Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 19:45

Ce blog n’ajoutera pas son silence au silence général qui, dans notre pays au moins, entoure la mort du camarade Kurt Gossweiler. Pour ce faire, « j’emprunte » une petite « nécro » à la camarade Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris VII. Je sais qu'elle ne m'en voudra pas...

C‘est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès le 15 mai 2017 de notre cher et regretté camarade, communiste allemand, Kurt Gossweiler. Né le 5 novembre 1917 à deux jours des « 10 jours qui ébranlèrent le monde », le cœur de Kurt Gossweiler a cessé de battre et son grand esprit d’analyse matérialiste dialectique, qui a formé de nombreux jeunes communistes, a cessé de fonctionné. C’est une perte immense pour le communisme allemand et international

Kurt Gossweiler, né avec la révolution d’octobre à Stuttgart, est mort le 15 mai 2017 à Berlin. Né dans une famille communiste, il fut un très actif militant clandestin de la Jeunesse communiste dès l’arrivée des hitlériens au pouvoir, assurant notamment le transfert de propagande interdite de Paris et Berlin. Enrôlé dans la Wehrmacht en 1939, il déserta en 1943 pour rejoindre l’armée rouge. Prisonnier de guerre en URSS, membre du comité « Allemagne libre » fondé par les dirigeants soviétiques pour tenter d’arracher au nazisme les soldats allemands prisonniers, il commença là sa carrière de pédagogue et d’historien. Revenu en 1947 en (future) RDA, il s’y consacra à l’enseignement, à la recherche et à la réflexion théorique sur le capitalisme monopoliste allemand, surtout à l’ère hitlérienne, mais pas seulement. Son habilitation de 1971, éditée en 2013 (Cologne, Papyrossa), portait sur la période antérieure : Großbanken, Industriemonopole, Staat. Ökonomie und Politik des staatsmonopolistischen Kapitalismus in Deutschland [Grandes banques, monopoles industriels, État. Économie et politique du capitalisme monopoliste d’État en Allemagne] 1914-1932.

Du travail important, tant sur l’histoire de l’impérialisme allemand que sur le rôle de l’« antistalinisme » comme « obstacle principal à l’unité de toutes les forces antiimpérialistes et du mouvement communiste », de cet éternel jeune communiste, qui se mit à l’échange électronique à près de 90 ans, n’est disponible actuellement en français qu’un ouvrage, Hitler, l’irrésistible ascension ? Essais sur le fascisme, Bruxelles, Aden, 2006. Cette étude, qui éclaire la fonction d’instrument du grand capital du nazisme et de ses chefs, atteste la vitalité d’un marxisme prétendument mort. Malgré le triomphe actuel de la longue et efficace croisade menée chez nous contre les analyses de classe, c’est du côté des Gossweiler que se trouve l’avenir de l’histoire scientifique.

Source du texte : http://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/hommage-a-kurt-gossweiler-annie-lacroix-riz/

Source de l’image : https://sascha313.wordpress.com/2017/05/18/kurt-gossweiler-1917-2017/

 

 

Repost 0
Published by Joseph - dans politique
commenter cet article
6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 18:55

Sous un ciel poitevin fort ensoleillé, j’ai pris quelques clichés d’un monument dédié à la Paix inauguré en 1977 par le maire communiste de l’époque, Jean-Pierre David. Voici, le texte de présentation situé non loin :

« SOUVENIR ET PAIX

Les Pierres de l’Amitié

Proche de l’arbre de la liberté planté en 1948, ce monument formé d’un monolithe en calcaire de Chauvigny de six mètres de hauteur et d’un poids de douze tonnes, témoigne pour le Souvenir et la paix ; il a été inauguré le 24 Avril 1977.

Symbole du Souvenir

La liste des victimes chauvinoises civiles et militaires mortes pour la France depuis 1870 a été scellée au cœur d’un bloc extrait de nos carrières dans la volonté d’associer à leur mémoire celles des millions d’hommes meurtris ou tués par la guerre sur tous les continents et aussi celle des prisonniers, déportés et exilés.

Symbole de la Paix

Espérée dans notre Cité, dans notre Pays, en Europe et sur la planète toute entière pour la liberté et le bien-être de tous les peuples. Il concrétise cet idéal grâce à e très nombreux pays qui ont manifesté leur union de pensée par l’envoi de pierres provenant souvent d’un lieu de souffrance. Elles sont là disposées en couronne autour de la stèle centrale pour nous transmettre le message de fraternité qui s’adresse à tous les hommes de bonne volonté. »

Une de ces pierres provenait de Dresde. Cette ville durement touchée lors de la Seconde Guerre mondiale était alors située dans la partie socialiste de l’Allemagne.

Ces lieux et ces monuments de mémoire, souvent relégués physiquement ou symboliquement, ont malheureusement perdu leur fonction initiale. A nous d’inventer ou de réinventer des lieux, des symboles, des rites qui parleront aux consciences d’aujourd’hui.

