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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 18:55

Sous un ciel poitevin fort ensoleillé, j’ai pris quelques clichés d’un monument dédié à la Paix inauguré en 1977 par le maire communiste de l’époque, Jean-Pierre David. Voici, le texte de présentation situé non loin :

« SOUVENIR ET PAIX

Les Pierres de l’Amitié

Proche de l’arbre de la liberté planté en 1948, ce monument formé d’un monolithe en calcaire de Chauvigny de six mètres de hauteur et d’un poids de douze tonnes, témoigne pour le Souvenir et la paix ; il a été inauguré le 24 Avril 1977.

Symbole du Souvenir

La liste des victimes chauvinoises civiles et militaires mortes pour la France depuis 1870 a été scellée au cœur d’un bloc extrait de nos carrières dans la volonté d’associer à leur mémoire celles des millions d’hommes meurtris ou tués par la guerre sur tous les continents et aussi celle des prisonniers, déportés et exilés.

Symbole de la Paix

Espérée dans notre Cité, dans notre Pays, en Europe et sur la planète toute entière pour la liberté et le bien-être de tous les peuples. Il concrétise cet idéal grâce à e très nombreux pays qui ont manifesté leur union de pensée par l’envoi de pierres provenant souvent d’un lieu de souffrance. Elles sont là disposées en couronne autour de la stèle centrale pour nous transmettre le message de fraternité qui s’adresse à tous les hommes de bonne volonté. »

Une de ces pierres provenait de Dresde. Cette ville durement touchée lors de la Seconde Guerre mondiale était alors située dans la partie socialiste de l’Allemagne.

Ces lieux et ces monuments de mémoire, souvent relégués physiquement ou symboliquement, ont malheureusement perdu leur fonction initiale. A nous d’inventer ou de réinventer des lieux, des symboles, des rites qui parleront aux consciences d’aujourd’hui.

La douloureuse actualité, de Syrie au Donbass en passant par le Mali, nous invite à travailler en ce sens.

Published by Joseph - dans politique
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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 22:49

Voici un article cueilli sur le site d’Initiative communiste, l’organe central du PRCF, qui rassurera les tenants de l’orthodoxie...

 

Le 6 mai, la camarade Margot Honecker s’est éteinte à Santiago du Chili, où elle était réfugiée depuis 1992.

Margot Feist était la fille d’un père cordonnier et d’une mère ouvrière, membre du KPD qui continuerons leur militantisme après 1933 dans la résistance : son père sera jeté en prison puis déporté en camps de concentration à Buchenwald. A l’âge de 18 ans, Margot Feist rejoint le parti communiste allemand KPD. Dirigeante de l’organisation de la jeunesse FDJ et présidente de l’organisation des pionniers Ernst Thälmann,elle devient député du parlement de RDA entre 1949 et 1950. A 22 ans, elle est élue au parlement. Margot Honecker est de 1963 à 1989 ministre de l’Éducation (Ministerin für Volksbildung) de la RDA, développant un système d’éducation ultra performant. Qui sait aujourd’hui que le système éducatif de la Finlande – tant vanté aujourd’hui – est largement inspiré du système éducatif créé et mis en place en RDA sous l’égide de Margot Honecker ?

 

A la chute du Mur de Berlin, les Honecker subissent de plein fouet la persécution anticommuniste et doivent se réfugier en URSS puis au Chili, Chili dont la RDA a accueilli tant de réfugiés politiques à la suite du coup d’état de Pinochet. Michelle Bachelet l’actuelle présidente du Chili a ainsi été accueillie à l’Université Humbolt de Berlin en RDA. En 1991 c’est l’ambassadeur du Chili à Moscou Clodomiro Almeyda qui accueille les Honecker, lui que la RDA de Honecker avait accueilli lorsque membre du gouvernement Allende il avait dû fuir le Chili lors du coup d’état de Pinochet.

Malgré la répression, Margot Honecker n’a jamais abandonné le combat pour le socialisme. En 2000 elle avait publié L’autre Allemagne – la RDA. Discussions avec Margot Honecker un livre d’entretien avec Luis Corvalan, ancien secrétaire général du Parti communiste du Chili sur l’histoire de la RDA.

 

En Amérique latine, cette militante communiste, qui a consacré sa vie à la lutte contre le capitalisme, l’impérialisme et pour la solidarité internationaliste a d’ailleurs été salué par plusieurs pays. Le 19 juillet 2008, à l’occasion du 29eanniversaire de la révolution san

diniste au Nicaragua, Margot Honecker est décorée de l’« ordre de l’indépendance culturelle Ruben Dario », des mains du président Daniel Ortega, en présence des chefs d’État du Paraguay et du Venezuela, respectivement Fernando Lugo et Hugo Chávez. Elle obtient cette récompense en reconnaissance de son soutien et de son aide lors la campagne nationale contre l’analphabétisme dans les années 1980.

 

Source : http://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/margot-honecker-disparition-dune-militante-communiste/

 

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 18:19

En me faisant l’écho de cette manifestation, je pense que certains vont m'accuser, comme au bon vieux temps, de « révisionniste », et que d'autres vont me traiter de « nostalgique » ou pire si non-affinité !

