.
Jusqu’au milieu des années 1980, elle ne rassemble pas plus de 5 000 personnes, jusqu’à 50 000 si l’on inclut les proches. Leur
nombre s’accroît rapidement à partir de 1986 sous l’influence de la perestroïka soviétique. Mais, jusqu’à la fin, à la différence des autres pays du bloc, cette opposition politique organisée ne remet généralement pas radicalement en cause le socialisme qui fonde, il est vrai, l’existence même de la RDA
[Neubert, 1997]. D’autres historiens livrent en revanche une image plus héroïque de la population est-allemande, fondamentalement unie contre le régime dans une multitude d’actes de résistance
quotidiens [Mitter et Wolle, 1995]. » [c’est Joseph qui souligne].



A présent, laissons
la parole à Erwin Sellering, membre du SPD, ministre-président du Mecklembourg-Poméranie : « On oublie que des millions de citoyens de la RDA n'étaient ni des victimes, ni des
criminels et qu'ils ont accompli beaucoup dans des conditions très difficiles » (source :
http://www.lefigaro.fr/international/2012/12/17/01003-20121217ARTFIG00611-en-allemagne-l-est-et-l-ouest-ne-se-comprennent-pas.php).


La République démocratique
allemande avait beaucoup d’atouts pour construire un socialisme nouveau conciliant l’égalité et toutes les libertés. Le jeu impitoyable de la
géopolitique ne lui a pas permis de tenter cette expérience. C’est à nous de prendre le relais et de mener à bien cette entreprise.



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