La douloureuse actualité, de Syrie au Donbass en passant par le Mali, nous invite à travailler en ce sens.

Repost 0
Published by Joseph - dans politique
commenter cet article
14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 22:49

Voici un article cueilli sur le site d’Initiative communiste, l’organe central du PRCF, qui rassurera les tenants de l’orthodoxie...

 

Le 6 mai, la camarade Margot Honecker s’est éteinte à Santiago du Chili, où elle était réfugiée depuis 1992.

Margot Feist était la fille d’un père cordonnier et d’une mère ouvrière, membre du KPD qui continuerons leur militantisme après 1933 dans la résistance : son père sera jeté en prison puis déporté en camps de concentration à Buchenwald. A l’âge de 18 ans, Margot Feist rejoint le parti communiste allemand KPD. Dirigeante de l’organisation de la jeunesse FDJ et présidente de l’organisation des pionniers Ernst Thälmann,elle devient député du parlement de RDA entre 1949 et 1950. A 22 ans, elle est élue au parlement. Margot Honecker est de 1963 à 1989 ministre de l’Éducation (Ministerin für Volksbildung) de la RDA, développant un système d’éducation ultra performant. Qui sait aujourd’hui que le système éducatif de la Finlande – tant vanté aujourd’hui – est largement inspiré du système éducatif créé et mis en place en RDA sous l’égide de Margot Honecker ?

 

A la chute du Mur de Berlin, les Honecker subissent de plein fouet la persécution anticommuniste et doivent se réfugier en URSS puis au Chili, Chili dont la RDA a accueilli tant de réfugiés politiques à la suite du coup d’état de Pinochet. Michelle Bachelet l’actuelle présidente du Chili a ainsi été accueillie à l’Université Humbolt de Berlin en RDA. En 1991 c’est l’ambassadeur du Chili à Moscou Clodomiro Almeyda qui accueille les Honecker, lui que la RDA de Honecker avait accueilli lorsque membre du gouvernement Allende il avait dû fuir le Chili lors du coup d’état de Pinochet.

Malgré la répression, Margot Honecker n’a jamais abandonné le combat pour le socialisme. En 2000 elle avait publié L’autre Allemagne – la RDA. Discussions avec Margot Honecker un livre d’entretien avec Luis Corvalan, ancien secrétaire général du Parti communiste du Chili sur l’histoire de la RDA.

 

En Amérique latine, cette militante communiste, qui a consacré sa vie à la lutte contre le capitalisme, l’impérialisme et pour la solidarité internationaliste a d’ailleurs été salué par plusieurs pays. Le 19 juillet 2008, à l’occasion du 29eanniversaire de la révolution san

diniste au Nicaragua, Margot Honecker est décorée de l’« ordre de l’indépendance culturelle Ruben Dario », des mains du président Daniel Ortega, en présence des chefs d’État du Paraguay et du Venezuela, respectivement Fernando Lugo et Hugo Chávez. Elle obtient cette récompense en reconnaissance de son soutien et de son aide lors la campagne nationale contre l’analphabétisme dans les années 1980.

 

Source : http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/margot-honecker-disparition-dune-militante-communiste/

 

Repost 0
Published by Joseph - dans politique
commenter cet article
4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 18:44

LA GAUCHE DESUNIE FACE AU NAZISME

Le lecteur pourrait penser que le temps ayant fait son œuvre, les blessures se seraient refermées et qu’une alliance des forces de gauche, indispensable pour combattre le fascisme, aurait pu voir le jour. Malheureusement il n’en fut rien, il n’y eu pas de « front populaire » en Allemagne, le fossé entre les deux grands partis de gauche étaient bien trop large. Le SPD se porte garant du système capitaliste et de la démocratie bourgeoise alors que le KPD a pour objectif principal de renverser ledit système.

 Affiche électorale du KPD (1924.)

Après la répression policière de la manifestation du 1er mai 1929 à Berlin et des émeutes du 2 et du 3 qui en sont la conséquence (31 morts, 30 blessés grave, plus de 1 000 arrestations), plusieurs dirigeants sociaux-démocrates vont jusqu’à préconiser l’interdiction du KPD. Jusqu’en 1930, le SPD, loyal partenaire de la bourgeoisie, participe à plusieurs fois au gouvernement. En réaction, les communistes ont tendance à rejeter en bloc les sociaux démocrates.

En mars 1930, ces derniers n’étant plus au gouvernement, le KPD rectifie sa position : « Avec les travailleurs du SPD contre le social-fascisme ! » Mais cette belle proclamation, restera, à quelques exceptions près, lettre morte.