Si tel est le cas, c'est que je dois m'approcher du point d'équilibre...

 

 

 

 

Published by Joseph
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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 14:10

Je suis heureux de vous présenter un article dépassionné sur la RDA. L’horloger qui l’a rédigé se contente de parler de sa spécialité, c’est déjà une bonne chose.

Joseph, voit même dans ce texte un éloge implicite à une certaine RDA.

Bonne lecture.

Joyeux Noël et bonne année 2016 !

 

Glashütte Original Exposition historique

 

— Pour célébrer les 25 ans de la réunification de l’Allemagne, le Musée allemand de la Montre rend hommage aux prouesses des anciens concepteurs, horlogers, outilleurs et mécaniciens de précision de Glashütte à travers une exposition remarquable : « Glashütte à l’époque de la RDA ».

 

En 2006, Glashütte Original, en partenariat avec la ville de Glashütte, a créé la fondation « Musée allemand de la montre – Nicolas G. Hayek » qui se charge non seulement de l’exposition permanente du musée, mais également des expositions temporaires périodiques dédiées à différents domaines en lien avec le temps et l’histoire.

Après la Deuxième guerre mondiale, de 1951 à 1990, toutes les maisons horlogères de Glashütte étaient réunies au sein de « VEB Glashütter Uhrenbetriebe » (Compagnie populaire des maisons horlogères de Glashütte, VEB GUB ou GUB pour faire court). A ce titre, la société produisait une large gamme de produits, y compris des montres bracelets, des chronomètres de marine, des machines spécialisées, des horloges murales et différentes sortes de minuteurs. Jusqu’à la réunification de l’Allemagne en 1990, la GUB était l’employeur le plus important dans la région de Glashütte. Glashütte Original a été fondé au moment de la privatisation de la GUB en 1994. En 2000, la marque a rejoint le Swatch Group.

C’est une exposition très variée qui présente les produits, le matériel publicitaire (y compris des films originaux), le développement, les ébauches, les outils, les machines spécialisées, la documentation pédagogique et un trésor de photographies historiques.

Pour en savoir plus sur cette exposition, WorldTempus a conversé avec M. Reinhard Reichel, directeur du Musée allemand de la Montre de Glashütte.

Comment avez-vous choisi les objets présentés dans cette exposition ?
Nous avons eu la chance de pouvoir chercher des informations dans les vastes archives de Glashütte Original (l’ex-GUB). La société a conservé des pièces importantes et également des échantillons de référence de tous les départements (comme le département d’éducation, les machines spécialisées et la fabrication d’outils, les foires commerciales, la production de montres et d’appareils, la vie sociale et culturelle à Glashütte).

 

Pourquoi la GUB était-elle si particulière ?

La GUB a contribué à préserver la longue tradition de Glashütte dans l’horlogerie et la mécanique de précision après la Deuxième guerre mondiale et la division de l’Allemagne. Après la réunification en 1990, toutes les nouvelles entreprises se sont tournées vers les anciens spécialistes de la GUB. Sans la GUB, il n’y aurait pas de production de montres à Glashütte aujourd’hui.

Qu’est-ce qui distinguait les montres fabriquées par la GUB à l’époque de la RDA ?

Toute l’industrie de l’Allemagne de l’Est, y compris la GUB, était sous-tendue par une philosophie de base : l’objectif est de créer des produits précis, durables et robustes pour le marché. Entre 1950 et 1990, les montres bracelets étaient des objets d’utilisation quotidienne, ils faisaient partie de la vie de tous les jours. Chacun avait une montre. La GUB parvenait à produire de grandes quantités de montres à la demande. De nombreuses personnes utilisent encore leurs montres GUB aujourd’hui.

Une Edition Spéciale de la Spezimatic - Task Force. © Glashütte Original

Que devraient retenir les gens de cette exposition ?

De nombreux visiteurs de cette exposition ont vécu en Allemagne de l’Est et en ont fait l’expérience. Ils peuvent s’identifier avec ce qu’ils voient. Cela peut être très bouleversant, de nombreux souvenirs remontent à la surface. Certains disent « oui, c’était comme ça. »

Mais il y a aussi beaucoup de visiteurs qui viennent d’Allemagne de l’Ouest et de l’étranger. La plupart ne connaissent rien de la RDA, ne savent pas comment les gens vivaient, travaillaient, consommaient. L’exposition fournit un aperçu de ce qui est arrivé à Glashütte après 1945, comment la société GUB fonctionnait et pourquoi la production de montres a pu continuer à se développer à Glashütte après la réunification en 1990.

Quelles ont été les réactions à cette exposition jusqu’ici ?

A la fin de leur visite, les gens sont invités à écrire des commentaires dans notre livre d’or. Les remarques ont toujours été très positives. L’interaction avec le personnel du musée et avec les guides est un moyen d’apprentissage réciproque. Les anciens employés de la GUB qui sont venus au musée sont heureux de nous raconter leurs histoires et leurs souvenirs personnels. Au vu de ces merveilleuses réactions, nous avons décidé de prolonger l’exposition jusqu’au 10 janvier 2016.

