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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 13:14

Le 30 juin 1946, plus de 77 % des électeurs de ce Länd se prononcent pour l’expropriation sans indemnisation des meneurs nazis et des criminels de guerre. Ce résultat prend toute son importance quand on sait que la Saxe concentre 40 % du potentiel industriel de la zone soviétique.

 

Cette demande fait l’objet d’un large consensus : le Bloc démocratique, la FGDB et certains représentants des Eglises le soutiennent.

Ce référendum entraîne l’adoption de lois en Saxe et dans les autres provinces de la zone d’occupation soviétique.

Entre 1946 et 1948, plus de 9 000 entreprises, représentant 40 % de la production industrielle sont nationalisées et deviennent propriété des Länder avant d’être converties en Volkseigen, propriétés du peuple, c’est-à-dire celles de l’Etat. Environ 30 000 petites et moyennes entreprises seront laissées à leur propriétaire.

 

On remarquera que les « démocrates » états-uniens qui occupent la Hesse ignorent le vote de 72 des électeurs de ce Länd qui demandent la nationalisation des grandes industries. Des lois allant dans le même sens, adoptées par les parlements provinciaux des zones occidentales, ne sont pas appliquées du fait de l’opposition des occupants qui favorisent déjà la renaissance de l’impérialisme allemand.

En outre, ce refus d’entendre la volonté populaire va contre l’esprit des accords de Postdam signés par tous les Alliés. Le chancelier Adenauer explique crûment cette attitude dans ses mémoires : « Si ces décisions [les accords de Postdam] avaient été réellement appliquées, les trois zones occidentales, c’est-à-dire toute l’Allemagne, seraient devenues communistes également. » 1

 

 

1 Erimerungen 1945-1953, Konrad Adenauer, 1965.

source de l'image pour l'affiche : site de l'Haus der geschichte.

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Published by Joseph - dans politique
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commentaires

thomas 08/10/2013 20:07

Adenauer n'était pas nazi. au contraire lors de la visite d’Hitler Cologne en 33 , lui le maire a refuser d’accueillir le chancelier, "pire" il a fait descendre le drapeau nazi. résultat il a été
chasser de sa mairie par les SAS

Joseph 09/10/2013 13:34



Quant aux valeurs morales du chancelier Adenauer, elles étaient plutôt souples. Voici le début d’un article du Monde qui traite de ces
relations sulfureuses d’Adenauer.


 


« Chronique
Le nazi qui conseillait Adenauer, par Dominique Dhombres
LE MONDE - 09.10.08 - 13h20
Bonn accède en 1949 au statut de capitale de la toute nouvelle République fédérale d'Allemagne. C'est une jolie ville universitaire et conservatrice, imprégnée de catholicisme rhénan, qui
s'enorgueillit de posséder la maison natale de Beethoven. La même année, le juriste Hans Maria Globke fait son entrée à la nouvelle chancellerie dans le sillage de Konrad Adenauer. Il va
rapidement devenir l'éminence grise de ce dernier. Il occupe un bureau voisin du sien. Tout ce qui est important passe par lui. Chef de la chancellerie fédérale de 1953 à 1963, catholique fervent
comme Adenauer, il est son plus proche collaborateur, le serviteur dévoué et discret chargé des dossiers les plus délicats, des affaires réservées, de la surveillance de la CDU, des enveloppes de
billets à recevoir ou à distribuer, et, last but not least, des rapports avec les services secrets américains. Ces derniers le connaissent bien, et pour cause. Globke était entré en 1929 au
ministère de l'intérieur comme juriste. Il a été l'exégète des ordonnances raciales de 1936, le spécialiste des critères permettant de dire qui est juif et qui ne l'est pas. Ses gloses savantes,
contenues dans un manuel qui a fait autorité pendant toute la période nazie, étaient un brevet de vie ou de mort. (…) »


Source : http://db.dodis.ch/dodis;jsessionid=410554E150DA9D29CA4446AF1F402F24?XE7lhitk6DgtGLlzFajdhh7op1zT4F0VF53ufVJFzFw5tp1YnDHIP3zidPXYxBac4HUltn4Tv78RgGL1


 



thomas 07/10/2013 22:51

ce qu'a dit Adenauer est stupide : de Gaulle a nationalise de nombreux entreprise, fait entré des communiste au gouvernement . et pourtant la France n'est pas devenu communiste (quoique les
américain traité bien les français de communistes)

Joseph 08/10/2013 13:06



Adenauer était cynique mais lucide : le grand capital allemand, du fait de son soutien massif à Hitler, était disqualifié aux yeux de la
population. De ce fait, les nationalisations des grands moyens de production risquaient d’être fort nombreuses. Cette intervention massive de l’Etat risquait de lui donner une dimension
« progressiste » voir « socialiste ». Et de cela le « grand frère » américain et les nazis mal reconvertis n’en voulaient pas…


En France, certaines nationalisations, et plus généralement l’intervention de l’Etat dans l’économie, sont des points de convergence entre
communistes et gaullistes.


Ces politiques économiques, taxées de « colbertisme » ou de « collectivisme », ont pourtant favorisé l’essor de l’industrie
et ont assuré les bases matérielles de l’indépendance nationale. D’ailleurs, on constate qu’il y a concomitance –et dans une large mesure, corrélation– entre l’abaissement de la France et la
marginalisation de ces deux courants de pensée.


Pour les dirigeants des Etats-Unis d’Amérique, tous ceux qui n’acceptent pas leur impérialisme sont au choix des « nouveaux Hitler »
ou des « communistes » !



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