Lors d’un congrès, en juin 1931, Otto Wels affirme que « le bolchévisme et le fascisme [sont] frères). Un autre social-démocrate, F. Tarnow, déclare, la même année, « Ne devons-nous pas être le médecin au chevet du capitalisme ? » Les communistes ne sont pas en reste, ils écrivent par exemple : « Sans l’emporter dans notre combat contre la social-démocratie nous ne pourrons battre le fascisme. »

Bien sûr, comme son homologue français, le KPD va connaître la « maladie infantile » propre à ce courant de pensée. Mais « l’histoire d’amour » très poussée entre le SPD et la bourgeoisie avait de quoi refroidir les quelques ardeurs unitaires…

 Affiche du SPD (1932).

Il n’a pas été possible de constituer un « front populaire » en Allemagne car la situation dans ce pays n’était pas celle de la France ou de l’Espagne. D’une part le nationalisme et le militarisme étaient enracinés dans la société, d’autre part la classe ouvrière était le plus souvent sur la défensive. Les syndicats n’auront jamais le rôle d’aiguillon pour la gauche comme ils l’ont eu en France. En Allemagne, le divorce entre les deux gauches était définitif et il leur fut donc impossible d’arrêter la course à l’abîme.

(1re partie : http://uneallemagnesocialiste.over-blog.fr/article-kpd-spd-l-impossible-alliance-premiere-partie-115493401.html)

Source : Gilbert Badia

Sources des illustrations :

http://www.dhm.de/lemo/objekte/pict/pli14548/index.html

http://www.spd-gerlingen.de/festschrift/drittes_reich.htm

 

Repost 0
Published by Joseph - dans politique
commenter cet article
8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 23:55

En ces temps de célébration ad nauseum de la chute du ci-devant Mur de Berlin, Joseph a décidé de vous narrer une histoire qui décevra les uns sans enchanter les autres…

 

 

« (…) C'est le Vopo qui avait choisi la liberté. Il s'appelait Conrad Schumann. Au musée de Checkpoint Charlie consacré au mur de Berlin et à ses martyrs, on voit la photo qui l'a fait entrer dans l'Histoire. C'était en 1961, juste avant que le mur ne coupe Berlin en deux villes et en deux peuples. Conrad saute les barbelés,  coiffé de son casque de la RDA, et se retrouve à l'Ouest, dans le secteur français. Pendant quinze jours, on le célèbre, on le fête. Et puis on l'oublie. Conrad n'a pu s'adapter à l'Occident, à cette ville alors opulente qui n'était pas faite pour lui. Il mourra quelques années plus tard, alcoolique et clochard. Il avait cru rejoindre ses frères, et il n'avait croisé que des Wessis indifférents (Allemands de l'Ouest). Pauvre Conrad, il aura été le premier des « ostalgiques », ces ressortissants de l'ancienne RDA qui regrettent le communisme. (…) »1

 

 

 « (…) Quand le mur est tombé en novembre 1989, Hans Conrad Schuman tente de revenir chez lui, à Leutewitz. Il découvre que ses amis et le village en général l'ont rejeté, le considérant comme un traître plutôt que comme un héros, lui reprochant son geste de plus de vingt-huit ans auparavant.

 

Par la suite, il se met à déprimer et se pend le 20 juin 1998 dans un verger près d'Ingolstad »2

 

 http://honneur-a-l-armee-rouge.over-blog.com/ ou http://coterue.over-blog.com/article-15009659.html

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Conrad_Schumann

htt


Repost 0
Published by Joseph - dans politique
commenter cet article
30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 12:29

Ces derniers jours certains se lamentent sur la percée électorale du Front national. Beaucoup reprochent à Marine LE PEN et à ses conseillers, notamment à Florian PHLIPPOT, leur rhétorique sur le social ; le nationalisme ayant en quelque sorte avalé ce dernier. Il fut une époque où, en France, cette opération aurait été rendue très difficile du fait positionnement patriotique du Parti communiste français et des gaullistes. On se souviendra qu’un autre Front national fut fondé en 1941, à l’initiative du PCF, et qu’il attira des militants venant de diverses familles politiques.

La République démocratique allemande avait aussi son Front national qui regroupait les partis politiques et les principales organisations populaires.

En RDA, à l’inverse de la situation que nous connaissons aujourd’hui en France, c’était le social qui avait inclus le nationalisme ! Le régime avait eu l’intelligence de ne pas confondre dénazification et masochisme national. C’est ainsi que le NDPD put voit le jour. En voici une brève présentation.

Le National-Demokratische Partei Deutschlands (Parti national-démocrate d'Allemagne) ou NDPD a été fondé par Lothar Bolz et Wilhelm Adam en 1948. Il s’adressait à des groupes sociaux qui avaient été attirés par le parti nazi (comme les militaires et certains individus appartenant aux classes moyennes) en leur fournissant un débouché politique, afin qu'ils ne soient pas tentés de soutenir à nouveau l'extrême-droite.

Durant la campage électorale de 1990, comme on le voit sur cette affiche, le NDPD préférait la confédération à la confrontation.