Quelle importance revêtait la GUB pour la région du temps de la RDA ?

La GUB était sans aucun doute le plus gros et le plus important employeur de Glashütte et de sa région. L’entreprise employait plus de 2'500 personnes dans la production de montres ou la fabrication d’appareils. La GUB était socialement impliquée dans la communauté et offrait de nombreux avantages à ses collaborateurs, y compris la formation générale, la garde d’enfants, les services médicaux, l’aide au logement, ainsi que des manifestations culturelles et sportives.

Quel héritage la GUB de ces années-là a-t-elle laissé et est-il encore perceptible dans Glashütte Original aujourd’hui ?

Le savoir-faire et les compétences de Glashütte Original sont sans conteste un héritage direct de la GUB. Après 1945, avec un accès limité à la technologie de l’ouest, les horlogers de la GUB devaient être très créatifs et trouver des solutions mécaniques avec les ressources dont ils disposaient. Cette expertise s’est perpétuée, elle est présente aujourd’hui dans tous les départements de la manufacture Glashütte Original.

L’exposition est ouverte au public au Musée allemand de la Montre de Glashütte jusqu’au 16 janvier 2016.

 

Date : 17 décembre 2015.

Auteur : Keith W. Strandberg, journaliste, horloger.

Précision : j’ai changé la première illustration.

Par souci de crédibilité, je vous indique l’adresse à laquelle ce site d’expert se présente :

http://fr.worldtempus.com/a-propos#about-contributors

Source de l’article : http://fr.worldtempus.com/article/culture/glashutte-original-exposition-historique-2452421

 

Published by Joseph
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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 17:49

0Vous trouverez ci-après un texte qui n’est pas de Joseph. Il a cependant l’avantage de jeter un regard extérieur mais équilibré sur son sujet de prédilection. Le déroulement des faits et les personnages sont adroitement présentés et la conclusion est empreinte de bon sens.

Je préfère à présent m’effacer derrière ce perspicace blogueur.

10 novembre 2009

La Vie derrière le Mur de Berlin (1/2)

(à propos de Günter Schabowski, page mise à jour le 10 Décembre 2010 et le 10 Février 2012) Pour l'anecdote, j'ai bien connu un gars qui était en 1989 le jeune gérant d'une grande poissonnerie à côté de Rostock. Aujourd'hui après plus de 15 ans de galère, il est devenu Belge germanophone car il vit à Eupen. Avant "l'ouverture", il avait un bon job, sérieux, qualifié, intéressant et stable. Il était le "boss" d'une vingtaine de vendeuses salariées. Son petit monde vivait très "chichement", ça c'est vrai. Mais sans jamais "s'en faire" et encore moins se craindre les uns les autres, contrairement à tous les racontars encore colportés aujourd'hui...

Poissonerie2

Jamais il ne serait venu à l'idée de sa hiérarchie (le ministère du commerce de détail, dont j'ai oublié le nom) de muter les gens autoritairement d'un bout à l'autre du pays tous les 3 ans, pas plus les "cadres" de ses magasins que les plus modestes salariés de base. La ligne générale de conduite de ce ministère du commerce aujourd'hui disparu, était d'ailleurs de les faire "vivre et travailler au pays" tous ensemble, en fonction de ce que chacun savait faire. Etait-ce si terrible?

Quiconque souhaitait déménager et changer de ville, par exemple pour se marier et venir travailler près de son futur conjoint, n'avait qu'une chose à affronter: Le Temps et la paperasserie pour organiser les mutations de son travail et de son logement. C'était surtout une question de patience.

Tout le monde était locataire d'un seul et unique propriétaire peu exigeant et trop souvent, pas trop méticuleux avec l'entretien des immeubles et des maisons petites ou grandes, il faut aussi le dire. Mais ce propriétaire, il était tout sauf emmerdant, pas plus exigeant avec les locataires qu'envers lui-même. En fait, il était généralement "absent". D'autre part il ne mettait pas les "filles-mères" à la rue avec leurs enfants...

Effectivement notre ami Erich dut un jour avoir affaire avec la fameuse Stasi, car ça pouvait arriver à tout le monde. Conformément à la tradition de cette institution parfois inquiétante, ce fut tout à fait surréaliste. Ce fut en effet pour apprendre avec surprise que:

Son adjointe à la direction de la poissonnerie "en était". Elle avait pour mission de collecter et "mettre sur papier" tout ce qui se passait ou se disait dans sa poissonnerie et dans le cadre de ses rapports avec le mareyeur par exemple. C'est dire que tout cela n'était pas très intéressant du point de vue de la "Sécurité de l'Etat"!

- En fait, à propos de Sécurité de l'Etat, ça sentait surtout un peu le poisson...

Tout le "staff" de la poissonnerie, à commencer par lui-même le patron, fut convoqué individuellement pour être méticuleusement interrogé "entre quatre yeux" par un officier qui prenait note "de tout" avec semblait-il, une certaine bienveillance...