D’après http://en.wikipedia.org/wiki/National_Democratic_Party_of_Germany_(East_Germany) et http://www.ddr.urlaub.pm/ddr-fdp-dfp-ndpdbundfreierdemokratenplakate/ddr---plakate-der-fdp-dfp-ndpd-bund-freier-demokraten---seite-2

Repost 0
Published by Joseph - dans politique
commenter cet article
4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 12:51

Dans un article de novembre 2011, je dénonçais la destruction du mémorial Thälmann. Mais en février 2013 un monument commémoratif a été inauguré à Ziegenhals près de Berlin Voici l’article de Solidarité de classe consacré à ce sujet.

« A Ziegenhals, dans le Brandebourg, a été inauguré dimanche 10 février 2013 un monument qui rappelle la réunion du KPD peu de temps après l'arrivée au pouvoir de Hitler. II porte l'inscription : « 7 février 1933 : session illégale du Parti communiste d'Allemagne au Sporthaus Ziegenals sous la direction du président Ernst Thälmann. Début de la résistance organisée contre le pouvoir fasciste. »

Le monument se trouve en face de l'endroit ou se trouvait jusqu'en 2010 le lieu commémoratif Ernst Thälmann, inaugure par le Président de la RDA Wilhelm Pieck en 1953, et fut démoli par le propriétaire actuel, qui l'avait acheté aux enchères en 2002 dans des circonstances douteuses. En présence d'environ 600 participants, Leo Kuntz, fils d'un membre du parti d'alors, rappela que la session du 7 février 1933 était une action unique : Ernst Thälmann appelait tous les antifascistes, socialistes, communistes et chrétiens à lutter contre la dictature fasciste.

Max Renkl, président du Cercle des amis d'Ernst Thälmann, avertissait que la crise capitaliste allait créer dans l'avenir de graves problèmes politiques, et que déjà à l'heure actuelle, la manière dont le gouvernement encourage le néofascisme montre a quel point de processus est avance.

Le membre de la Douma Vassili Ikonikov (Parti Communiste de la Fédération de Russie) a transmis le salut du Président du PCFR Guennadi Ziouganov, et signala qu'aujourd'hui encore, ne nombreux monuments représentent Thälmann en ex-URSS. Les autres intervenants, dont des représentants des organisations de jeunesse communiste d'Autriche et de République tchèque, ainsi que du Parti communiste de Bohême-Moravie, soulignaient l'actualité du mot d'ordre d'unité de tous les antifascistes. »

Article original : Junge Welt

Source de la photo : http://www.etg-ziegenhals.de/Protest_InschriftApril2012.html

Autres articles sur Une Allemagne socialiste :

http://uneallemagnesocialiste.over-blog.fr/article-destruction-du-memorial-thalmann-le-nouveau-regime-montre-son-vrai-visage-83266202.html

http://uneallemagnesocialiste.over-blog.fr/article-7-fevrier-1933-derniere-session-clandestine-du-comite-central-du-kpd-62398009.html

Repost 0
Published by Joseph - dans politique
commenter cet article
17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 18:49

Je remercie Paul Euzière de m’avoir permis d’insérer dans mon blogue son point de vue sur la résistance des Allemands face au nazisme. L’adresse de l’article original est le suivant : http://pauleuziere.wordpress.com/2012/03/26/les-resistances-allemandes-au-nazisme-une-histoire-qui-est-la-notre/

Je rappelle au lecteur l’existence de l’article suivant : http://uneallemagnesocialiste.over-blog.fr/article-une-date-une-image-1966-100e-anniversaire-de-la-naissance-de-romain-rolland-44986033.html

 

Auf Deutsch: DER DEUTSCHE WIDERSTAND GEGEN HITLER

En me plongeant dans l’histoire des résistances allemandes à Hitler, je savais ce qu’il avait fallu de courage et très souvent d’héroïsme à ceux qui en furent les protagonistes entre 1933 et 1945, mais j’ignorais leur ampleur.

Au fil des recherches pour la conférence que j’ai donnée dans le cadre de l’Association historique du Pays de Grasse, j’ai découvert des visages, des trajectoires d’hommes et de femmes, jeunes ou pas, de toutes les couches sociales (à l’exception des grands capitalistes : les administrateurs des Krupp, Thyssen, IG Farben et autre Deutsche Bank) d’origines très diverses qui ont créé des réseaux et, dans les terribles conditions du Reich nazi, ont été jusqu’au bout d’un engagement total dont la conclusion fut pour la plupart l’arrestation, la torture, la prison ou le camp de concentration, puis l’assassinat.

En France et en Europe, les résistances allemandes sont restées largement méconnues ou ignorées car, en général, on associe Résistance à lutte contre l’occupation. Les Allemands étant des occupants, il ne pouvait y avoir de résistants. Et pourtant !