C'est ainsi qu'il a su que certaines de ses salariées entretenaient "des rapports" plus ou moins discrets et parfois "intimes" avec quelques Occidentaux, et leur vendaient des fruits de mer ou du poisson "en perruque" pour arrondir les fins de mois.

Mais elles vendaient aussi du cannabis pas cher, provenant d'une culture secrète située quelque part dans la campagne profonde, au Sud de Rostock. Tout cela ne s'invente pas.

Ce commerce clandestin et illégal fut suspendu "sans faire de vague" et la Stasi ne dénonça personne à la police, après avoir "longuement discuté" avec les poissonnières "les plus intéressées" par cette délicate affaire. Aucune salariée ne fut virée, ceci étant sous condition de garder le canabis pour un usage "strictement local", c'est à dire d'approvisionner seulement quelques "personnes choisies", vous pouvez deviner qui... L'officier en charge de l'enquête disait:

 

-"Il nous faut faire très attention avec les Occidentaux, même lorsqu'ils sont fort bien intentionnés. C'est généralement le cas, mais ils sèment toujours le désordre et la confusion dans nos esprits. C'est pour cela que nous recommandons de les fréquenter le moins possible ou pas du tout, ce qui est finalement encore mieux.

D'autre part certains Occidentaux, qu'ils soient Allemands ou d'ailleurs en Europe, n'ont qu'un seul but: Détruire notre République, c'est à dire nos emplois et notre mode de vie pour s'emparer de nos entreprises. Ils ne pensent qu'à devenir riches et à nous inciter à vouloir le devenir aussi, ce qui est impossible ici. Tout cela est pernicieux et très dangereux pour l'Avenir de nos enfants. Chacun sait que dans le monde capitaliste, tout le monde ne peut pas devenir riche, mais tout le monde peut devenir très pauvres.

C'est notre rôle de rappeler à chacune et chacun d'entre nous sa responsabilité individuelle..."

- Ce type de la Stasi, n'avait-il pas un peu raison? Qu'est-il devenu d'ailleurs?

A la fin de 1990, la poissonnerie fut privatisée, vendue à une chaîne de boutiques Ouest-Allemande. Sur le coup, personne n'a compris ce que cela signifiait concrètement. En 2009 tout le monde a parfaitement pigé la leçon, mais c'est trop tard...

La première conséquence de cet évènement fut qu'on osa l'obliger, lui le Directeur, à choisir lesquelles de ses vendeuses seraient virées dès la fin du premier mois. Il "fallait" en effet "éjecter" au moins 8 salariées de la poissonnerie, pour pouvoir commencer à travailler comme à l'Ouest. Ah! C'était ça, la Liberté gagnée le 9 Novembre 1989?

Des années après, il reste encore traumatisé par cette "mission". (disait-il sans savoir comment trouver le mot qui convient, en allemand comme en français) D'autre part à propos virer quelqu'un(e), ce fut son tour l'année suivante, car sa "carrière" était devenue "plombée" par son refus obstiné de choisir les filles à "éjecter":

Faute d'avoir su montrer assez d'autorité dans le cadre de ses fonctions de Directeur. Depuis, il vit de petits jobs précaires. Où est, où était la démocratie, la vraie?

La République Allemande dite Démocratique, tout le monde sait qu'elle était au moins un peu "spécialement démocratique". La grande capitale libérée de sa situation absurde s'est depuis fort embellie, mais pas au profit de tout le monde. Bien sûr la République Fédérale a ensuite organisé le plus grand déménagement de tous les temps, de Bonn vers Berlin, pour y ré-installer le gouvernement. Ce fut un geste fort pour effacer une bonne fois pour toutes, les blessures collectives d'autrefois.

Cela dit, qui n'a pas remarqué qu'on a fait plus d'efforts pour sauvegarder ou restaurer les grands monuments des années 1930 que ceux des années 1949/1989? C'est donc avec une profonde consternation que l'Association des Amis du Palais de la République a dû déplorer la démolition totale de l'immeuble qui fut le symbole de la défunte DDR, officiellement pour cause d'amiante...

 

La RDA ou DDR fut probablement le seul Etat au monde où l'immeuble abritant le siège du Gouvernement et le Parlement, c'est à dire le Palais du peuple et de la République, était aussi un lieu très ouvert au grand public. Entre autres choses, il contenait:

Des restaurants, des cafés, deux boîtes de nuit, des bibliothèques, des cinémas et différentes salles de spectacles de toutes les tailles et même un sauna. Bref! C'était un lieu de convivialité collective insolite, dont on m'a dit que c'était unique au Monde. Pourquoi ne pas avoir su conserver ça?

(au lieu de conserver surtout des blocs préfabriqués du Mur et d'autres très mauvais souvenirs)

Le côté "kitsh" très "années 1970" du Palais à lui seul, valait bien quelques efforts de conservation.