Si les résistances les plus précoces et les plus permanentes à Hitler furent dès les premières années de la République de Weimar, les antifascistes, en premier lieu, les communistes du KPD -les premiers aussi pour qui furent créés les camps de concentration de Dachau et Oranienburg dès mars 1933- les oppositions au nazisme et à son chef surgirent tout à la fois du mouvement ouvrier, des milieux catholiques et protestants, des élites civiles et militaires traditionnelles, et finalement parmi certains des officiers supérieurs -C. von Stauffenberg ou E. Rommel- qui n’avaient jamais remis en cause les principes du régime nazi. Au contraire.

La guerre froide et la création de l’OTAN dont l’armée de la R.F.A était un pilier -il fallait donc « blanchir » une Wehrmacht qui a grandement contribué aux crimes nazis en Europe de l’Est et en URSS- ont eu pour conséquences de mettre en exergue un réseau d’étudiants chrétiens tel que « La Rose blanche » ou les conjurés militaires de l’attentat du 20 Juillet 1944 contre Hitler. En gommant tout le reste.

Tout le reste, c’est notamment toute la résistance communiste qui de 1933 à 1945 n’a jamais cessé. Mais surtout s’est déployée de façon inédite à l’intérieur de l’Allemagne nazie -avec une action politique parmi les 7 millions de travailleurs étrangers requis dont les Français du STO et dans les camps de concentration- et à l’extérieur : en Union soviétique sur le front et dans les camps de militaires prisonniers.

En France, les Allemands -et les Autrichiens- communistes jouèrent un rôle important dans la Résistance : dans les maquis FTP, au sein des troupes d’occupation avec l’édition de journaux clandestins comme dans le renseignement militaire. Ils pénétrèrent jusqu’au cœur des centres de décisions de la Wehrmacht et rendirent d’immenses services à la Résistance et aux Alliés.

Les Français doivent aussi leur libération à des Allemands communistes ou antifascistes tels que Gehrard Léo qui termine la guerre comme lieutenant FFI ou Otto Kühne, ancien député du KPD, commissaire de la XIe Brigade Internationale en Espagne,  FTP et colonel FFI dont le maquis eut un rôle essentiel dans la libération de Nîmes, à des Allemandes aussi qui firent preuve d’un courage inimaginable face à la gestapo et aux SS:  Paula Ruess, arrêtée à Paris enceinte et déportée  à Ravensbrück, Dora SchaulIrène Wosikowski militante su « Travail Allemand » dans les troupes de la Wehrmacht à Marseille, torturée, décapitée à Berlin sans avoir jamais livré un seul de ses camarades.

Pourquoi revenir aujourd’hui sur cette histoire ? Parce que, je l’ai écrit dans un article demandé par L’Humanité, ces pages de lucidité et de courage appartiennent paradoxalement à l’un des plus beaux moments de l’Histoire des peuples allemands et français et parce que surtout, elles continuent de nous parler d’avenir.

N.B.
Un ami, André Boulicault, Secrétaire de l’Association des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation du Gard (AFMD, DT 30) m’a transmis le règlement des camps de concentration nazis établi par le général SS Théodor Eicke en 1933 et qui est resté la règle jusqu’à la chute du IIIe Reich.

Ce règlement -que l’on évoque rarement- a fait l’objet d’un article de Match dans son édition du 11 janvier 1940. Il l’avait déjà été en France, dans le livre de Walter Schlieper alias Maximilian Scheer préfacé par Romain Rolland: Le peuple allemand accuse publié à Strasbourg en allemand en 1936 (Das Deutsche Volk klagt an), puis en français en 1937 à Paris aux Editions du Carrefour qui étaient animées par W. Munzenberg.
L’article 1 est explicite sur la fonction des camps de concentration et sur leurs destinataires : « Chaque prisonnier en détention de protection a la liberté de réfléchir sur le motif pour lequel il est venu au camp de concentration.
Ici l’occasion lui est offerte de changer de sentiments intimes à l’égard du peuple et de la patrie et de se dévouer à la communauté populaire sur la base national-socialiste, ou bien, s’il y attache plus de prix, de mourir pour la sale IIe ou IIIe Internationale juive d’un Marx ou d’un Lénine 
»

Repost 0
Published by Joseph - dans politique
commenter cet article
17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 12:44

Histoire et mémoire

Cécile LECLERC, dans son mémoire de recherches, nous rappelle l’évidence : « Je notais en effet toutes les informations possibles se rapportant au 17 juin, croyant pouvoir différencier l’histoire de la mémoire. Or, l’ambiguïté de leurs liens m’est vite apparue, puisque toutes deux traitent du même objet : le 17 juin 1953. Tandis que l’histoire veut dresser un discours objectif, rationnel, démystificateur sur le passé, la mémoire reconstruit ce dernier et l’instrumentalise afin de servir le présent. L’un est "science", l’autre est "liturgie" »1. Le lecteur fera sûrement preuve d’indulgence quand il s’apercevra que cet article sans prétention tient autant de la seconde catégorie que de la première…

 

L’influence de la direction soviétique

Cette évocation des événements de 1953 est volontairement est-allemande ; personne n’ignore pas l’influence majeure de l’URSS, l’historiographie est-allemande elle-même ne le niait pas pour des raisons qui lui étaient propres. Mais il est difficile d’appréhender la complexité des liens entre la RDA et l’Union soviétique. Voici l’extrait d’un article relativement récent qui montre un aspect de cette difficulté. «  (…) Les autorités soviétiques d’occupation tentaient de s’appuyer sur un mouvement de masse pour imposer leur changement de politique au gouvernement de la RDA.