D'autre part tout ce qui se passait là-bas avant Octobre 1989 et ce qui arriva par la suite à la poissonnerie, c'est à comparer honnêtement avec l'ambiance d'aujourd'hui à la DB (les chemins de fer Fédéraux Allemands), ou ici chez France Telecom Orange par exemple:

Personne n'est obligé d'en tirer les mêmes conclusions que moi. Mais je reste extrêmement nuancé et plus que sceptique, quand j'entends dire qu'on est en démocratie aujourd'hui en Europe. La réalité crue et visible est fort simple:

- Tout pour les uns, rien pour les autres!

- Et... Cause toujours, tu m'intéresses!

Un dernier commentaire d'Erich s'impose. Il confirme que la quasi-totale interdiction de voyager hors des limites du "bloc de l'Est" pesait sur l'état d'esprit de la population. Le vieux Honecker disait que telle était la contre-partie obligée de la sauvegarde des petites Libertés individuelles à l'intérieur de leur petit pays.

Nous savons en effet que la Liberté se paie toujours, en argent ou autrement. Ce n'est pas du marxisme, c'est un fait.

Avant 1989 Erich T. n'était pas sûr d'avoir assez d'argent pour aller jusqu'en Alaska, mais il était certain de n'en avoir pas l'autorisation. Depuis, il a l'autorisation d'aller en Alaska ou à l'extrême Sud du Chili s'il le veut, sans rien demander à personne. Mais il n'a plus du tout assez d'argent pour le faire et n'est absolument pas sûr que ça lui arrivera un jour. Il ajoute même:

-"Quand dans la nuit du 9 au 10 Novembre, les braves gens de Berlin-Est ont constaté qu'ils pouvaient "passer" librement dans les deux sens, ça les a fait hurler de joie. Par curiosité et pour le plaisir de se balader autrement et pouvoir ramener quelque chose de "l'autre planète", ils ont alors consacré au moins 4 jours à aller et venir là où c'était interdit, en oubliant même d'aller travailler! Lorsqu'ils ont compris qu'ils étaient manipulés et baisés, c'était trop tard."

Source : http://conflictualitic.canalblog.com/archives/2009/11/10/15752521.html

Merci à Couik pour son aide technique.

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 12:26

Je vais reproduire ci-après un article du journal L'Humanité qui fleure bon les années 1980. On sent que le journaliste ne savait pas s'il écrivait un article ou s'il rédigeait un tract. Cet aspect des choses n'invalide pas l'essentiel du message, à savoir que l'introduction de nouvelles technologies ne doit pas se faire contre les travailleurs, elle doit supprimer la pénibilité pas l'emploi.

http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/1597/Actualit%C3%A9EcoJanvier1983.jpg

Le secret de Schwedt (RDA)

Moderniser sans licencier: au complexe pétrochimique de Schwedt, on a trouvé le secret.

L'Oder est une rivière-frontière : sur la rive droite, la Pologne; sur la rive gauche, la République démocratique allemande. Elle traverse un paysage vallonné, couvert de forêts, s'attardant dans un décor d'étables et de champs, et puis soudain surgit un tout autre décor: nous sommes arrivés au complexe pétro-chimique de Schwedt.

http://www.forum-unite-communiste.org/uploads/1597/Schwedt_Sortie_Usine.jpg

Cette petite ville baignée par l'Oder est le terminus de l'oléoduc par lequel l'URSS livre chaque année quelque 17 millions de tonnes de pétrole à la République démocratique allemande. On comprend que Schwedt, jadis bourgade au milieu des marais, soit devenue en trente ans le centre d'un important complexe industriel.

Ici aussi, la « mutation technologique » est venue frapper à la porte des usines. L'usine de transformation du pétrole de Schwedt emploie 8 000 personnes. Il faut dire que cette usine est, outre une papeterie, l'unique installation industrielle de cette région. On imagine très bien l'inquiétude des travailleurs quand ils ont appris que l'usine allait être modernisée, afin d'atteindre une production plus élevée avec moins de main d'œuvre: seulement 2 400 personnes...

UN DROIT SYNDICAL RECONNU PAR LA LOI

Et pourtant il n'y a pas eu, à Schwedt, de licenciements ; il n'y a pas eu de gâchis; il n'y a pas eu le lot de misère et de détresse qui accompagne ce qu'on appelle (d'un mot horrible) les « dégraissages ».

Les ouvriers chimistes de Schwedt n'ont pas été sacrifiés au profit. La première chose qu'a faite la direction a été de consulter les syndicats. Max Tschirner, président du Syndicat des ouvriers chimistes, rappelle que l'article 24 de la Constitution de la République démocratique allemande stipule que tout citoyen a droit au travail.

« Nous avons participé dès le début à "élaboration de cette modernisation, dit-il. Un programme de rationalisation ne peut être accepté par la direction sans accord de la direction syndicale de l'entreprise. C'est chez nous, un droit syndical reconnu par la loi.

Des changements technologiques, qui entraînent forcément de nouvelles installations industrielles, exigent de nouvelles habiletés, une nouvelle qualification. Pour des centaines de travailleurs, cela signifie qu'il faut « reprendre le chemin de l'école », se replonger dans les livres techniques. La qualification nécessaire est assurée à l'intérieur de l'entreprise pendant le temps de travail et commencée bien avant la date du changement.

Tout changement pose toujours des problèmes humains: on découvre un autre poste de travail, on quitte l'ambiance familière et les collègues habituels, il va falloir s'intégrer dans une nouvelle équipe. C'est pourquoi nous discutons avec chaque collègue concerné par la rationalisation et nous nous mettons d'accord sur son futur travail, son futur poste de travail, en tenant compte de ses désirs personnels. »

Cette concertation a eu un résultat bien concret : sur les bords de l'Oder, une nouvelle unité industrielle a été construite, en coopération avec une firme japonaise. Avec des dérivés du pétrole et des bactéries, elle permet de produire des protéines servant à l'alimentation du bétail. Les travailleurs de l'ancienne raffinerie ont trouvé à s'y employer. Voilà pourquoi il n'y a pas eu de licenciements. Ces hommes et ces femmes sont toujours, aujourd'hui, sur les bords de l'Oder, ayant acquis un nouveau savoir-faire, vivant toujours dans leur ville de Schwedt, où leurs enfants continuent à fréquenter l'école...

Au fait, comment se dit « vivre au pays » en allemand ?

Gabriel-Marie Lecomte

Sécurité de l'emploi

En RDA, la robotisation n'est pas conçue comme une panacée : on modernise à bon escient, après examen minutieux de chaque situation industrielle particulière. La sécurité de l'emploi des travailleurs est garantie par des règles très strictement respectées. Ainsi, aucun changement d'emploi ne doit avoir pour conséquence une baisse du salaire ou des avantages sociaux acquis.

Une des préoccupations principales est la formation professionnelle. 80 % des enfants quittent l'école, à seize ans, avec une formation professionnelle satisfaisante.

S'appuyant sur une croissance constante des salaires et de la consommation, toutes ces mesures ont permis à la RDA socialiste de voir sa production industrielle augmenter de 4,6 % en 1983.

 

Source : L’actualité économique, supplément à L’Humanité, janvier 1983.

Source image : http://politiekencultuur.blogspot.com/2009/07/pck-schwedt-sozialistischer.html

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 18:44

LA GAUCHE DESUNIE FACE AU NAZISME

Le lecteur pourrait penser que le temps ayant fait son œuvre, les blessures se seraient refermées et qu’une alliance des forces de gauche, indispensable pour combattre le fascisme, aurait pu voir le jour. Malheureusement il n’en fut rien, il n’y eu pas de « front populaire » en Allemagne, le fossé entre les deux grands partis de gauche étaient bien trop large. Le SPD se porte garant du système capitaliste et de la démocratie bourgeoise alors que le KPD a pour objectif principal de renverser ledit système.

 Affiche électorale du KPD (1924.)

Après la répression policière de la manifestation du 1er mai 1929 à Berlin et des émeutes du 2 et du 3 qui en sont la conséquence (31 morts, 30 blessés grave, plus de 1 000 arrestations), plusieurs dirigeants sociaux-démocrates vont jusqu’à préconiser l’interdiction du KPD. Jusqu’en 1930, le SPD, loyal partenaire de la bourgeoisie, participe à plusieurs fois au gouvernement. En réaction, les communistes ont tendance à rejeter en bloc les sociaux démocrates.

En mars 1930, ces derniers n’étant plus au gouvernement, le KPD rectifie sa position : « Avec les travailleurs du SPD contre le social-fascisme ! » Mais cette belle proclamation, restera, à quelques exceptions près, lettre morte.

Lors d’un congrès, en juin 1931, Otto Wels affirme que « le bolchévisme et le fascisme [sont] frères). Un autre social-démocrate, F. Tarnow, déclare, la même année, « Ne devons-nous pas être le médecin au chevet du capitalisme ? » Les communistes ne sont pas en reste, ils écrivent par exemple : « Sans l’emporter dans notre combat contre la social-démocratie nous ne pourrons battre le fascisme. »

Bien sûr, comme son homologue français, le KPD va connaître la « maladie infantile » propre à ce courant de pensée. Mais « l’histoire d’amour » très poussée entre le SPD et la bourgeoisie avait de quoi refroidir les quelques ardeurs unitaires…

 Affiche du SPD (1932).

Il n’a pas été possible de constituer un « front populaire » en Allemagne car la situation dans ce pays n’était pas celle de la France ou de l’Espagne. D’une part le nationalisme et le militarisme étaient enracinés dans la société, d’autre part la classe ouvrière était le plus souvent sur la défensive. Les syndicats n’auront jamais le rôle d’aiguillon pour la gauche comme ils l’ont eu en France. En Allemagne, le divorce entre les deux gauches était définitif et il leur fut donc impossible d’arrêter la course à l’abîme.