Aujourd’hui encore, certains défendent cette thèse. Christoph KLEMANN parle d’une fronde au sein du Bureau politique, autour de Wilhelm ZAISSER et de Rudolf HERRNSTADT qui, au nom du "nouveau cours" et avec le soutien de l’URSS, auraient envisagé de renverser Walter ULBRICHT. (…)

D’après de nouveaux documents, il semblerait qu’en mai 1953 les dirigeants soviétiques, en réalité, aient vu en ULBRICHT le "principal responsable" de l’aggravation de la situation ». (…) »2

 

Quelques causes des événements de juin 1953

Les 13 et 14 mai, le comité central du SED décide de façon autoritaire d’augmenter drastiquement la productivité du travail (augmentation des normes). Cette décision coïncide avec une augmentation des prix et la suppression des cartes d’alimentation pour un grand nombre d’habitants. Ces mesures entraînent des mouvements de protestation sporadiques.

Le 11 juin 1953, un décret de l’exécutif constate qu’« une série de fautes ont été commise par le SED et le gouvernement ». Entre autres choses, il procède à l’amnistie de certaines peines et annule les hausses de prix des denrées alimentaires. Même un historien est-allemand, tout ce qu’il y a de plus officiel, constate ces défaillances : « Désireux de régler des problèmes difficiles, le SED et le gouvernement ont pris diverses mesures qui se sont révélées erronées. »3

Cet autoritarisme et ces revirements ainsi que la question des normes favorisent les événements des 16 et 17 juin.

 

Evocation des événements

Le 16 juin, des ouvriers, partis des chantiers de l’allée Staline, sont rejoints par d’autres travailleurs ; la manifestation grossit et c’est plusieurs milliers de personnes qui se rendent au siège du gouvernement. Enfin, après plusieurs péripéties, Fritz SELBMANN, ministre de l’Industrie, annonce à la foule que la hausse des normes est annulée. Le jour même, le bureau politique du SED confirme ces dires et qualifie l’augmentation des normes, d’« erreur ». Malheureusement, les dirigeants du pays ne sont pas crus par l’ensemble de la population.

 

La Potsdamer Platz a la mi-journée du 17 juin: la Columbus-Haus en feu (bâtiment administratif de RDA).

 

Des appels à la grève générale circulent. La station étasunienne RIAS (Rundfunk Im amerikanischen Sektor) joue un rôle important sur lequel nous allons nous attarder.

Un livre soviétique4 reproduit quelques textes parus dans des publications étasuniennes qui témoignent de son rôle néfaste.

Dans son édition étrangère, le New York Times écrit le 23 juin 1953 : « (…) Beaucoup d’observateurs occidentaux ici à Berlin estiment que RIAS, le poste de propagande des Etats-Unis à Berlin[-Ouest] a joué un rôle important dans les événements de la semaine dernière. Beaucoup vont même jusqu’à affirmer que ces troubles n’auraient pas eu lieu sans les émissions de ce poste qui remontaient le moral (…) et qui, le mercredi, à partir de 5 h du matin, a diffusé dans tous les coins de l’Allemagne de l’Est les plans détaillés de la grève générale (…) »

Dans son édition européenne du 19 octobre 1953 le New York Herald Tribune, affirme que « RIAS s’est fixé pour objectif de lancer des étincelles (…) le tonneau de poudre (…) Il est probable que parmi les grands postes émetteurs du monde, RIAS est le seul à disposer de son propre service d’espionnage. »

Au regard du nombre et de l’emplacement des coupures dans le texte, les citations semblent véridiques. Ces affirmations semblent aujourd’hui exagérées mais elles contiennent toutefois une large part de vérité.

Dans un ouvrage paru en 1968 dans la collection Marabout université, dans le chapitre consacré aux événements de juin 1953 en RDA il est noté que « l’huile versée sur le feu par la propagande occidentale » participa à la transformation du mécontentement en révolte.5

Dans la nuit du 16 au 17 juin, les troupes soviétiques ont été placées dans des endroits stratégiques. A ce propos, il est nécessaire de rappeler deux évidences à ceux qui s’étonnent de l’importance du rôle joué par l’armée soviétique.

Des baraques brûlent au coin de la Friedrichstrasse et de la Schuetzenstrasse.

En 1953, la guerre est encore proche dans ses effets et dans les esprits ; ce n’est pas encore de l’histoire. Tout le monde ou presque trouve normal que l’Allemagne, à l’Est comme à l’Ouest, soit, d’une façon ou d’une autre, occupée et contrôlée.