(1re partie : http://uneallemagnesocialiste.over-blog.fr/article-kpd-spd-l-impossible-alliance-premiere-partie-115493401.html)

Source : Gilbert Badia

Sources des illustrations :

http://www.dhm.de/lemo/objekte/pict/pli14548/index.html

http://www.spd-gerlingen.de/festschrift/drittes_reich.htm

 

Published by Joseph - dans politique
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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 20:41

Les historiens bien en cour, la plupart des journalistes, les faiseurs d’opinion et même certains militants de notre camp insistent lourdement sur la vétusté de l’industrie, la rigidité du plan, la systématisation de la débrouille et la faillite de l’économie en RDA.

Quand on a lu ce genre d’amabilités, on se demande pourquoi des locomotives fabriquées durant les années 1950 et 1960 dans ce pays désolé circulent encore aujourd’hui en Allemagne pour le compte d’opérateurs privés.

 


C’est pourtant le cas des séries V60 et V100 produites respectivement en 1959 et 1962. Ces locomotives Diesel ont été commandées par la DR (Deutsche Reichsbahn). La société Lokomotivbau Karl Marx a notamment livré 900 unités de la V 100 à la société nationale DR.

Ces deux exemples illustrent le fait que la RDA était un concurrent sérieux dans de nombreux secteurs industriels et qu’elle n’usurpait pas sa place dans le peloton de tête des pays développés.

 

Sources :

- 1000 locomotives, André Papazian, terres édition, 2012

http://hellertal.startbilder.de/bild/deutschland~dieselloks~br-361-363-365-ex-261-db-v-60-schwere-bauart/194939/im-letztem-licht-hier-im-anderen.html

 

Merci à Couik et à Garfield pour la relecture.

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 00:25

 

L’article ci-après est intéressant. Cependant, on peut regretter que la journaliste reproche au régime est-allemand le fait que l’égalité des sexes ne se soit pas établie dans les foyers de RDA comme elle l’aurait souhaité.

 

Femmes en RDA : sois belle, mère, active, et tais-toi

La femme, en République Démocratique d’Allemagne (RDA), est au centre de la société. Une position sociale qui contraste avec celle qu’elle a en Allemagne de l’Ouest. La journaliste Julia Korbik explique ces différences culturelles.

 

En 1945, elles déblayent Berlin toutes ensemble. Les Berlinoises, au lendemain de la guerre, sont unies au milieu des ruines, qu’elles font disparaître seau par seau, brouette par brouette. Elles ont même hérité d’un surnom : les « Trümmerfrauen » (femmes des ruines). Elles ne se doutent pas qu’à peine trois ans plus tard, elles n’appartiendront pas toutes à la même Allemagne.

 

La « Mutti-Politik »

La RDA est surtout connue pour la Stasi (Staatssicherheit, Sécurité d’Etat), la répression des dissidents, les écoutes systématiques… C’est pourtant dans cet Etat à la réputation liberticide que les femmes ont obtenu la possibilité juridique d’avoir des enfants tout en travaillant. À la fois mères et femmes actives, elles ont multiplié les rôles.

Julia Korbik est journaliste. Elle vient de publier l’ouvrage sur le féminisme Stand Up! Feminismus für Anfänger und Fortgeschrittene (Stand up ! Le féminisme pour débutants et avancés, Rogner et Bernhard). Elle explique : « En RDA, plus de 90 % des femmes sont devenues mères, un effet de la politique familiale du régime. Les femmes pouvaient décider d’avoir des enfants : les contraceptifs étaient gratuits. Donc la majorité des bébés étaient des enfants désirés. Il était normal d’avoir des enfants et d’avoir un emploi. Il n’y avait pas à faire de choix entre “travailler” ou “être mère”. » L’avortement est même autorisé jusqu’à trois mois de grossesse à partir de 1972. La loi est considérée comme une mesure de « planification familiale ».

 

La « Mutti-Politik », politique nataliste d’Allemagne de l’Est, se manifeste par l’augmentation des allocations familiales et l’attribution systématique de logements pour les nouveaux parents. Les places en crèches sont plus nombreuses qu’à l’Ouest : en 1990, 57 % des moins de 3 ans sont accueillis dans de telles structures, et 81 % des 3-4 ans sont scolarisés. « Aujourd’hui encore, le taux de natalité est plus élevé dans l’Est de l’Allemagne que dans l’Ouest. En conséquence, le taux d’activité des mères à l’Est est plus élevé que celui des mères à l’Ouest. »

 

« Sans les femmes, un Etat ne peut pas être fait. »

L’égalité des sexes n’est cependant pas respectée en RDA. « Premièrement, parce qu’une femme était obligée d’avoir des enfants – sinon, elle n’était pas vraiment considérée comme une femme. Deuxièmement, c’était toujours à la femme de concilier le travail et la famille. Elle travaillait à plein temps et, en rentrant à la maison, s’occupait de la famille, du ménage. L’Etat avait besoin d’enfants pour atteindre ses objectifs socialistes, il ne s’agissait pas de faire progresser l’égalité entre les sexes », selon la journaliste.

On a surtout retenu le féminisme ouest-allemand : le Code civil n’est modifié qu’en 1957 pour déclarer l’égalité homme-femme. Dans les faits, la place de la femme est en cuisine. Le féminisme en RFA, avec pour figure de proue Alice Schwarzer, apparaît dans le but de critiquer cette assignation à domicile.

Julia Korbik rappelle : « Une des devises du mouvement était la phrase “Le privé est politique” (Das Private ist politisch) – une critique de la séparation entre vie publique et privée, par laquelle les femmes étaient classées dans le domaine privé en tant que ménagères et mères. »

« L’homme et la femme sont égaux et ils ont la même condition juridique dans tous les domaines de la vie sociale, étatique et personnelle. La promotion de la femme, surtout concernant la qualification professionnelle, est une tâche sociale et étatique. » (Art 20, talon 2 de la Constitution de la RDA)

 

3K et mères-corbeaux

Une expression est même inventée pour désigner les assignations de la femme à l’Ouest : les 3K, pour « Kinder, Kirche, Küche » (enfants, église, cuisine). Dès lors, le choc culturel à la réunification le 3 octobre 1990 est inévitable. Christian Petzold en rend compte en une phrase dans son film Barbara.

Son héroïne, qui travaille à l’Est, entend son fiancé de l’Ouest lui dire, envisageant son arrivée à l’Ouest : « Tu n’auras plus besoin de travailler, je gagne suffisamment pour nous deux. » Active et indépendante, l’héroïne éponyme du film ne s’imagine pas profiter du salaire de son compagnon.

 Aujourd’hui encore, la femme allemande reste à la maison pour s’occuper des enfants, principalement à l’Ouest. « Le fait que les responsables politiques féminines en Allemagne se font plus nombreuses est un signe positif. », commente Julia Korbik. « Mais pour Ursula von der Leyen (ancienne ministre de la Famille aujourd’hui ministre de la Défense, ndlr), qui a sept enfants, par exemple, il reste important de se présenter en tant que bonne mère. En tout cas, la société change, les femmes aujourd’hui sont plus revendicatrices et donc un plus grand nombre de responsables politiques féminines est positif. »

L’attribution des places en crèches reste problématique. Les mères qui ont grandi en Allemagne de l’Est et travaillent tout en ayant des enfants peuvent encore être qualifiées de « Rabenmütter », mères-corbeaux. La mère est encore supposée être dévouée à son enfant. Bien qu’une loi garantisse désormais une place en crèche pour les moins de 3 ans, son efficacité reste discutable selon Julia Korbik.

« La loi est entrée en vigueur en 2008, mais aujourd’hui il n’y a pas encore assez de places en crèches. Un autre problème, c’est la qualité de la garde d’enfants. On a besoin de plus de places, et on a donc aussi besoin de plus de personnel, mais souvent celui-ci n’est pas suffisamment qualifié. » Une nouvelle Mutti-Politik semble s’imposer.

Source de l'article : https://ijsbergmagazine.com/hebdo/article/11322-femmes-en-rda-sois-belle-mere-active-tais-toi/

Source des photos :

http://s31.dawandastatic.com/Product2/42600/42600070/big/1361625300-732.jpg

 

http://www.kaz-online.de/uploads/article_picture/picture/417/thumb_Kranf_hrerin.png

Published by Joseph
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 23:55

En ces temps de célébration ad nauseum de la chute du ci-devant Mur de Berlin, Joseph a décidé de vous narrer une histoire qui décevra les uns sans enchanter les autres…

 

 

« (…) C'est le Vopo qui avait choisi la liberté. Il s'appelait Conrad Schumann. Au musée de Checkpoint Charlie consacré au mur de Berlin et à ses martyrs, on voit la photo qui l'a fait entrer dans l'Histoire. C'était en 1961, juste avant que le mur ne coupe Berlin en deux villes et en deux peuples. Conrad saute les barbelés,  coiffé de son casque de la RDA, et se retrouve à l'Ouest, dans le secteur français. Pendant quinze jours, on le célèbre, on le fête. Et puis on l'oublie. Conrad n'a pu s'adapter à l'Occident, à cette ville alors opulente qui n'était pas faite pour lui. Il mourra quelques années plus tard, alcoolique et clochard. Il avait cru rejoindre ses frères, et il n'avait croisé que des Wessis indifférents (Allemands de l'Ouest). Pauvre Conrad, il aura été le premier des « ostalgiques », ces ressortissants de l'ancienne RDA qui regrettent le communisme. (…) »1

 

 

 « (…) Quand le mur est tombé en novembre 1989, Hans Conrad Schuman tente de revenir chez lui, à Leutewitz. Il découvre que ses amis et le village en général l'ont rejeté, le considérant comme un traître plutôt que comme un héros, lui reprochant son geste de plus de vingt-huit ans auparavant.

 

Par la suite, il se met à déprimer et se pend le 20 juin 1998 dans un verger près d'Ingolstad »2

 

 http://honneur-a-l-armee-rouge.over-blog.com/ ou http://coterue.over-blog.com/article-15009659.html

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Conrad_Schumann

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