La RDA, comme sa « sœur ennemie » la RFA, n’ont pas de véritable armée. La Bundeswehr (armée de la RFA) sera créée en 1955, et, en réponse, la National Volksarmee (armée de la RDA) le sera en 1956.

Le 17, en fin de matinée, les ouvriers organisés sont débordés. Des émeutes éclatent et elles ne sont pas seulement le fait de mécontents. On trouve également des curieux, des Berlinois de l’Ouest et des agents des services occidentaux. En 1979, HEITZER, dans son livre sur l’histoire de la RDA3, accuse les émeutiers qualifiés de « contre-révolutionnaires » : «  (…) ils pénétrèrent dans les permanences du parti, les administrations et les grands magasins, détruisirent les installations et mirent le feu en plusieurs endroits. Les ouvriers conscients qui voulaient s’y opposer furent maltraités, certains trouvèrent la mort. » Il est difficile de savoir jusqu’où ces accusations sont crédibles. Toutefois, versons-les, avec circonspection, au dossier.

 null

Les émeutiers renversent et détruisent des panneaux d’affichage.

Les troupes soviétiques interviennent en fin d’après midi quand le mouvement reflue. Gilbert BADIA parle de 21 morts, un article de Novopress6 de 80, et Le Monde7 –qui prend Novopress sur sa droite– de 500 ! Personne n’en saura jamais rien.

Sandrine KOTT indique que 700 localités et 1 000 entreprises ont été touchées par le mouvement8. Otto GROTEWOHL estima que 300 000 ouvriers dans 272 communes cessèrent le travail. Pour leur part, Jean-Philippe MATHIEU et Jean MORTIER relativisent la portée de ces troubles. « Il ne s’agit pas pour autant d’un soulèvement "national" : il y a de 3 à 400 000 grévistes le 17 juin représentant de 5 à 7% de l’ensemble des travailleurs9 ».

 

Quelques conséquences

Des dirigeants du SED et du gouvernement vont perdre leur place car ils ont « flanché » face aux émeutiers et aux grévistes. Sans trop de surprise, on constate un fort renouvellement des cadres au cours de l’année 1954 :

-         70 % des premiers secrétaires d’arrondissement (Kreis) quittent leur poste ;

-         plusieurs premiers secrétaire de districts (Bezirk) sont remplacés ;

-         il y a également 7 départs sur 10 dans les syndicats ;

-         enfin, un titulaire du comité central du SED sur trois perd sa place.

Au sommet, Rudolf HERRNSTADT et Wilhelm ZAISSER seront exclus du SED et Max FECHNER, ministre de la Justice, sera emprisonné jusqu’en 1956 pour ses « faiblesses »10. Plusieurs centaines de personnes sont condamnées –une vingtaine à la peine capitale.

Dans l’autre sens, le comité central du SED procède rapidement à une autocritique lucide : « Quand les masses ne comprennent plus le parti, c’est la faute du parti, pas celle de la classe ouvrière ». Profitons de cet article pour remettre à sa place la célèbre phrase de Bertold BRECHT : « Ne serait-ce pas plus simple que le gouvernement décide de dissoudre le peuple et d’en élire un autre ? » Elle ne s’adresse donc pas –comme beaucoup le croient et comme certains feignent de le croire- à la grande majorité des dirigeants communistes mais à quelques responsables particulièrement sectaires. En juillet 1953, sont officiellement créés les Kampfgruppen der Arbeiterklasse (groupes de combat de la classe ouvrière). Par ailleurs, l’URSS renonce à demander les réparations et livre à crédit de grandes quantités de denrées alimentaires et de matières premières. Les pensions et les retraites les plus basses ainsi que les salaires des VEB sont augmentés. Johannes BECHER, qui venait de dénoncer les « fouineurs bureaucratiques » est nommé ministre de la Culture.

Ce texte est le résultat d’un pillage éhonté de l’Histoire de l’Allemagne contemporaine, vol. 1, écrit sous la direction de Gilbert BADIA, et paru chez Messidor-Editions sociales en 1987. Il y a eu également quelques emprunts au tome second de l’Histoire de l’Allemagne contemporaine (1933-1962) paru en 1962 du même BADIA toujours aux Editions sociales.

 

Sources :

1.          http://www.sciencespo-toulouse.fr/servlet/com.univ.collaboratif.utils.LectureFichiergw?ID_FICHIER=3861

2.          http://www.cairn.info/revue-guerres-mondiales-et-conflits-contemporains-2003-2-page-47.htm

3.          RDA, aperçu historique, Heinz HEITZER, Verlag Zeit im Bild, Dresde, 1981 (l’édition allemande est parue en 1979).

4.          Faits sur Berlin-Ouest, Moscou, 1962.

5.          Dossier de l’Europe de l’Est, dir. Roger GHEYSENS, collection Marabout université, 1968.

6.          http://archives-fr.novopress.info/1946/cest-arrive-le-16-juin-1953-from-chiara-to-post-today-stp-jf/.

7.          http://www.lemonde.fr/revision-du-bac/annales-bac/histoire-terminale/l-allemagne-dans-la-guerre-froide_t-hrde116.html

8.          Histoire de la société allemande au XXe siècle - Tome 3, La RDA 1949-1989, Sandrine Kott, La Découverte, 2011.

9.          RDA Quelle Allemagne ? , Jean-Philippe MATHIEU et Jean MORTIER, collaboration de Gilbert BADIA,  Messidor-Editions sociales, 1990.

10.     Le totalitarisme au concret : les politiques du logement en RDA, thèse de doctorat de Jay ROWELL, Economica, 2006, (http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/10/33/98/PDF/THESE_ROWELL.pdf).

Source des photos :

htpp://scanfix.no

Repost 0
Published by Joseph - dans politique
commenter cet article
9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 16:07

De temps à autre, ressurgit la légende noire du pillage de la RDA par l’ours soviétique. On dénonce le « démontage » d’usines, l’enlèvement de voies ferrées par le « grand frère ». J’ai estimé qu’il était nécessaire de remonter à la source politique et juridique qui légitime ces prélèvements sur l’économie est-allemande.


Il ne faut jamais oublier que les réparations de guerre avaient été approuvées par les ministres des Affaires étrangères de l’Union soviétique, des Etats-Unis d’Amérique et du Royaume-Uni lors de la Conférence de Crimée le 11 février 1945. Voici le passage concernant cette question.

« V. -REPARATIONS

Le protocole suivant a été approuvé :

PROTOCOLE

Conversations entre les chefs des trois gouvernements à la Conférence de Crimée sur les réparations allemandes en nature :

1° L'Allemagne devra rembourser en nature les pertes subies de son fait par les pays alliés au cours de la guerre. Les réparations devront être perçues, par priorité, par les nations qui ont porte le principal fardeau de la guerre, qui ont subi les pertes les plus lourdes et qui ont contribué à la victoire sur l'ennemi.

2° Les réparations en nature seront exigées de l'Allemagne sous les trois formes suivantes :

a) Transfert, dans les deux ans qui suivront la reddition de l'Allemagne ou la cessation de toute ' résistance organisée, des biens allemands situes sur le territoire même de l'Allemagne comme en dehors de ce territoire (équipement, machines-outils, bateaux, matériel roulant, avoirs allemands à l’étranger, actions dans les industries, les transports et toutes autres entreprises en Allemagne, etc.), ces transferts étant effectués surtout dans l'intention de détruire le potentiel de guerre de l' Allemagne ;

b) Livraisons annuelles de marchandises de production courante pour une période à fixer ;

c) Utilisation de la main-d'œuvre allemande.

3° Pour la mise en œuvre, d'après les principes ci-dessus, d'un plan détaillé de prélèvement des réparations dues par l'Allemagne, une Commission alliée des réparations se réunira à Moscou. Elle se composera de trois représentants : un pour l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques, un pour le Royaume-Uni et un pour les Etats-Unis d'Amérique.

4° En ce qui concerne la détermination du montant total des réparations, comme de leur répartition entre les pays qui ont souffert de l'agression allemande, les délégations soviétique et américaine sont convenues de ce qui suit :

« La Commission des réparations de Moscou prendra comme base de discussion, dans ses études initiales, la proposition du gouvernement soviétique, selon laquelle la somme totale des réparations, en accord avec les points (a) et (b) du paragraphe 2, sera de 20 milliards de dollars, et que 50 % de cette somme devra aller a l'Union des Républiques socialistes soviétiques ».

La délégation britannique a été d'avis de ne mentionner aucun chiffre touchant les réparations pendant l'étude de la question des réparations par la commission de Moscou.

La proposition soviéto-américaine ci-dessus a été présentée à la commission des réparations de Moscou comme une des propositions à examiner. »

 

Source du texte : 11 février 1945, Yalta ou le partage du monde, Arthur CONTE, 1967.

Source de la photo : http://www.larousse.fr/encyclopedie/images/Conf%C3%A9rence_de_Yalta_1945/1310914

Repost 0
Published by Joseph - dans politique
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Joseph
  • Le blog de Joseph
  • : Bienvenue sur une "ALLEMAGNE SOCIALISTE". Bonjour ! Ce bloc-notes virtuel fait par un Français a pour but de donner une autre image de cette autre Allemagne. Il s'appelle "Une Allemagne socialiste" car il traitera essentiellement de la République démocratique allemande (RDA) mais aussi parce que Joseph espère que ses voisins d'outre-Rhin construiront une Allemagne socialiste... --- Benvenuto su "UNE ALLEMAGNE SOCIALISTE" ("UNA GERMANIA SOCIALISTA").Buongiorno !
  • Contact

Recherche

Liens